Le géant chinois fait un premier pas sur le continent européen par l’implantation d’un commerce.

Xiaomi connaît une pleine croissance cette année, avec des résultats en hausse et un chiffre d’affaires confortable. Cela pourrait même aboutir sur une introduction en bourse, mais avant cette grande étape, le constructeur continue d’étoffer sa présence physique. Cette année, pas moins de 200 « Mi Home Store » ont été ouverts en Chine, ramenant le nombre total de boutiques dans le pays à 300, avec un objectif de 1 000 à l’horizon 2020.

Première étape : la Grèce

Mais, la grande nouveauté, c’est que la firme vient de débarquer en Europe avec le lancement fin septembre d’un premier point de vente officiel non loin d’Athènes, au centre commercial Golden Hall de Marousi. Il s’agit plus exactement d’un centre de distribution et de services approuvé par la firme chinoise, finalisation d’un partenariat signé avec Info Quest Technologies, autre géant de l’informatique/électronique, en juin 2017. Derrière cette implantation, il n’y a pas qu’un simple commerce : Xiaomi se dote également d’un point de réparation et de collecte ainsi que d’un service client.

L’Europe, un nouveau marché à conquérir

L’ouverture de cette boutique est tout un symbole. Cela signifie que l’entreprise est enfin prête à entamer son internationalisation. Jusqu’à présent établie uniquement en Asie, cette opération prouve que Xiaomi compte bien développer son activité sur le Vieux Continent, où les Mi fans et autres acheteurs intéressés doivent passer par l’inévitable case import pour se procurer des produits de la marque. Mais attention, l’arrivée des terminaux Mi sur le sol européen ne signifie pas pour autant que les tarifs pratiqués sont aussi bas qu’à l’import, bien au contraire.

Cette commercialisation officielle en physique représente des coûts matériels et humains (certification, logistique, infrastructures, effectifs…) sans oublier les taxes. Le Mi Note 2, récemment en promotion à 335 euros, est affiché tout de même à 699 euros (dont 24 % de TVA) au Mi Store grec. Les moins fortunés peuvent toujours se rabattre sur le reste de la gamme, composée pour l’essentiel de modèles Redmi, proposés à des prix plus abordables.

Et la France ?

Espérons que la Grèce n’est qu’un début, car l’Hexagone compte de nombreux fans friands des smartphones chinois. Xiaomi fait sans doute de cette boutique une première expérience et, si le bilan est bon, on pourrait voir fleurir d’autres commerces l’année prochaine, sans doute avec l’appui d’acteurs déjà bien implantés.