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Test du Xiaomi Mi 11 : la toute-puissance incarnée

Xiaomi frappe fort en ce début d’année 2021. La firme de l’Empire du Milieu a officialisé le Xiaomi Mi 11, la nouvelle et dernière star de son catalogue. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le constructeur n’a pas fait dans la demi-mesure en matière de fiche technique.

Entre l’écran WQHD, le taux de rafraîchissement de 120 Hz, le processeur Snapdragon 888 (le premier téléphone à en bénéficier en Europe), les haut-parleurs stéréo et la 5G, la promesse est très belle sur le papier pour un smartphone à moins de 800 euros.

Ce test est aussi l’occasion de constater si oui ou non le Xiaomi Mi 11 gomme les petits défauts de l’ancienne génération, notamment au niveau des performances photographiques. Réponse ici. Vous êtes prêt·e·s ? C’est parti !

Notre avis en vidéo sur le Xiaomi Mi 11

NB. Nous avons publié ce test le 13 février 2021 avant le mettre à jour le 16 février pour y ajouter la vidéo ci-dessus.

Fiche technique du Xiaomi Mi 11

Ce test a été réalisé à partir d’un exemplaire prêté par Xiaomi.

Design : Xiaomi met les petits plats dans les bras

Xiaomi veut marquer les esprits en termes de design. La marque a peu ou prou repris tous les éléments esthétiques du segment haut de gamme pour les intégrer à son Mi 11. Le dos profite par exemple d’un revêtement en verre mat très agréable au toucher. La sensation est lisse, mais le téléphone ne glisse pas pour autant entre les doigts comme pourrait le faire un Oppo Reno 4 Pro 5G.

La façade arrière profite aussi d’un effet (très) brillant -- « il m’a même ébloui pendant une réunion », m’a glissé mon collègue Omar -- qui jongle entre le bleu, le gris et le violet. Le résultat est du plus bel effet, même si les goûts et les couleurs de chacun diffèrent forcément. Malheureusement, les traces de doigts sont encore légion.

Le module photo tient quant à lui une place de choix. Comprenez que vous ne pouvez pas le rater, puisqu’il s’étend jusqu’à l’axe central du dos. Il n’en reste pas moins élégant et raffiné grâce à de très belles finitions.

De forme carrée aux bords arrondis, le module se décompose en trois couches : un premier capteur et le flash s’incrustent dans la première ; un second module noir et ovale accueille deux autres capteurs, dont un directement incrusté dedans, lorsque la caméra principale ressort pour constituer la dernière strate.

Protubérance oblige, le Xiaomi Mi 11 génère une légère instabilité une fois posé à plat, mais seulement lorsque l’on appuie sur la partie gauche et supérieure gauche du téléphone. Ce n’est donc pas très gênant au quotidien. L’installation d’une coque atténue d’ailleurs l’effet, si cela peut vous rassurer. Le module a aussi tendance à prendre la poussière, pour votre gouverne.

À l’avant, le Mi 11 profite d’un écran incurvé qui amplifie l’effet d’immersion. Au passage, Xiaomi a fait preuve d’ingéniosité pour gommer les fausses manipulations tactiles, mais nous y reviendrons plus tard dans le test. Comme souvent, le menton arbore une bordure légèrement plus épaisse, sans gâcher l’expérience pour autant.

En haut à gauche, un poinçon relativement discret accueille la seule caméra avant. Sur la tranche droite, les boutons de volume (un peu haut pour les petits doigts) et d’alimentation complètent la formule. Ces derniers auraient cependant mérité une meilleure finition d’assemblage : lorsque je passe mon doigt dessus, un petit jeu se fait ressentir. C’est du détail, mais un détail qui compte pour la star du catalogue Xiaomi.

Le constructeur a réussi à bien optimiser son produit d’une version à une autre : la diagonale du Mi 11 est plus grande que le Mi 10, mais son poids perd quelques grammes (196 contre 208 grammes). L’épaisseur a aussi été revue à la baisse, de 9 à 8,06 mm. La plus petite batterie installée sur le Mi 11 vient cependant expliquer le pourquoi du comment, l’accumulateur étant le composant le plus imposant d’un téléphone.

Terminons le tour du propriétaire avec la tranche inférieure, sur laquelle se trouvent la sortie USB-C, l’emplacement pour la carte SIM et une grille de haut-parleur. Une seconde grille s’invite sur la tranche supérieure pour apporter un son stéréo très puissant.

Nous regrettons forcément l’absence de prise jack 3,5 mm, absence devenue monnaie courante sur ce segment. Exit aussi l’emplacement pour une carte microSD capable d’étendre le stockage interne. Néanmoins, on ne peut que se réjouir du Gorilla Glass Victus installé sur la face avant, verre de protection dernier cri signé Corning.

Je l’ai d’ailleurs mis à l’épreuve malgré moi… pour un résultat mitigé. En le rangeant dans ma besace entre deux sessions de photo, l’écran du Mi 11 a hérité d'une rayure digne de ce nom. Pourtant, aucun jeu de clé n’était rangé dans mon sac. Je tiens à préciser que le film de protection déjà présent sur la dalle avait été préalablement retiré. Avec, l'écran aurait très probablement été épargné.

Cela ne rassure cependant pas énormément quant à la résistance du verre de protection. À maintes reprises, mes portables principal et secondaire se sont retrouvés dans des rangements aussi sensibles, sans pour autant être abîmés. C’est un point que nous devions d’évoquer. Pour finir, sachez que l’arrière se contente d’un Gorilla Glass 5.

L'appareil mobile fait l'impasse sur la moindre certification IP, qui l'aurait rendu résistant à l'eau et aux poussières. Mais il profite d'une résistance aux éclaboussures et d'une coque antibactérienne, nous a affirmé la marque.

Globalement, le Xiaomi Mi 11 jouit d’une très bonne prise en main grâce à son aspect aussi agréable que soyeux. Il se montre même plus léger que son prédécesseur. Son gabarit vous pousse tout de même à l’utiliser à deux mains plutôt qu’une.

Un écran somptueux

Sur le papier, l’écran de 6,81 pouces du Xiaomi Mi 11 bénéficie d’une excellente formule : une technologie d’affichage AMOLED et une définition WQHD+ (la même que sur le Galaxy S21 Ultra) de 3200 x 1440 pixels. Clou du spectacle : un taux de rafraîchissement de 120 Hz -- adaptatif, nous a confirmé la marque -- est au rendez-vous, rendant la fluidité de l’écran tout bonnement excellente, pour un confort visuel optimisé au possible.

Au quotidien, la dalle du Xiaomi est tout simplement un régal. Les bords incurvés ajoutent aussi une touche d’immersion toujours bienvenue. OLED oblige, les contrastes sont quant à eux infinis avec des noirs ultra profonds. Vous n’aurez aussi aucun problème à lire du contenu en pleine luminosité puisque la dalle pousse jusqu’à 730 cd/m2, selon notre sonde et le logiciel CalMan de Portrait Displays. C’est un très bon score.

Le calcul de la température a été effectué avec deux modes différents : le mode normal, qui atteint les 6400 K, tout proche du score idéal de 6500 K. En clair : le Mi 11 a un écran très bien équilibré si vous choisissez cette option. En mode saturé (plus de contrastes), le score grimpe à 7225 K : la dalle tire donc un poil trop vers le bleu. Petit conseil du jour : privilégiez le mode auto, qui adapte la température de l’écran à la luminosité ambiante.

Nous avons malheureusement rencontré des difficultés à calculer le taux de couverture des espaces colorimétriques (sRGB et DCI P3) et du Delta E (fidélité des couleurs). Mais puisque l’écran est bien équilibré en mode normal, il y a fort à parier que la fidélité des couleurs soit globalement bien respectée. Et encore une fois, je le répète : utiliser la dalle du Mi 11 a été un bonheur pur et dur.

MIUI 12, une interface peaufinée, mais pas parfaite

Une fois n’est pas coutume, débutons l’expérience logicielle par les défauts de l’interface MIUI 12 basée sur Android 11. Sans surprise, le sempiternel antivirus Xiaomi qui s’enclenche après chaque téléchargement d’une application -- même sur le Play Store protégé par l’efficace Play Protect -- est de mise. L’encart publicitaire autrefois malvenu a cependant disparu. Mais pensez tout de même à désactiver l’antivirus.

Le réveil nativement installé sur l’appareil souffre de légers problèmes d’affichage. Au moment de valider la configuration d’une sonnerie, le téléphone vous indique dans combien de temps l’alarme s’enclenchera, mais oublie d’insérer des espaces entre les chiffres et les lettres.

Le nombre d’applications préinstallées est à mon goût trop élevé. Parmi elles, citons la Boutique Amazon, TikTok, Agoda, eBay, Navigateur Mi, Mi Vidéo, Nettoyeur et quelques jeux. L'intitulé de certains paramètres n’est pas affiché en entier, car trop long. J’ai effectué le test en taille de police « L », puis « S », mais le problème survient à chaque reprise.

Autre déconvenue observée, et inexplicable à l’heure d’écrire ces lignes, mon écosystème connecté -- Nest Mini et ampoules Philips Hue -- contrôlable depuis le Centre de contrôles a été désactivé, me poussant alors à passer par l’application dédiée pour contrôler la luminosité. Lors de la première configuration, l’anglais a aussi été privilégié par le système, sans que je puisse m'expliquer pourquoi. Deux jours plus tard, le système s’est de nouveau « déconfiguré ». J’ai tout bonnement abandonné.

Je tâcherais cependant de vérifier cette anomalie avec le second Mi 11 envoyé par Xiaomi. Car oui, le premier était truffé de bugs logiciels (le téléphone ne recevait peu, voire pas de notifications, le basculement du mode FHD au mode WQHD chamboulait la disposition de mon interface), que le deuxième modèle n'avait pas.

Ce ne sont que des petits détails, mais mis à bout à bout, cela rend l’expérience logicielle imparfaite comparée à la concurrence notamment représentée par OneUI, l’une des interfaces les plus appréciées par la communauté. Xiaomi a donc encore du travail pour corriger le tir : en espérant que MIUI 12.5, attendu à partir du second trimestre, apporte son lot d'améliorations.

Sinon, l'identité graphique de MIUI 12 reste toujours aussi forte, et de petites nouveautés très intéressantes sont même à souligner. Commençons par la plus innovante évoquée dans la partie design du test et liée aux bords incurvés de l’écran.

Xiaomi a eu l’ingénieuse idée d’ajouter une fonctionnalité « Ignorer le toucher accidentel des bords » disponible depuis l’onglet « Paramètres supplémentaires ». C’est un fait : chaque propriétaire d’un téléphone à écran incurvé a déjà vécu l’amère expérience d’une mauvaise manipulation tactile. Cela peut même en devenir agaçant.

Ici, Xiaomi vous donne l’opportunité de définir une zone plus ou moins grande qui restera insensible au moment de passer votre doigt. Quatre options sont disponibles : Auto, Grande Zone, Petite Zone et Personnaliser. Un encadré de couleur rouge s’affiche sur l’écran pour vous donner une idée de la délimitation. Une excellente idée très pratique au quotidien qui corrige la seule faiblesse des dalles incurvées.

Xiaomi a également mis un coup de balai dans les menus de paramètres pour les rendre moins fouillis. Le constructeur corrige notamment le tir en rendant la fonctionnalité des navigations par gestes accessible plus intuitivement. Cette fonction n’est plus rangée dans l’onglet « Affichage plein écran », mais dans le volet « Écran d’accueil » puis « Navigation du système ». C’est déjà plus logique.

MIUI 12 est ensuite égale à elle-même : une internet relativement complète et personnalisable au possible. Parmi les forces du logiciel, citons le centre de contrôle distinct du panneau des notifications. Il suffit d’effectuer un glissement du haut vers le bas depuis la partie gauche de l’écran pour accéder aux notifications, ou le même glissement depuis la partie droite pour le Centre de contrôles.

Ce dernier s’inspire ouvertement d’iOS et affiche une dizaine de tuiles assez larges qui permettent d’activer ou de désactiver des fonctions. Citons aussi le mode à une main, le mode sombre natif, les fenêtres flottants (une sorte de picture in picture disponible sur plusieurs applications), la possibilité de régler la taille d’affichage et des icônes, les « Super fonds d’écran » ou encore l’enregistreur d’écran.

L’assistant tactile permet enfin d’accéder à des fonctionnalités (mode une main, verrouiller, capture d’écran) depuis un petit raccourci collé au bord de votre écran. Raccourci que vous pouvez déplacer n’importe où sur les bords. Il ne vous donne cependant pas accès à des applications -- comme le fait la barre intelligente d’Oppo -- mais bien à des fonctions rapides.

Concernant le capteur d’empreintes digitales inséré sous l’écran, rien à signaler : réactivité et fluidité sont au rendez-vous. Enfin, le Xiaomi Mi 11 comblera vos mirettes sur les plateformes SVOD telles que Netflix ou Disney+, en lisant les contenus en qualité HD grâce à l’intégration du DRM Widevine L1.

Des haut-parleurs qui envoient du lourd

La qualité et la puissance audio du Xiaomi Mi 10 Pro nous avaient déjà impressionnés l’an passé. Bis repetita en 2021. Le constructeur s’est même payé le luxe de s'associer au spécialiste Harman Kardon pour garantir une expérience digne de ce nom aux utilisateurs. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari est une franche réussite.

Le Xiaomi Mi 11 dispose de trois haut-parleurs : le premier se place traditionnellement sur la tranche inférieure, lorsque le second dédié aux appels se trouve sur le haut de l’écran. Un troisième s’invite sur la tranche supérieure : il est similaire au premier, et fait donc jeu égal en matière de qualité.

Et c’est là tout l’intérêt d’installer deux haut-parleurs du même acabit sur les deux tranches : le téléphone offre un véritable son stéréo avec un canal droit et un canal gauche, et une très bonne spatialisation. Faut-il encore que la qualité soit au rendez-vous. Bonne nouvelle, elle l’est.

Le Mi 11 propose une signature sonore bien équilibrée entre les basses, les aigus et les médiums, même si certains morceaux technos mériteraient des basses plus profondes à mon goût. Mais ce n’est là qu’un avis subjectif. Le téléphone impressionne aussi et surtout par sa puissance sonore.

Votre smartphone peut clairement faire office de mini enceinte d’appoint en petit comité. Surtout que le son ne souffre pas spécialement de distorsions lorsque le volume est poussé à son paroxysme. La définition du rendu est également très propre avec une très bonne perception de chaque instrument.

Comme sur l’ancienne génération, le Mi 11 adapte son orientation sonore lorsque vous le retournez, de sorte que la sortie son corresponde bien à celle de la vidéo. Un contenu ASMR illustre parfaitement cet effet. Je n’ai enfin rencontré aucune difficulté à appareiller mon casque Bluetooth Bose.

En clair : le Mi 11 est l’un des meilleurs téléphones, si ce n’est le meilleur, en termes de qualité et de puissance audio.

Une belle polyvalence photographique

C’est un Xiaomi Mi 11 dépouillé d’un capteur comparé à son prédécesseur, qui en comptait quatre il y a un an. Le capteur dédié au mode portrait a en effet disparu. Ci-dessous, voici la configuration photo du Mi 11 :

Pour débuter, évoquons les quelques options proposées par l’appareil photo : outre le classique Panorama, le Super Moon, ou encore la Rafale chronométrée et le support du format HEIF, c’est bien la fonction Documents qui se montre la plus intéressante. Elle vous permet en effet de scanner un document grâce à un système qui reconnaît le sujet à isoler. Le mode Dual vidéo scinde quant à lui votre écran en deux : une partie vous filme, l’autre capture votre scène.

Xiaomi Mi 11

Capteur principal

Dans de bonnes conditions, le capteur principal du Xiaomi Mi 11 s’en sort bien et offre de jolies photos. Le niveau de piqué aurait cependant pu être plus affiné sur certaines scènes, pour profiter de photos plus nettes avec plus de détails. Xiaomi semble avoir juste opté pour un traitement plus neutre que Samsung par exemple, qui apporte à son Galaxy S21 des images plus saturées.

Les photos du Mi 11 restent tout de même bonnes. Rien à redire, sinon, sur la gestion de la colorimétrie, ni sur la dynamique.

Ultra grand-angle

En ultra grand-angle, une incohérence colorimétrique par rapport au capteur principal saute aux yeux : les images sont en effet bien moins contrastées (le manège l’illustre parfaitement), rendant le résultat plus terne, et donc moins beau. Notons aussi une baisse de l’acutance, phénomène somme toute classique lorsque l’on bascule sur ce type d’optique. Le Mi 11 tombe également dans le piège des distorsions optiques.

Zoom x2

Le Xiaomi Mi 11 fait l’impasse sur le zoom optique. Et même si son zoom x2 numérique perd forcément en qualité, les clichés capturés restent exploitables. Ce n’est pas parfait, mais c’est toujours bon à prendre.

De nuit

De nuit, le téléphone parvient à conserver un niveau de détail correct, sans que cela soit non plus son grand point fort. Dans la majorité des situations, la bonne gestion des lampadaires ne gâche pas les clichés avec des halos lumineux très prononcés. En revanche, l’effet lens flare rencontré sur le cliché de la bouche de métro dérange un peu. Dans la plupart des scènes, l’appareil retranscrit bien l’atmosphère.

Ultra grand-angle de nuit

Petit conseil : évitez d’utiliser l’ultra grand-angle de nuit, qui perd énormément en netteté et en gestion des fortes sources lumineuses. Les images ne sont tout bonnement pas belles.

Mode nuit

Attention : le Xiaomi Mi 11 possède un « mode nuit automatique » activé par défaut dans les paramètres de l’application. Mais ce n’est pas le véritable mode nuit. C’est en fait une sorte d’optimiseur de scène qui s’active lorsque la luminosité est jugée trop basse. Il éclaircit ainsi les images, mais pas autant que la vraie fonction dédiée.

Ci-dessous, un exemple sans le mode nuit comparé à l’optimiseur de scène -- ce mode nécessite de rester figer presque deux secondes au moment de la prise. Le résultat est somme toute mitigé puisque l’image manque de netteté.

Le vrai mode nuit booste quant à lui la luminosité de l’image, mais appose un filtre jaune malvenu qui ne transcrit pas bien l’atmosphère de la scène.

Mode 108 mégapixels

Le mode 108 mégapixels mérite des applaudissements. Oui, osons les mots. Pour le tester, nous avons capturé la même scène avec l’appareil classique et ledit mode. Nous avons ensuite zoomé au même endroit dans les deux images pour comparer les différences. Et des différences, il y en a, croyez-moi. Le niveau de netteté est décuplé d’un mode à un autre, pour un résultat tout bonnement impressionnant.

Mode macro

Le Xiaomi Mi 11 embarque un capteur spécialement dédié à la macro. Si ce type de caméra n’est généralement pas convaincant sur beaucoup de smartphones, celle du Mi 11 devrait en impressionner plus d’un. Son mode macro se montre très propre, très net, avec un niveau de détails parfois impressionnant. Xiaomi marque un beau point.

Mode portrait

Mention spéciale au mode portrait, ou plutôt à l’algorithme de Xiaomi qui parvient à contourner avec la manière les sujets visés. Sur la première photo, les mèches de cheveux pourtant compliquées à gérer ont été délimitées avec brio. C’est assez rare pour le souligner. Sur la photo n° 3, un effet bokeh plus marqué n’aurait pas été de refus autour des trois doigts de mon collègue. Mais globalement, le résultat est très appréciable.

Selfies

En selfie, le mode portrait rencontre un tout petit plus de difficultés avec les mèches de cheveux, mais le résultat reste tout de même propre.

La caméra avant de 20 mégapixels remplit bien son rôle avec de belles photos correctement détaillées.

Vidéo

Le Xiaomi Mi 11 a la capacité de filmer en 4K à 60 FPS, ou 8K à 30 FPS. Voici deux courtes vidéos avec chacun de ses modes pour vous faire une idée plus claire du rendu. Force est de constater que la 8K est beaucoup moins stable que la 4K.

Vidéo en 4K

Vidéo en 8K

En selfie, le Xiaomi Mi 11 est aussi en mesure de filmer en 1080p à 60 FPS.

La puissance d’un (Snap)dragon blanc aux yeux bleus

Premier smartphone lancé en Europe à embarquer le processeur dernier cri de Qualcomm, j’ai nommé le Snapdragon 888, le Xiaomi Mi 11 est une véritable bête de course. Au quotidien, strictement rien ne lui résiste. Les tâches simples sont effectuées avec une facilité et une rapidité déconcertante, sans aucun ralentissement ni latence. En plus de cette surpuissante puce, l’appareil embarque 8 Go de mémoire vive.

Pour être transparent, sachez que les benchmarks ont à la fois été effectués en définition WQHD et FHD. Nous avons ensuite rentré les meilleurs scores obtenus pour justement voir jusqu’où le Mi 11 pouvait aller en termes de performances brutes et graphiques. Notons donc la très belle progression d’une génération de Snapdragon à une autre (du 865 au 888), notamment au niveau des scores Antutu.

Comparé à l’Exynos 2100 du Galaxy Samsung S21, le Mi 11 le domine globalement sur les benchmarks AnTuTu, mais aussi GFXBench, qui se focalisent sur la partie graphique. Concernant 3DMark, nous n’avons pu obtenir de résultats sur les parties SlingShot Extreme, Graphics et Physics, puisque devenus obsolètes pour les téléphones haut de gamme très puissants.

La grande confrontation de l’Exynos 2100 et du Snapdragon 888 se situe au niveau des jeux les plus gourmands. Le titre Fortnite constitue bien évidemment le champ de bataille idéal. Pour rappel, le SoC de Samsung vivotait entre 40 et 60 FPS en qualité Épique, avec une moyenne générale autour des 60.

Toujours en qualité Épique et en résolution 3D à 100 %, le Mi 11 survole son sujet et reste stable à 99 % du temps à 60 FPS. Sur une session de 30 minutes, je n’ai rencontré qu’une seule et unique mini latence. Une broutille, tant l’expérience reste fluide et bien évidemment agréable à l’œil grâce aux excellentes performances graphiques.

En partant de ce postulat, il n’est pas risqué d’affirmer que le Mi 11 est capable de faire tourner n’importe quel jeu mobile sans aucune anicroche. À l’heure d’écrire ces lignes, nous avons ici affaire au smartphone Android le plus puissant du marché. Le Mi 11 répond à vos besoins en toutes circonstances.

Autonomie modeste et charge rapide

Pour son Mi 11, Xiaomi a opté pour une batterie de 4600 mAh. Ce n’est pas le plus gros des accumulateurs, mais ce n’est pas non plus le plus petit. À titre de comparaison, le Samsung Galaxy S21 s’appuie sur une batterie de 4000 mAh. Comparer sur le papier, c’est bien, mais dans les faits, qu’est-ce que ça donne ?

Avec le taux de 120 Hz et la définition réglée sur WQHD, le Xiaomi Mi 11 n’est pas le plus endurant. Vous aurez probablement besoin de le brancher avant de vous endormir suite à une journée d’utilisation classique et régulière, mêlant navigation Internet, messagerie (WhatsApp, Messenger), réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter), appels téléphoniques, sessions photos et quelques contenus audiovisuels (YouTube, Netflix).

Mon cas d’usage m’a amené à 7h30 d’utilisation d’écran. Encore une fois, c’est correct, mais pas non plus démentiel. Pour gagner une demi-journée, restreignez votre consommation vous aidera forcément. Ou bien basculez en mode 60 Hz et FHD, ce qui devrait vous garantir une journée et demie sans trop de difficultés. Sauf que le 120 Hz et le WQHD font sûrement partie des raisons pour lesquelles on achèterait le Mi 11 : ne pas en profiter serait un peu dommage.

Le Xiaomi Mi 11 encaisse tout de même bien une session de 20 minutes de Fortnite, à l’issue de laquelle 7 % ont été perdus. C’est assez classique. La nuit, en mode « Ne pas déranger », seul un petit pourcent a disparu. Ce constat en demi-teinte est contrebalancé par une recharge rapide de 55 W, toujours très pratique. Voici les temps de charge obtenus lors de mes essais :

Pour couronner le tout, le Xiaomi Mi 11 bénéficie d’une compatibilité avec la charge sans fil de 50 W (c’est beaucoup) et la charge sans fil inversée de 10 W pour transférer quelques pourcentages à une paire d’écouteurs ou un autre smartphone compatible.

Réseau et communication du Xiaomi Mi 11

Comme la majorité des nouveaux smartphones haut de gamme du marché, le Xiaomi Mi 11 épouse le dernier standard de la téléphone mobile, la 5G. Le téléphone est notamment compatible avec la bande de fréquence n78 (3,5 GHz), celle qui constitue la « bande cœur » du réseau.

L’appareil prend aussi en charge des bandes de fréquences 4G LTE, elle-même réutilisées pour la 5G. Citons la n1 (2100 MHz), n3 (1800 MHz), n7 (2600 MHz), n20 (800 MHz) et n28 (700 MHz). Pour mieux comprendre toutes ces histoires de fréquences, n’hésitez pas à aller jeter un œil à nos deux dossiers explicatifs (ici et ).

Au niveau des appels, le Xiaomi Mi 11 répond présent : votre voix est très claire et intelligible en extérieur et les bruits ambiants sont correctement filtrés. Même les klaxons, pourtant difficiles à gérer, parviennent à être atténués. Dans un environnement bruyant, mon interlocuteur m’a notifié une légère compression de ma voix. Une petite erreur de parcours qui disparaît dans un endroit plus calme.

Sachez enfin que le Xiaomi Mi 11 est compatible avec le Bluetooth 5.2 et le Wi-Fi 6. La présence d’une puce NFC vous permettra par ailleurs d’effectuer des paiements sans contact et d’avoir votre titre de transport dématérialisé directement sur votre terminal. Toujours pratique pour certains et certaines.

Prix et date de sortie du Xiaomi Mi 11

Le Xiaomi Mi 11 sera disponible en précommande à compter du 23 février et en vente le 9 mars. Les prix finalement annoncés pour la France lors d'un troisième événement se sont avérés les mêmes que ceux dévoilés lors de la conférence du 8 février. Le tarif est donc de 749 euros pour la configuration 8 Go de RAM/128 Go de stockage et 799 euros pour la configuration 8/256 Go. Absence de microSD oblige, réfléchissez bien à la capacité de stockage souhaitée au moment de votre achat. Deux coloris composent l’offre : bleu et gris.