Google vient de lancer Subscribe with Google, un moyen simplifié de créer un compte sur un média en ligne et de s’y abonner. De quoi possiblement changer le paysage de la presse sur le Web.

Google veut simplifier la lecture des journaux en ligne et l’inscription, souvent nécessaire et payante pour accéder à certains types de contenus. Pour cela, le géant de la recherche a créé Subscribe with Google (littéralement « S’abonner avec Google »), mais fait également planer une épée de Damoclès au-dessus de la tête de ceux qui ne passeraient pas par ce canal.

Une inscription simplifiée

Pour les médias en ligne, il existe plusieurs modèles économiques. Certains sont gratuits pour le lecteur, financés essentiellement par du contenu publicitaire, d’autres sont payants, par le biais d’un abonnement mensuel pour la plupart. Dans ce second cas, l’utilisation n’est pas toujours ergonomique : il faut s’inscrire, rentrer son numéro de carte bancaire, s’identifier, etc. Chaque étape étant une contrainte de plus pour l’utilisateur qui n’a pas forcément sa CB sur lui ou qui n’a pas forcément envie de trouver un nouveau mot de passe complexe.

Google propose donc de s’inscrire simplement en un seul clic sur les sites de ses partenaires, et de payer leur abonnement depuis une carte déjà enregistrée sur son compte Google (celle utilisée pour vos achats sur le Google Play Store par exemple). Un gain de temps non négligeable.

Lien YouTube S’abonner à FrAndroid

Parmi les partenaires concernés, on retrouve le Washington Post, le New York Times, le Telegraph, mais aussi en France Le Parisien, Les Échos ou Le Figaro.

Un avantage sur les autres

Là où la question est un peu plus dérangeante, c’est que ces partenaires de choix qui utilisent Subscribe with Google auront également un placement privilégié sur le moteur de recherche de la firme de Mountain View auprès des abonnés. Ainsi, lors d’une recherche sur Google, un abonné du Parisien ou du Figaro aura en priorité des suggestions venant du média en question.

Si cela n’est pas un énorme problème en soi sachant qu’un abonnement prouve bien que l’on aime lire ce média, cela soulève plus de questions sur la pertinence des médias gratuits qui se retrouvent relégués au second plan.

Aussi, si l’impact sur la visibilité est important, ce qui n’est pas impossible compte tenu du fort impact de Google sur un site internet, certains médias gratuits pourraient opter pour un modèle payant, ce qui changerait une grande partie du visage du Web actuel. Reste à voir ce que cela va donner.