BlackBerry, en grande difficulté, aurait limogé ce lundi plus de la moitié de son service commercial américain Etats-Unis à en croire la source d’un journal canadien.

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Le triste feuilleton BlackBerry se poursuit et, cette fois-ci, on apprend que la société aurait procédé à des coupes d’effectifs drastiques. Signe des grandes difficultés que connaît le fabricant, plus de la moitié de l’équipe des ventes américaines (basée au QG de BlackBerry, au Canada) aurait été licenciée ce lundi. C’est en tout cas ce qu’indique une source citée par le journal Cantech Letter, qui explique que l’entreprise a été « vidée« . D’après les rumeurs, cette vague de licenciement pourrait toucher très prochainement l’équipe de BlackBerry Royaume-Uni.

ll y a quelques jours, on apprenait que la société pourrait être vendue aux enchères, soit être l’objet d’un appel d’offres. Parmi les acheteurs potentiels, Lenovo et Bain Capital, un fond de pension canadien, étaient cités. Or le choix d’une telle procédure traduit la situation d’urgence dans laquelle se trouve BlackBerry actuellement. Mais cette cession pourrait bien impliquer plusieurs repreneurs et donc une séparation des activités du groupe canadien. D’après le WSJ, le fabricant songeait notamment à donner un statut de filiale à son service de messagerie instantané BlackBerry Messenger afin d’en faire un actif valorisable en cas de vente. Une hypothèse d’autant plus crédible que BlackBerry a d’ores et déjà commencé à déployer BBM sur des modèles d’autres marques. Le groupe a en effet signé un partenariat avec Samsung pour équiper les smartphones du constructeur sur le marché africain.

Pour rappel, la marque avait vu son chiffre d’affaires chuter de 40 % entre mars 2012 et mars 2013, avec une part de marché qui passait sous la barre des 3 % au deuxième trimestre 2013. Cela s’était soldé logiquement par une catastrophe boursière faisant passer sa capitalisation de 84 milliards de dollars en 2008 à moins de 5 milliards. Cet été, le siège social de BlackBerry à Waterloo (Canada) avait déjà été touché par deux vagues de licenciement. Au total, la société avait limogé plus de 300 salariés.