Nous avions réalisé à deux reprises des guides d’achat pour vous aider à choisir un smartphone avec la meilleure expérience Android, mais également le meilleur rapport qualité/prix. Avec l’arrivée massive de nouveaux produits et la segmentation de plus en plus importante du marché, nous avons décidé de mettre en place les AWARDS 2011, où nous allons décerner des prix pour les trois meilleurs appareils de huit catégories. La sélection est réalisée par l’équipe FrAndroid à l’issue d’un vote. Nos critères prennent en compte les différentes prises en main, la qualité de finition, la fréquence des mises à jour, mais également vos retours à travers les commentaires et le forum.

Pendant près de 8 jours, nous allons donc vous présenter différents classements relatifs aux produits sous Android : meilleur constructeur, meilleure tablette, meilleur smartphone haut de gamme, meilleur smartphone d’entrée de gamme, meilleur smartphone avec un clavier physiqueNotre objectif est de vous aider dans votre achat. En effet, la concurrence est très forte et il est parfois difficile de choisir parmi une vaste gamme de modèles. De plus, les opérateurs n’hésitent pas à redoubler d’offres de remboursement (ODR), ce qui complexifie à nouveau votre tâche.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser au segment des appareils dédiés aux joueurs (ou gamers). Android est maintenant devenu une plateforme très intéressante pour les développeurs. Avec plus de 550 000 nouveaux terminaux activés chaque jour, les clients potentiels sont très nombreux. De plus, l’ouverture d’Android leur permet de ne pas forcément mettre leur contenu sur l’Android Market. C’est par exemple le cas de Gameloft, qui offre sur sa boutique des prix moins élevés que sur celle de Google. La raison ? Les 30% prélevés par le géant de Mountain View. D’autres veulent aussi se lancer dans l’aventure de l’Amazon App Store et tester ce mode de distribution beaucoup plus confidentiel à l’heure actuelle (limitation au Etats-Unis).

Android est une plateforme où le taux d’applications gratuites est beaucoup élevée que chez la concurrence. Rajoutons que sur l’Android Market, il n’y a pas de validation. Cela peut poser des problèmes pour les éditeurs qui se disent alors qu’un développement ne vaudra peut-être pas le détour, ou qu’un clone pourra venir jouer les troubles fêtes sur leur propre terrain de jeu. Mais l’arrivée récente de l’in-app paiement (paiement depuis l’application, avec le même moyen de financement que sur l’Android Market) semble être un excellent compromis. Les joueurs essaient dans un premier temps et s’ils souhaitent continuer leur progression, ils peuvent le faire en s’acquittant d’une somme. Cela permet également de mettre fin aux doublons du type : version gratuite (Lite) et version complète (Full).

Les processeurs nVidia Tegra 2 possèdent des exclusivités, qui sont généralement soit temporaires, soit optimisées pour ce type de processeur. On peut les retrouver directement depuis l’application Tegra Zone. Il existe des moyens pour accéder aux jeux exclusifs, lorsque le terminal dispose d’un processeur Qualcomm, Texas Instruments…, mais la manipulation est relativement compliquée, d’autant plus que les droits root sont nécessaires. Nous avons donc logiquement écarté ces appareils.

Certains modèles de terminaux sont plus attractifs que d’autres pour jouer. Nous avons élu avec facilité les deux premiers, mais avons longtemps hésité sur le troisième. Sans plus attendre, passons donc aux résultats, avec dans l’ordre décroissant:

  • Médaille de bronze : Asus EeePad Transformer

La sélection de cette tablette sous Honeycomb a fait l’objet de nombreuses hésitations. Est-ce qu’un smartphone haut de gamme n’avait-il pas davantage sa place ? La réponse : pas vraiment, dans la mesure où un écran de 10 pouces est bien plus confortable pour jouer. Sachant qu’il existe une gamme toujours plus variée de tablettes sous Honeycomb avec un nVidia Tegra 2, nous devions privilégier celle qui était alors la plus viable économiquement. A l’heure seule l’Asus EeePad Transformer est alors sélectionnable, dans la mesure où c’est celle disposant du prix d’entrée le plus attractif.

L’Asus EeePad Transformer est à l’heure actuelle la tablette sous Honeycomb la plus vendue. Bien que l’on puisse se dire que c’est son concept qui séduit le public, il semblerait que ca soit plutôt son prix. A l’heure actuelle, sans son dock clavier, elle est proposée pour moins de 400€, en version WiFi + 16Go de mémoire interne.

Les tablettes sous Android 3 (Honeycomb) peuvent faire fonctionner l’ensemble des applications pour les versions antérieures du système. Mais des développeurs peu scrupuleux préfèrent développer uniquement pour une résolution (du WVGA : 800 x 480 pixels dans la plupart des cas) et l’application ne prend alors pas la totalité de l’écran. Depuis l’arrivée d’Android 3.2, il est possible de demander au système d’élargir le contenu pour qu’il rentre sur la totalité de l’écran. L’avantage est un meilleur confort de jeu, mais en revanche les graphismes seront beaucoup moins beaux dans la mesure où ils seront étirés. Le problème comme quoi cette version d’Android pour les tablettes dispose d’un catalogue d’applications optimisées n’est donc pas ici un problème. Cette version devrait arriver très prochainement sur la tablette, car Asus indique qu’elle est en test.

Toutes les tablettes offrent maintenant une connectique HDMI, pour pouvoir les brancher sur une télévision. L’expérience est améliorée, mais il est plutôt difficile de devoir regarder un écran et interagir avec le tactile sur un autre. Pour terminer, le suivi d’Asus pour cette tablette est exemplaire. A l’heure actuelle, c’est le deuxième constructeur à fournir une mise à niveau, juste derrière la Motorola Xoom, qui est une « Google Experience ». La crainte que le dock pouvait générer des délais n’était donc pas justifiée.

  • Médaille d’argent : LG Optimus 2X

LG a été le premier à proposer un smartphone avec un processeur double-coeur : l’Optimus 2X avec un nVidia Tegra 2. Tout comme l’EeePad Transformer, il bénéficie de la même gamme de jeux optimisés. Cette fois-ci l’écran est bien moins grand (diagonale de 4 pouces), mais le fabricant a souhaité porter l’accent sur la performances et c’est un avantage dans le domaine des jeux.

LG a été pionnier dans le domaine des smartphones avec un processeur double-coeur. Il a donc pu piller des ventes à ses concurrents, qui sont arrivés pour la plupart, plusieurs mois après. Il se différencie également par un prix plutôt accessible pour du haut de gamme : moins de 400€ en version nue. La marque a longtemps proposé une offre de remboursement en France, qu’il était possible de cumuler avec des offres chez les opérateurs. Cette combinaison permettait même de recevoir de l’argent en prenant ce smartphone. Cela reste encore un produit très accessible aujourd’hui et ce modèle offre un excellent rapport qualité/prix.

Le seul reproche que l’on puisse faire est le suivi pour les mises à jour de LG. Actuellement, le smartphone est sous Android 2.2 (FroYo) et son passage vers la 2.3 (Gingerbread) a été annoncé dès le lancement du produit. Il est initialement prévu qu’elle sorte au mois de mai, mais le pire cas de figure semble se présenter : une disponibilité pour septembre/octobre. Un autre défaut, mais qui est cette fois commun à beaucoup de téléphones avec un double-coeur, est une tendance à chauffer de manière excessive. Cela remet par conséquent en question la durée de vie du produit.

N’hésitez pas à lire notre test de ce smartphone.

  • Médaille d’or : Sony Ericsson Xperia PLAY

La médaille d’or revient assez logiquement au Sony Ericsson Xperia PLAY. Il s’agit du premier smartphone étant certifié Playstation. Concrètement cela signifie que du contenu exclusif est proposé. Cette démarche commerciale est souvent décriée par les possesseurs d’autres modèles qui reçoivent les jeux après l’expiration de l’exclusivité temporaire. Mais l’arrivée de Sony permet surtout d’attirer des développeurs, qui ne se seraient peut-être pas intéressés à la plateforme.

Le Xperia PLAY reprend l’apparence de la PSP Go, avec une manette coulissante. On retrouve les touches d’un SixAxis : directionnelles – Carré/Croix/Rond/Triangle – Select/Start et deux pavés tactiles. Lorsque la manette est déployée, le téléphone passe alors « en mode jeu », en affichant l’application dédiée. Le catalogue est à l’heure actuelle plutôt conséquent, car on retrouve des portages de jeux PSOne et de nombreuses exclusivités temporaires (Gameloft notamment). On regrette qu’il n’existe pas des jeux uniquement réservés à ce smartphone/console.

Sony Ericsson a délaissé ses erreurs de 2010 sur le côté, car actuellement le téléphone est sous Android 2.3.3 (Gingerbread) et devrait rapidement passer sous la 2.3.4. L’intérêt sera le support du chat audio et vidéo dans Google Talk, ce qui donnera un intérêt grandissant à la caméra frontale.

En revanche, un petit bémol concernant les caractéristiques techniques. Le smartphone ne dispose pas d’un processeur double-coeur et par conséquent ne va pas offrir une durée de vie aussi longue. Les développeurs voyant le potentiel des nouvelles architectures, ils vont proposer des graphismes toujours plus poussés, mais qui seront dégradés sur ce smartphone. Le choix de Sony Ericsson était donc plutôt mauvais dans le domaine, mais cela n’empêche pas une fluidité de l’interface.

N’hésitez pas à lire notre test de ce smartphone.

Bien que limité à trois places, nous n’oublions pas d’évoquer le Motorola Atrix, qui possède également un processeur de type nVidia Tegra 2. Le constructeur américain a privilégié l’enrichissement de l’expérience utilisateur avec l’interface du webdock et un media center. Il ne joue dans pas dans la cours de la performance, mais ses caractéristiques lui permettent allègrement de faire fonctionner des jeux sans aucun problème. La résolution qHD de son écran n’est pas forcément un avantage, dans la mesure où des jeux restent encore incompatibles avec ce type de résolution. Le même constat s’applique au HTC Sensation : écran qHD, mais cette fois-ci processeur de type Qualcomm et qui ne bénéficie pas des jeux pour Tegra 2. Pour le Samsung Galaxy S II, il pourrait également être intégré, mais des développeurs se plaignent d’incompatibilités et tout comme le Sensation, son processeur Exynos le dessert dans la variété des jeux proposés. Pour terminer, nous n’avons pas parlé des smartphones 3D, comme le LG Optimus 3D, dans la mesure où nous doutons encore des avantages de cette technologie sur un écran d’une aussi petite taille.

Etes-vous d’accord avec notre sélection ? Pensez-vous que d’autres modèles auraient leur place ?