Mise à jour : Mea culpa de Spotify, et quelques explications

Spotify affole la toile, et pour cause. Le géant suédois du streaming musical vient de mettre à jour sa politique de confidentialité pour ses usagers outre Atlantique et au Royaume-Uni. Dorénavant, l’application demande l’accès à la position, aux contacts ou encore à la galerie photo du téléphone sur lequel elle est utilisée.

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Aujourd’hui, Spotify fait parler de lui, l’entreprise fait partie des tendances sur Twitter et a fait les gros titres des principaux médias high-tech. Malheureusement pour le leader en matière de streaming audio, ce n’est pas pour le lancement d’une nouvelle fonctionnalité. En effet, l’entreprise a modifié sa politique de confidentialité pour ses branches américaines et britanniques.

Et les modifications ne sont pas minimes. Spotify demande désormais l’accès à la position du smartphone, à la galerie photo, aux contacts ainsi qu’à ses capteurs. Dans l’idée, l’accès aux capteurs peut être utile pour détecter si vous êtes avachi sur votre canapé ou si vous en êtes en train de courir pour vous proposer des musiques adaptées à un rythme plus soutenu. On peut parfaitement comprendre que Spotify souhaite avoir un peu plus d’informations sur la façon dont ses utilisateurs consomment leur service. D’autant plus que la suggestion de contenus est l’un de ses gros avantages par rapport à ses concurrents.

Mais problème, l’entreprise s’octroie le droit de communiquer l’ensemble de vos données auprès d’entreprises publicitaires. Pour se défendre de sa nouvelle politique, la firme a déclaré avoir besoin de ces données pour concevoir une meilleure expérience pour l’utilisateur et pour la création de nouveaux produits. Le PDG a également signalé que le consommateur serait prévenu par un message dès que l’application s’accaparera des données.

Pour l’instant, cette nouvelle politique de confidentialité est seulement déployée sur les versions américaine et britannique du service. Malheureusement, elle devrait être mise en place dans tous les pays où Spotify est présent dans les semaines à venir. Autant dire que de nombreuses personnalités du web et utilisateur ont montrés leur gronde sur les réseaux sociaux, comme l’a fait Tristan Nitot (fondateur de l’association Mozilla Europe) ou encore Markus Persson (créateur de Minecraft), en indiquant qu’ils mettraient un terme à leur abonnement…

Malgré ce bad buzz, Spotify n’a indiqué aucune intention de revenir à son ancienne politique de confidentialité, il faudra donc faire avec, à moins que le Suédois ne décide de faire machine arrière.