Une équipe de chercheurs américains s’est intéressée aux données GPS fournies par nos mobiles afin de détecter d’éventuels séismes. Et le système semble fonctionner.

séisme

Le smartphone est le couteau suisse de la décennie. La semaine passée, on avait eu l’occasion d’apercevoir un module destiné aux smartphones du Projet Ara, et servant à détecter la radioactivité en affichant directement le taux de millisieverts sur un petit écran e-ink. Cette fois, ce sont les séismes qui nous intéressent avec une étude publiée par des chercheurs américains et portant sur la détection des mouvements de plaques grâce à nos smartphones. En effet, les chercheurs se sont intéressés à la détection des séismes en se basant sur les puces GPS des mobiles, permettant peut-être un jour de sauver des vies dans des zones du monde qui ne sont pas équipées de matériel de surveillance et de prévention contre les séismes.

Les chercheurs ont ainsi testé des smartphones du commerce en simulant un séisme de magnitude 7. Et ils ont justement montré qu’avec la participation de 0,2 % des mobiles (environ 5000 smartphones) de la zone autour de la faille de Hayward, Oakland étant l’épicentre de la simulation, le séisme pourrait être détecté en seulement 5 secondes. Il serait alors possible de lancer une alerte aux villes avoisinantes comme San Jose et San Francisco par exemple, et ainsi sauver des vies. Il faudrait alors un système recueillant en permanence les données GPS – drainant au passage l’énergie de nos batteries – et pouvant envoyer automatiquement ces données vers un système dédié.

En tout cas, il ne s’agit pas ici d’un système complètement fiable puisque la détection serait restreinte à des tremblements de terre de forte amplitude, alors que des séismes en dessous de 6 ou 7 peuvent aussi se révéler ravageurs. Cette faiblesse pourrait peut-être être palliée par les avancées dans le domaine de la localisation, et notamment avec le lancement prévu de Galileo d’ici l’horizon 2020. Pour les non-initiés, il s’agit du système de positionnement mis au point en Europe pour rendre le Vieux Continent moins dépendant du GPS (Global Positioning System) américain.