Vendredi soir, suite aux attentats de Paris, Facebook a activé Safety Check, une fonctionnalité permettant de se signaler comme étant à l’abri. Mais nombreux ont été ceux qui se sont interrogés sur l’activation de Safety Check à Paris vendredi dernier alors qu’un attentat meurtrier avait également eu lieu quelques jours avant au Liban, sans intervention de la part de Facebook. Mark Zuckenberg a répondu aux critiques et modifié les modalités d’activations de Safety Check.

safety check facebook

Si vous étiez à Paris ou dans sa banlieue vendredi soir dernier et que vous êtes allés sur Facebook, il y a de fortes chances pour que vous ayez reçu un message de « Contrôle d’absence de danger » vous demandant si vous étiez en sécurité. Cette fonctionnalité, baptisée Safety Check, existe depuis un peu plus d’un an maintenant et proposait initialement de permettre d’indiquer à ses proches que l’on était bien vivant et en sécurité en cas de catastrophe naturelle. Facebook explique notamment que cette idée est née en 2011 lors du Tsunami qui a ravagé les côtes du Japon.

safety check facebook

Le message reçu vendredi soir sur les smartphones des parisiens.

Safety Check a donc été activé vendredi soir dernier à Paris et dans sa proche banlieue afin que les Parisiens puissent rapidement rassurer leurs proches. Une initiative pratique et unanimement saluée par ses utilisateurs, qu’ils soient Parisiens ou qu’ils vivent ailleurs dans le monde.

Mais après l’émotion, de nombreux internautes se sont demandé pourquoi Facebook a activé Safety Check à Paris vendredi dernier et non à Bourj El-Barajneh, près de Beyrouth, la veille, à l’occasion d’un triple attentat à la bombe qui a fait 43 morts. D’une manière générale, comme le souligne Le Monde, pourquoi donc activer ce contrôle de sécurité en France et non dans d’autres pays où les attentats sont plus fréquents et où cette fonctionnalité serait indéniablement très pratique ?

Safety Check étendu aux désastres humains

Ces critiques ont remonté directement au PDG de Facebook, Mark Zuckenberg. Sur son compte Facebook, ce dernier a directement reconnu que la question de l’activation de Safety Check à Paris et non à Beyrouth était légitime. « De nombreuses personnes ont demandé, à raison, pourquoi nous avons activé Safety Check pour Paris mais non pour les attentats de Beyrouth ou d’autres villes. Jusqu’à hier, notre politique était d’activer Safety Check uniquement pour les catastrophes naturelles. Nous avons modifié cela et nous prévoyons désormais d’étendrer Safety Check aux catastrophes humaines qui arriveront dans le futur. »

Dans un billet publié sur le compte Safety Check, Facebook se défend également de discrimination. Il rappelle ainsi que Safety Check a été utilisé récemment en Afghanistan, au Chili ou Népal lors de tremblements de terre ou encore aux Philippines lors du passage de l’ouragan Ruby. Facebook explique également que Safety Check n’est pas forcément un remède miracle pour être certain que quelqu’un est bien en sécurité. Dans le cas d’une épidémie, d’une guerre ou d’une crise qui s’étend sur le temps, personne n’est durablement ou véritablement à l’abri et, en l’état, Safety Check n’est pas toujours utile. Un moyen pour le réseau social de se protéger des critiques qui seront peut-être émises lors de la prochaine utilisation de sa nouvelle fonctionnalité.