Tinder annonce le départ de son actuel CEO, Christopher Payne. Après une courte carrière de cinq mois, il sera replacé par Sean Rad, fondateur du service de rencontres.

Tinder

Cinq mois après son embauche, le CEO de Tinder, Christopher Payne, rend son tablier. La firme à la tête de l’application de rencontres sur mobiles la plus en vogue du moment n’est pas allée bien pour trouver son remplaçant, puisqu’il n’est autre que Sean Rad, désormais ex-président de l’entreprise, et fondateur de Tinder. Payne avait été recruté en mars dernier, pour son expérience chez eBay entre 2009 et 2014, mais aussi pour son passage chez Microsoft en tant que Vice-Président Corporate, entre 2001 et 2007. Sean Rad, quant à lui, sera remplacé en tant que président exécutif par Greg Blatt, ex-président du groupe américain IAC. Ce dernier, méconnu en son nom propre, détient pourtant de nombreux médias et sites web, à l’image de Meetic et Match, des services eux aussi dédiés aux rencontres en ligne.

D’après Matt Cohler, un des membres du conseil d’administration, le choix de Christopher Payne n’était pas judicieux. « Cela ne fait que quelques mois, mais tout le monde en a pris conscience, le conseil comme Christopher, et tous sont d’accord sur le fait que cela ne pouvait pas fonctionner sur le long terme », explique-t-il, d’après les propos rapportés par Re/code. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Tinder est du genre rapide en besogne, ce que Cohler admet sans peine : « Je suis fier de constater que tout le monde autour de la table a eu la maturité de regarder la situation en face et d’agir en conséquence ».

L’expérience Vanity Fair

Cette annonce fait suite à une semaine délicate chez Tinder. L’application s’est vu épingler par Vanity Fair qui, dans un article titré « Tinder et l’aube de « l’apocalypse des rencontres »« , reprochait au service d’encourager les entrevues d’un soir, les rencontres compulsives et autres agissements peu glorieux chez les utilisateurs du titre mobile. Sur les réseaux sociaux, Tinder s’est vivement défendu, ventant le nombre de mariages issus de rencontres sur Tinder, cherchant à attirer les sympathies en créant un hashtag de soutien (rapidement détourné), puis avouant rapidement s’être un peu emporté en publiant une trentaine de tweets d’affilée. À charge de Sean Rad d’apporter un souffle nouveau, et une image plus positive, à une application comptant des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.