Encore une fois un combat au sommet a lieu entre HTC et Samsung, cette année les deux concurrents sont le HTC One X et le Samsung Galaxy S3.

Nous allons donc comparer ces deux appareils sur plusieurs points. Pour le test détaillé du HTC One X, c’est par ici.

  • Design

HTC nous a gratifié d’un design léché avec une coque unibody polycarbonate mat, le téléphone fait 8.9mm d’épaisseur et pèse 130g.

Samsung quant à lui a opté pour une face arrière totalement amovible, elle aussi en polycarbonate avec traitement hyperglass. On a donc un résultat brillant et qui marque beaucoup. Étonnement l’adhérence semble bonne. Avec une épaisseur de 8.6mm et un poids de 133g. A l’avant on retrouve le cerclage chromé de la série S.

Côté dimensions on est à 134 mm x 69,9 mm pour le One X contre 136.6mm x 70.6mm pour le SGSIII. Les deux appareils sont donc très proches niveau gabarit.

Afin de vous donner un ordre d’idée du volume occupé pour ces deux engins (en approximant les appareils à des pavés) voici les volumes obtenus :

  • 83362,74 mm³ pour le OneX -> ~83cm³
  • 82938mm³ pour le GSIII -> ~83cm³

A titre de comparaison un GSII occupe 70399mm³ -> 70cm³.

  • Ecran

La face émergée de l’iceberg de nos deux titans, un écran SLCD2 de 4,7 pouces pour le OneX contre un écran SAMOLED HD de 4,8 pouces pour le GSIII (semblable au Galaxy Nexus), tout deux avec une résolution de 1280 par 720 pixels.

Comparons ces deux technologies, tout d’abord le type d’arrangement de sous-pixels utilisés. RGB chez HTC contre Pentile chez Samsung.

Kesako ? Chaque pixel est normalement composé de trois leds, une rouge, une verte et une bleue (sur un écran LCD basique). C’est donc l’arrangement qu’HTC a retenu pour son écran.

En Pentile l’arrangement est différent, chaque pixel est seulement composé de 2 led, suivant un pattern RGBG, c’est à dire qu’un pixel est composé d’une led rouge et une verte, le pixel d’à côté est composé d’une led bleu et d’une verte. Et ainsi de suite.

Ce qui entraîne une perte de précision dans l’affichage (que certains remarquent et d’autres non). Cela avait fait grand bruit avec le Galaxy S, mais cet effet est ici bien plus faible du fait de la résolution plus importante.

@CheckROM sharpness is softer than a non-Pentile matrix. Deal-breaker or not: personal preference (unlikely). No diff for #DisplayExpert — François Simond (@supercurio)

D’après supercurio, la netteté est plus douce, et pour lui ce n’est pas un élément rédhibitoire (suivant les goûts).

Côté contraste l’écran du SGSIII est forcément devant, car la technologie AMOLED propose des contrastes infinis (>20000:1) contre 760:1 pour le One X (850:1 sur le 4S).

Côté luminosité on a 460 cd/m2 pour le One X, les valeurs ne sont pas connues pour le GSIII, mais on devrait se trouver dans les niveaux du Note, à savoir 395 cd/m².

La reproduction des couleurs devrait être légèrement à l’avantage du OneX, qui possède un dE de 5, contre 5.7 pour le Note (à titre de comparaison, un iPhone 4S obtient 6.2 et un HTC Titan 3.3 (!) ). Mais Samsung ayant apporté quelques modifications à l’écran, ce résultat pourrait s’améliorer (ou empirer). Pour rappel, plus la valeur est petite, meilleure est la reproduction des couleurs.

A noter que l’écran du GSIII corrige un des griefs principal du Galaxy Nexus à savoir l’homogénéité de l’éclairage, plus de problème à signaler sur le GSIII.

Une autre amélioration apportée par Samsung est un adressage des couleurs sur 32bits (contre 24bits sur le One X), cela permet d’offrir une palette de reproduction des couleurs plus importantes et éviter ainsi les effets de bandes sur les dégradés.

Aucun écran ne prend réellement le dessus sur l’autre, le SLCD2 est mieux défini, le SAMOLED est mieux contrasté.

  • Performances Brutes

Nous sommes en présence de deux appareils avec un CPU (l’unité de calcul si l’on veut) équipé de quatre coeurs.

Détail des forces en présence :

A ma gauche, le One X avec son Tegra 3 de chez Nvidia, comportant 4 coeurs pour les calculs « lourds » cadencés jusqu’à 1.5Ghz et un coeur pour les applications peu gourmandes (nommé coeur Compagnon), censé baisser la consommation en « veille ». Dans les faits le coeur compagnon ne sera actif que lors de tâche très légère comme l’écoute de musique. Le reste du temps ce sont les 4 coeurs qui tourneront.

La partie graphique est tenue par une architecture propre à Nvidia, une évolution du GPU du Tegra 2.

Son avantage principal est de permettre l’accès au titre de la Tegra Zone, et des versions plus évoluées de certains jeux (notamment Riptide). Néanmoins, les derniers tests montrent que l’optimisation du Tegra 3 n’est pas encore au rendez-vous, les mises à jour s’enchaînent sur le HTC One X et les choses commencent à s’améliorer (dont l’autonomie).

A ma droite, le SGSIII avec son Exynos 4412, comportant lui aussi 4 coeurs cadencés jusqu’à 1.4Ghz. Un système de « production suivant la demande » nommé « Hotplug », permettant d’activer plus ou moins de coeurs suivant le niveau de charge des autres (Par exemple une fois que le premier coeur a dépassé un certains seuil, on allume le deuxième à la même fréquence, puis à un autre seuil on allume le troisième, etc…).

Pour pousser les pixels sur l’écran c’est encore une fois le Mali-400MP4 qui a été retenu par Samsung. Déjà présent dans le GSII et le GNote, le Mali-400 est ici cadencé à 400/440Mhz (contre 267Mhz anciennement).

D’après les premiers benchmark les performances sont tout bonnement excellentes, se permettant de dépasser le SGX543MP2 de l’iPhone 4S (qui est un excellent GPU). Nous ne manquerons pas de confirmer (ou d’infirmer) ces résultats dans notre test.

Une différence importante entre ces deux SoC (System on Chip) est la finesse de gravure, 40nm pour le Tegra 3 et 32nm pour l’Exynos 4412. Qu’est ce que cela change ?

Les performances et la consommation. Samsung annonce des performances par mégahertz et par coeur globalement supérieure de 26% (cf démonstration de Samsung à l’ISSCC) pour l’Exynos 4412 comparé au 4210 du SGSII tout en offrant une consommation globalement inférieure de 20%.

Pas de différence flagrante au niveau de la RAM, on retrouve 1Go de chaque côté.

En résumé : le GSIII dépasse le One X en terme de performances purement calculatoires et en terme de performances graphiques (et ce d’après des tests sur des pré-versions). Pour des détails plus avancés sur les performances lisez la section Benchmark.

  • Capteur photo

A l’arrière on retrouve un capteur 8Mp BSI (BackSide Illuminated, améliorant les photos en basse luminosité) de chaque côté, ainsi que le Zero Shutter Lag (permettant de prendre des photos instantanément).

Le One X propose une ouverture de f/2.0 contre f/2.6 sur le GSIII. Une valeur plus faible permet de capter plus de lumière dans le même laps de temps.

Il y a donc un avantage théorique pour le One X. En pratique, le One X a été jugé « dans la moyenne » par la majorité de la presse internationnale tandis que le SGS2 avait été, à son époque, une des références du marché (malgré son capteur f/2.65). Le SGS3 sera donc très attendu sur ce point.

Mais nous verrons cela en pratique.

A l’avant on retrouve une caméra de 1.5Mp sur le One X et 1.9Mp sur le SGSIII (à noter qu’il est aussi Zero Shutter Lag et BSI).

  • Autonomie

L’autonomie n’est pas le point fort du One X, il inclus une batterie de 1800mAh. Le GSIII quant à lui opte pour une batterie de 2100mAh ce qui est assez conséquent et devrait permettre une autonomie confortable.

Nous n’avons pas de valeur pour comparer la consommation des écrans, mais du fait de la gravure plus fine du SoC du GSIII et de la batterie de plus grande capacité on devrait obtenir une autonomie plus intéressante sur le SGSIII.

Nous ne manquerons pas de confirmer (ou non) ce point.

A noter aussi un point en faveur du SGSIII, c’est la possibilité de changer la batterie ! hé oui Samsung nage à contre courant de ses concurrents en proposant une batterie amovible, à l’inverse des One X, One S, Xperia S.

  • Connectique

On retrouve les connecteurs classiques avec le jack 3.5mm et le port micro-usb compatible MHL sur les deux appareils.

Le port SIM est au format micro sur le One X (situé sur le dessus du téléphone) et standard sur le SGSIII.

Et enfin on retrouve un port µSD à l’arrière du GSIII,  compatible SDXC jusqu’à 64Go.

  • Benchmark

/! Ceci est une section purement théorique, les scores ne représentent pas forcément comment l’appareil réagira en condition réelle.

On divisera cette partie en 3, une partie Web, une partie CPU et enfin une partie GPU.

Commençons par le web avec Sunspider,

Le GSIII dépasse le One X de près de 300ms soit 22%, cela augure du très bon pour le rendu des pages. Passons à Vellamo.

Encore une fois le GSIII est devant le One X (version européenne) avec une avance de 24%. Enfin BrowserMark,

Le GSIII nous offre ici des scores de tout premier ordre (47% de plus que le One X !), laissant sur place la concurrence.

Les performances sont constantes entre ces différents tests, on peut donc s’attendre à des performances web excellentes pour le GSIII.

Pour la partie CPU (en attendant les résultats CF-bench) on se reposera sur Antutu,

Ici bien que le GSIII opère à une fréquence inférieure de 7%, il obtient un score 16% plus haut en calcul d’entier et 18% en calcul de flottants (le résultat du One X sur cette photo est très faible, il obtient normalement autour de 2500, je l’ai pris en compte pour le calcul).

Enfin pour la partie GPU. Les résultats graphiques sur Antutu ne sont pas utilisables car ceux-ci sont limités à 58/60 fps par les téléphones.

On craignait des résultats faiblards du fait de la réutilisation du Mali400 par Samsung. Et bien force est de constater que nous avions tort.

Le GSIII obtient un score faramineux de 103 FPS ! contre 63 pour le One X. Ce test n’est pas dépendant de la résolution de l’écran.

On a donc une différence de performances de 63%.

C’est donc une bête de course que Samsung nous propose, à noter que ces benchmarks ont été effectués sur des pré-versions. Les résultats peuvent encore varier d’ici la sortie.

Je remercie Alex98 pour ses précieux conseil.

  • Prix et disponibilité

Le HTC One X est déjà disponible chez de nombreux distributeurs et opérateurs, le premier prix « nu », c’est-à-dire sans abonnement ni engagement, débute à 545 euros en version 32 Go (pas de slot microSD). De nombreux opérateurs l’ont référencé, comme SFR, Bouygues Telecom, Orange, NRJ Mobile, etc.

Le Samsung Galaxy S3 sera disponible dès le 29 mai, la version 16 Go devrait être disponible à 649 euros. Néanmoins, Samsung nous a habitué à des Offres de Réductions (ODR), il pourrait certainement avoir des ODR entre 50 et 100 euros. Bouygues Telecom et SFR ont déjà annoncé le distribuer à la fin du mois de mai.

Pour continuer votre lecture, sur le HTC One X :

Et le Galaxy S3 :

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