Le futur SoC mobile de Samsung, l’Exynos 8895, serait actuellement en phase de test et les résultats seraient particulièrement intéressants. La puce aurait en effet atteint une fréquence de fonctionnement de 4 GHz grâce à la nouvelle gravure en 10 nm du géant coréen. Ce qui promet une belle hausse des performances avec une consommation contenue.

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Si l’on en croit le compte Weibo de I IceUniverse (à qui l’on doit quelques rumeurs fumeuses), la future puce mobile de Samsung – qui prendrait le nom d’Exynos 8895 – pourrait proposer de très bonnes performances pour ses utilisateurs. En effet, selon lui, les cœurs hautes performances (les actuels Exynos M1) atteindraient une fréquence de fonctionnement de 4 GHz, du jamais vu dans l’univers mobile. Du côté des cœurs basse consommation (il est ici question des Cortex-A53), la fréquence atteindrait 2,7 GHz, ce qui est plutôt élevé pour ce type de cœurs. À titre de comparaison, l’actuel Exynos 8890 se limite à 2,3 GHz. Pour atteindre de telles vitesses de fonctionnement sur une puce mobile, Samsung utiliserait sa propre gravure en 10 nm.

Le compte Weibo nous donne également quelques détails sur la consommation énergétique, puisque l’Exynos 8895 cadencé à 4 GHz consommerait autant que le futur Snapdragon (le fameux Snapdragon 830 ?) lui aussi gravé en 10 nm et par Samsung. L’année 2017 verrait donc le combat de l’Exynos 8895 qui équiperait le Galaxy S8 de Samsung face au Snapdragon 830 de Qualcomm.

 

La course aux MHz, vraiment ?

Ces informations sont à prendre avec d’énormes pincettes au vu du passif de cette source, mais ces rumeurs permettent d’aborder le sujet des fréquences de fonctionnement. S’il est vrai que la fréquence de fonctionnement régit directement les performances d’une puce, il ne faut pas négliger pour autant les améliorations architecturales apportées aux puces d’année en année. Ainsi, la course à la fréquence dans le domaine des puces traditionnelles pour PC a pris fin il y a environ 10 ans et on reste désormais aux alentour des 4 GHz avec une hausse de performance chaque année permise par de nouvelles améliorations.

Il est fort probable que l’univers mobile connaisse le même sort avec des fréquences légèrement inférieures du fait de la contrainte thermique, mais aussi énergétique puisque plus un processeur voit sa fréquence de fonctionnement augmenter et plus il dégage de la chaleur et consomme de l’énergie.

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