Le gouvernement américain a mandaté le centre Sandia National Laboratories, leur mission : simuler le fonctionnement de 300 000 smartphones Android. Armé de 500 serveurs, il n’a pas fallu très longtemps aux ingénieurs de ce data center pour lancer 300 000 machines virtuelles Android. Une fois ces machines virtuelles déployées, de nombreuses fonctions ont été lancées simultanément pour simuler le comportement humain : par l’exemple l’envoi d’un SMS, un coup de fil ou encore la consultation d’e-mails.

David Fritz, un des chercheurs du centre

Le Sandia National Laboratories va pouvoir fournir des informations très utiles aux différents éditeurs – comme les éditeurs de réseaux sociaux par exemple. Enfin, c’est loin d’être la principale finalité de l’expérience. Le gouvernement américain veut lancer différents tests de sécurité afin de comprendre le comportement des terminaux lors d’une infection, d’une attaque « virtuelle » ou de tout autres infections malveillantes. Une expérience qui va permettre aux différents organismes (opérateurs, armée, éditeurs) de mieux se préparer en cas d’attaque ou d’infection.

Le prochain objectif du data-center est de réaliser les mêmes tests sur iOS (iPhone, iPad).

Selon la note publiée sur un blog du NY Times, le code source du logiciel spécialement conçu pour l’expérience pourrait être open-source très bientôt. Cette solution pourrait permettre aux développeurs de tester les montées de charges de leur application… par exemple.