Avec un cycle de développement de 12 à 18 mois, Google n’a pas eu le temps d’agir sur les modèles de 2012.

Motorola a annoncé trois nouveaux smartphones récemment : les RAZR HD, RAZR MAXX HD et RAZR i. Vous avez probablement noté qu’ils sont tous sous Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) avec une mise à jour prévue en fin d’année. Sachant que Google a racheté Motorola Mobility, et que ce dernier propose des smartphones sur une version d’Android sortie un an plus tôt, la pilule passe mal.

Le rachat de Motorola par Google était au départ uniquement pour le portefeuille de brevets, afin de protéger Android face aux attaques multiples d’entreprises tierces. Il n’était donc pas question que Google vienne interférer dans la gestion de l’entreprise. Mais face à des résultats plutôt mauvais, le géant de la recherche a finalement décidé de prendre part à l’entreprise et c’est notamment pour cette raison qu’Eric Schmidt était présent lors de l’annonce des nouveaux RAZR. Par ailleurs, ce n’est qu’au mois de mai, que les différentes autorités ont validé le rachat de l’entreprise. 

En ce qui concerne les smartphones, un cycle de développement dure en moyenne entre 12 et 18 mois et Google ne pouvait donc pas intervenir pour la génération 2012. En revanche, les modèles qui sortiront en 2013 seront bel et bien élaborés par les deux entreprises  :

Nous sommes très heureux des progrès de Motorola, après ces 150 premiers jours. Comme indiqué dans nos documents publics, notre équipe a fait beaucoup de changements, nous avons harmonisé et réduit le portefeuille de produits, entrepris la rationalisation des activités logicielles. Cela dit, nous n’en sommes qu’au début de l’histoire Motorola-Google et nous devons nous attendre à ce que les résultats restent très variables pendant encore un bon moment.

Pour rappel, nous avons hérité d’un portefeuille de produits complets où les cycles durent généralement entre 12 et 18 mois ».

Vous comprenez ainsi pourquoi les nouveaux Motorola ne tournent pas encore sous Jelly Bean. A la vue des résultats financiers de Motorola, Google n’a pas d’autre choix que de bouleverser les codes du constructeur américain.