Lors du CES, Nvidia a annoncé son Drive PX 2, une plateforme matérielle destinée aux voitures autonomes. Nvidia a également dévoilé sa plateforme de deep learning baptisé Digits, basé sur un réseau de neurones artificiels baptisé Drivenet. Nous nous sommes rendus sur le stand de la marque pour découvrir un peu plus le fonctionnement de la plateforme de Nvidia.

Nvidia Drive PX 2 (1 sur 1)

Le 5 janvier dernier, Nvidia a dévoilé la plateforme Drive PX 2 pour tenter de faire son entrée sur le marché des voitures autonomes. On sait d’ores et déjà que Volvo intégrera cette plateforme au sein de 100 exemplaires de voitures autonomes qui joueront le rôle de prototypes. Sur son stand au CES, Nvidia mettait l’accent sur le fonctionnement de son système en tentant d’expliquer, par le biais de vidéos, le fonctionnement de chaque composant.

 

La conduite autonome

Tout d’abord, la puissance débordante du Drive PX 2 (deux processeurs de six cœurs chacun, deux GPU Pascal de nouvelle génération pour une consommation totale de 250 watts) permettra de récupérer, centraliser et analyser les données issues de différents capteurs, que ce soit des caméras stéréoscopiques, des LIDAR (à l’image de ceux présentés sur la Ford Mondeo) ou encore des radars. Grâce à tous ces capteurs, la voiture pourra cartographier son environnement afin d’obtenir une vue précise de ce qui l’entoure, que ce soit les voitures, les piétons, les feux de circulation ou les panneaux de la route. C’est ensuite ce même Drive PX 2 qui pourra prendre des décisions de conduite pour les voitures autonomes : accélération, freinage, direction, etc. Le Drive PX 2 pourra être relié à Internet pour mettre à jour sa capacité à reconnaître les différents objets.

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Les neurones artificiels

En effet, Nvidia a également présenté Drivenet, son réseau de neurones artificiels destiné aux constructeurs automobiles. Le fonctionnement est assez simple : la plateforme est alimentée d’images et vidéos issues de véritables voitures afin d’en tirer des enseignements utiles pour la conduite autonome. Ainsi, Audi s’en est servi pour apprendre à son système de conduite autonome à reconnaître les différents panneaux de la route avec une meilleure perception que l’œil humain. Audi a ensuite pu utiliser cette meilleure reconnaissance à l’intérieur de ses véhicules même s’ils n’utilisent pas le Drive PX 2.

 

Le deep learning

Digits, la plateforme de deep learning, permet ensuite d’utiliser la puissance du Drive PX 2 et les enseignements des neurones artificiels de Drivenet afin de prendre des décisions et d’améliorer celles-ci au fur et à mesure par l’intermédiaire d’un apprentissage progressif.

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Le tableau de bord du futur

Bien entendu, la puissance du Drive PX 2 pourra aussi être utilisée pour disposer d’un tableau de bord innovant utilisant des éléments graphiques et des effets autrefois réservé aux voitures des films de science-fiction. On espère qu’un constructeur automobile utilisera un jour toute cette puissance pour proposer un tableau de bord entièrement personnalisable afin, par exemple, de choisir la taille précise des cadrans, leurs couleurs, la taille de la carte en arrière-plan, etc. Sur son stand, Nvidia présentait un exemple de tableau de bord avec une carte 3D affichée d’un côté, et le tableau de bord de l’autre, avec en fond le rendu en 3D de la voiture, de la route et des autres usagers, un peu à la manière de ce que fait déjà Tesla sur ses Model S.

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