Les autorités ont mené une descente dans les bureaux du siège de Samsung en Corée du Sud. L’entreprise est soupçonné d’avoir participé à la campagne de corruption massive dont est accusée l’actuelle présidente du pays, Park Geun-hye. Cette dernière aurait reçu d’importantes sommes d’argent en échange de faveurs politiques accordées aux grand groupes.

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Si je vous dis « Samsung » et « scandale », la première chose qui vous vient à l’esprit est sûrement le fiasco du Galaxy Note 7. Or ce n’est pas la seule polémique à laquelle doit fait face le leader du marché des smartphones. En effet, comme le signale Reuters, des procureurs sud-coréens ont ordonné une descente au siège de l’entreprise.

Cette opération a été réalisée dans le cadre d’une enquête mettant en cause Park Geun-hye, la présidente de la Corée du Sud. Cette dernière est accusée d’avoir reçu de l’argent de la part de grandes compagnies en échange d’actions gouvernementales qui leur étaient favorables.

 

Une fusion frauduleuse

Il semblerait que Park Geun-hye ait fait pression sur NHS, un fonds de pension national, pour qu’il soutienne une fusion de 8 milliards de dollars de Samsung avec Cheil Industries, une autre grande compagnie du pays. D’après les médias nationaux, le rôle de NHS a été crucial dans le succès de cette opération.

 

Une femme de l’ombre au cœur du scandale

Au cœur du scandale se trouve Choi Soon-sil, la confidente de la présidente. Cette femme, longtemps restée dans l’ombre, est accusée d’avoir mené un grand nombre de campagnes de corruption mêlant les intérêts de l’État et des grosses entreprises. En plus de Samsung, une cinquantaine d’autres groupes seraient concernés par ces transactions frauduleuses estimées à 69 millions de dollars.

Ce n’est pas la première fois que Samsung fait face à ce genre d’accusations. Son influence est telle que l’entreprise a déjà été soupçonnée à plusieurs reprises de faire pression sur les autorités politiques.