Si vous suivez un peu l’actualité des montres connectées, vous avez du entendre parler de la névo, une montre analogique connectée dessinée en France. Une version équipée d’un panneau photovoltaïque devrait voir le jour en août 2015 : la névo solar, pour une autonomie quasiment illimitée.

névo solar

Le rêve de tout possesseur d’une montre connectée, c’est de pouvoir se passer de l’étape quasi quotidienne de la recharge. Les quelques montres analogiques connectées qui existent comme la névo ou la Withings Activité permettent d’espacer la recharge puisqu’elles n’utilisent pas d’écran LCD mais sont toutefois gourmandes puisqu’elles intègrent une puce Bluetooth et des capteurs d’activité. La jeune startup française névo compte commercialiser en août 2015 une version solaire de sa montre connectée analogique, avec le partenariat de SunPartner Technologies, une autre entreprise française spécialisée dans les panneaux photovoltaïques invisibles et intégrés aux écrans : les solutions Wysips (What you see is photovoltaïc surface).

L’idée est donc de « coller » sur l’écran de la montre un mini panneau photovoltaïque transparent. SunPartner a déjà réalisé quelques produits comme un panneau d’affichage autonome. La surface photovoltaïque est invisible mais réduit légèrement la luminosité de l’écran en laissant passer entre 70 et 90 % de la lumière selon la technologie utilisée. Ainsi, cette surface permettra à la montre de se recharger dès qu’elle croisera les rayons lumineux du soleil. En théorie, l’autonomie de la montre connectée névo solar sera donc illimitée.

névo et SunPartner prévoient d’étendre leur partenariat après la commercialisation de la névo solar et il faut donc s’attendre à trouver des produits fitness et de santé chez névo équipés d’un petit panneau photovoltaïque. Il serait intéressant que cette technologie arrive sur nos smartphones pour réhausser l’autonomie des batteries. Pour le moment, seul Alcatel One Touch a présenté un prototype équipé d’un écran Wysips lors du MWC 2014, mais rien n’est apparu depuis. On peut donc se poser la question de cette faible adoption : une étape de fabrication pas encore adaptée à la production de masse ?