La co-entreprise Sony-Ericsson va désormais être détenue par Sony uniquement.

En 2001, Sony Corporation et Ericsson ont créé une co-entreprise « Sony Ericsson » visant le marché des télécommunications et du multimédia. Chacune y prenait part à hauteur de 50/50. Ces deux entités proposaient déjà des terminaux, mais l’objectif était ici de combiner la force des deux entreprises. Pour Sony, c’était plutôt l’aspect électronique grand public, alors que pour Ericsson, c’était son avance dans le secteur des communications.

Son premier profit date de la seconde moitié de 2003 et a un connu croissance jusqu’en 2007. Les marques fortes étaient CyberShot, Walkman… : qui démontraient la force en matière de multimédia et de photo. Par la suite, l’émergence des smartphones a freiné cette entreprise qui avait réussi à occuper la quatrième place des plus grands fabricants de téléphones mobiles en 2006.

Symbian a été utilisé dans un premier temps, mais c’est très rapidement Android qui a été choisi. Les débuts en 2010 ont été laborieux : communication hasardeuse, suivi douteux… Mais en 2011, tout semble corrigé, devenant même une référence dans certains domaines. Chez cette entreprise, les erreurs du passé ne semblent donc pas être prêtes de se dérouler à nouveau.

Alors que l’entreprise fêtait il y a peu ses 10 ans, elle va finalement revenir dans le giron de Sony à 100%. Les 50% détenus par Ericsson vont être rachetés, à hauteur de 1,05 milliard d’euros en numéraire. La transaction devrait être terminée en janvier 2012. Sachant que Sony s’occupe déjà du volet tablettes, avec la S et P, l’entreprise disposera des deux types de terminaux sous Android : les smartphones et les ardoises.

« Avec une activité smartphone dynamique et l’accès à une propriété intellectuelle importante sur le plan stratégique, notamment par les accords de licence partagée qu’elle comprend, notre stratégie sur quatre écrans est en place. Nous allons pouvoir proposer plus vite et plus largement à nos clients des smartphones, ordinateurs portables, tablettes et télévision qui se connectent de façon transparente les uns aux autres et ouvrir de nouveaux mondes de divertissement en ligne », se félicite dans un communiqué Howard Stringer, président de Sony (via Clubic)

Cette acquisition s’accompagne également du portefeuille de brevets réparti en cinq grandes familles.

Source : Reuters