Google a dévoilé dans la nuit l’un des nouveaux projets de sa branche de recherche et développement, le Project Wing. Semblable au projet d’Amazon, il ne devrait toutefois être mis en service d’ici deux ans.

project wing - Copie

Google vient donc de dévoiler son nouveau projet de recherche : la livraison par drone. Le Projet Wing, puisque c’est son nom, est très semblable à ce qu’avait annoncé Amazon à la fin de l’année dernière avec Amazon Prime Air. Il s’agit donc de drones automatisés capables de livrer des colis par la voie des airs. Le projet est en chantier depuis deux ans et a été testé sur le terrain, en Australie, durant deux semaines du mois d’août 2014. Google a d’ailleurs mis en ligne une courte vidéo pour illustrer les avancées du projet :

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Google n’a pas choisi l’Australie par hasard. En effet, la législation australienne concernant le survol des villes et la livraison de colis par des drones est beaucoup plus souple qu’aux États-Unis. Amazon, par exemple, n’a toujours pas eu l’autorisation de la part des autorités américaines de faire survoler le territoire américain par ses drones de livraison.

Google n’est toutefois pas encore prêt à utiliser ces premiers drones à des fins commerciales. Outre l’aspect juridique, ces premiers drones sont encore des prototypes ne sont pas encore prêts à être utilisés de façon intensive et à grande échelle. Durant les deux semaines de tests, les drones ont été capables de livrer de petits colis contenant « du chocolat, des talkies-walkies et des vaccins pour les vaches ». Ils sont déjà capables de livrer des colis pour des situations d’urgence.

project wing 2 - Copie

Astro Teller, le responsable de Google X, a précisé au journal Le Parisien que la livraison par drone devrait être effective d’ici deux ans. Il précise : « D’ici 2 ans, on pourra se faire livrer par les airs. Nous espérons réaliser à cette date un test grandeur nature. Pas à Paris, mais dans une agglomération plus petite, où nous pourrons démontrer que nous apportons une vraie valeur ajoutée aux habitants. Puis, nous nous étendrons lentement, que ce soit pour les villes concernées ou les marchandises livrées. »

Ces deux ans de travail supplémentaire seront en effet nécessaire pour repousser les limites actuelles des drones. Le site web The Atlantic liste les nombreux défauts présents sur les prototypes australiens : manque d’autonomie, problèmes de navigation, parasites aériens nombreux (oiseaux, câbles, poteaux), sans parler du coût. Bref, il n’est pas certain qu’on puisse se faire livrer des Nexus 14 à domicile et par un drone en 2016.