Il semblerait que Google et Twitter soient sur le point de s’entraider afin de proposer un nouveau service innovant à destination des éditeurs. L’idée serait de pouvoir afficher, de manière instantanée, l’article d’un site web après avoir cliqué sur le lien depuis un appareil mobile. Une manière de concurrencer Facebook, Snapchat et Apple.

Google Now

Depuis mai dernier, Facebook dispose d’une nouvelle fonctionnalité – Instant Articles – à destination des éditeurs, afin d’héberger des articles directement sur le réseau social. Snapchat réalise la même opération depuis l’application, et Apple dispose carrément d’une application dédiée : News. Selon le site re/code, Google et Twitter auraient la volonté de proposer un service plus ou moins concurrent. L’idée est de permettre aux utilisateurs de Twitter et de la recherche Google d’ouvrir le lien d’un article de manière instantanée au lieu de devoir attendre un temps de chargement.

 

Des contenus en cache

Afin d’attirer les éditeurs plus facilement, le projet serait open-source afin de faciliter l’intégration et de rassurer les entreprises. De plus, les contenus ne seraient pas vraiment hébergés sur les serveurs de Google et Twitter mais le mécanisme utiliserait la fonctionnalité de cache de Google. Un argument qui pourrait favoriser les partenariats avec les différents éditeurs qui souhaitent garder le contrôle de leur contenu. De plus, les pages en cache afficheront les publicités initiales, ce qui permettra aux annonceurs de conserver leur part du gâteau, contrairement à Facebook par exemple.

Pour le moment, le projet est connu en interne sous le nom de « accelerated mobile pages » (pages mobiles accélérées). Google et Twitter seraient déjà en pourparlers avec les différents éditeurs, afin de ne pas leur « voler » une partie de leurs revenus. Pour le moment, aucune date de lancement de service n’a été dévoilée. Cette nouvelle fonctionnalité pourrait toutefois signifier un rapprochement entre Google et Twitter, jusqu’à imaginer le rachat du dernier par le premier.