
Le groupe Volkswagen a officialisé un plan qui doit réduire sa gamme mondiale de moitié d’ici 2030, avec en prime une baisse allant jusqu’à 75 % des options et finitions disponibles.
L’idée d’Oliver Blume, arrivé à la tête du groupe en 2022 : moins de modèles, moins de variantes, mais des marges qui remontent vers la cible de 8 à 10 % que le constructeur n’atteint plus. Volkswagen aligne aujourd’hui environ 150 lignes de modèles ; en couper la moitié, c’est un chantier rare dans l’automobile.
Mais lesquelles, au juste ? Volkswagen n’a nommé aucun modèle. Selon le média allemand Bild, une dizaine de véhicules seraient sur la sellette. Chez la marque VW, la Jetta et le Taos ne verraient pas de nouvelle génération. La Taycan, la berline électrique de Porsche qui se vend mal, disparaîtrait après sa génération actuelle sans remplaçante directe, tandis que le Cayenne Coupé thermique serait lui aussi en sursis. L’ID.5, le Taigo ou encore la Skoda Fabia reviennent également dans les modèles cités.

Plusieurs coupes, elles, sont déjà signées et bien réelles. Le Touran et le Touareg ont quitté le catalogue, et le T-Roc Cabriolet suivra en 2027. Audi a déjà arrêté l’A1 et le Q2, ses deux modèles d’entrée de gamme, après le TT, la R8 et le Q8 e-tron. Porsche, de son côté, a stoppé les 718 Boxster et Cayman thermiques en octobre dernier et arrête le Macan thermique dans les prochaines semaines.
La logique reste la même d’une marque à l’autre : d’après l’analyse d’Automotive News Europe, les modèles à faible volume ou qui se marchent dessus trinquent en premier.
Une rumeur à prendre avec des pincettes
À ce stade, cette liste n’a rien d’officiel : elle vient de la presse allemande. Le contexte la rend toutefois crédible.
Volkswagen traverse une mauvaise passe, avec des ventes qui s’effondrent en Chine et des livraisons de voitures électriques en baisse à l’échelle mondiale, malgré des modèles installés comme l’ID.3. Le ralentissement de l’électrique a d’ailleurs déjà poussé Blume à freiner l’expansion des gigafactories européennes du groupe.
Autre signal : le plan de Blume a du plomb dans l’aile. Selon Automotive News, une majorité du conseil de surveillance a retoqué le 9 juillet ses projets les plus durs, notamment d’éventuelles fermetures d’usines en Allemagne et de suppression de postes.

Pour donner l’échelle : d’après Reuters, Blume envisageait de supprimer jusqu’à 100 000 postes et de fermer quatre usines allemandes (Hanovre, Emden, Zwickau et Neckarsulm), soit environ le double des réductions déjà prévues. Ce sont ces mesures-là que le conseil de surveillance a écartées le 9 juillet.
Dans un entretien à Bild, le dirigeant a d’ailleurs mis de l’eau dans son vin, assurant qu’il existait des « solutions plus intelligentes » que la fermeture de sites. Même la stratégie de fond n’est pas encore stabilisée en interne, ce qui invite à la prudence sur les noms qui circulent.
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