
On savait que ça allait faire mal. On mesure maintenant à quel point. Et force est de constater que ça va faire très mal. Oliver Blume, le patron du groupe Volkswagen, a confirmé dans une lettre aux actionnaires, publiée en marge des résultats annuels 2025 et relayée par l’agence de presse Reuters, que quelque 50 000 postes seraient supprimés en Allemagne dans les années à venir.
Le groupe, qui employait environ 293 000 personnes sur le sol allemand fin 2024, pourrait ainsi tomber sous la barre des 250 000 salariés, en tenant bien évidemment compte de quelques embauches qui se poursuivront en parallèle, car tout ne sera pas gelé non plus.
Cette annonce n’est pas une énorme surprise dans le sens où le gros des suppressions était déjà connu : dès fin 2024, la marque Volkswagen (et non pas le groupe au complet) avait conclu un accord avec les syndicats pour supprimer 35 000 postes d’ici 2030.


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Mais la « nouveauté, » c’est la consolidation du tableau d’ensemble puisqu’Audi, Porsche, et même Cariad, l’entité logicielle du groupe, sont désormais explicitement dans la boucle.
Des résultats qui expliquent (en partie) cette décision
Pour comprendre ce plan social sans précédent, il faut regarder les chiffres de 2025, voire même de 2024, puis aussi 2023, si ce n’est toute la période post-pandémique. En 2025, le chiffre d’affaires du groupe s’est maintenu à 321,9 milliards d’euros, soit presque stable par rapport à l’année précédente (324,7 milliards).
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Mais derrière cette solidité plus ou moins apparente, les marges se sont effondrées : le résultat opérationnel a été divisé par deux, à 8,9 milliards d’euros, et le bénéfice net a chuté de 38 %, passant de 10,7 à 6,7 milliards. La marge opérationnelle tombe à 2,8 %. Un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 2016, en plein cœur du Dieselgate.
Oliver Blume avait prévenu ses équipes que, dès janvier, les efforts à venir seraient autrement plus sévères. Devant les journalistes, il a déclaré que le groupe ne laisserait « aucune pierre sans la retourner », selon le média allemand Handelsblatt. Développement, achats, ventes, qualité, production : tous les départements sont mis à contribution et seront impactés par ces suppressions de postes.
Une recentralisation du pouvoir à Wolfsburg
Au-delà des suppressions de postes, c’est la structure même du groupe qui évolue. Depuis le 1er avril, trois fonctions transverses (les achats, la production et les ventes) remontent directement sous l’autorité d’Oliver Blume, comme l’était déjà le développement. Jusqu’ici, le département des achats relevait par exemple du groupe de marques « Premium », qui chapeaute notamment Audi, Bentley et Lamborghini.
Cette centralisation est à mettre au crédit de la fin du rôle à double casquette d’Oliver Blume chez Volkswagen et Porsche, quand Michael Leiters, l’ex-patron de McLaren, a pris les rênes de la firme de Stuttgart, dont les profits, longtemps enviables, ont récemment décroché. Pour Oliver Blume, il s’agit de consolider son autorité à Wolfsburg dans un moment où, selon certaines sources, son soutien au sein des familles actionnaires n’était pas totalement acquis.

Et dans le même temps, le groupe se concentre à lancer une pluie de nouveautés en 2026, une vingtaine au total, avec plusieurs modèles 100 % électriques dont la très attendue Volkswagen ID. Polo, une nouvelle version de l’ID.4 qui pourrait devenir ID. Tiguan, mais aussi les Skoda Epiq, Cupra Raval et autres Audi Q4 e-tron restylé et une hypothétique Audi A2.
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