
Les purificateurs d’air se sont généralisés, et encore plus depuis la triste période de la Covid-19. Il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles, et pourtant, dans ce secteur, SwitchBot réussit encore à se faire remarquer. Après avoir lancé le premier robot pour motoriser les rideaux, le constructeur chinois s’est diversifié dans presque tous les domaines de la maison. Avec la SwitchBot Air Purifier Table, la marque propose un concept à part : un purificateur d’air de proximité, qui prend en plus la forme d’une table basse avec chargeur à induction intégré. Cela semble à la fois intrigant et pratique, idéal à tester durant de longs mois.
Design
La SwitchBot Air Purifier Table se compose d’une base oblongue, assez haute, qui intègre toute l’électronique ainsi que le système de purification d’air. Nous avons ensuite la partie table : un plateau en bois qui s’ajoute d’une simple rotation, et quelques vis suffisent pour fixer solidement l’ensemble. Au final, nous obtenons une table basse (ou de chevet) de 23 cm de profondeur, 42 cm de largeur et 49,75 cm de hauteur.

La base intègre donc la purification d’air avec son filtre HEPA, des entrées d’air à la base, et une sortie d’air en haut. Au même niveau que cette dernière, nous avons une série de boutons physiques.
Ils permettent, de gauche à droite, de verrouiller les boutons pour éviter que les enfants n’interagissent avec l’appareil, de gérer la vitesse du ventilateur, d’allumer ou d’éteindre l’appareil, de choisir le mode de purification d’air, et enfin d’activer un minuteur de 2, 4 ou 6 heures.

Entre le plateau et la base, un système lumineux à LED permet de transformer le produit en veilleuse.

Au dos, nous retrouvons l’alimentation propriétaire, qui a le bon goût d’être livrée avec un câble de 1,9 mètre. De plus, il est anti-mastication, ce qui devrait le protéger des chats et des chiens, mais peut-être pas des rongeurs comme des rats ou des lapins domestiques.
En haut de la base, un petit conteneur accueille une éponge. Il suffit de l’imbiber de parfum ou d’huile essentielle pour que la SwitchBot Air Purifier Table les diffuse. Toutefois, nous vous conseillons vraiment de faire des tests en limitant d’abord la quantité de liquide, puis en l’augmentant petit à petit selon votre convenance.
Application
Il faut installer l’application SwitchBot pour exploiter pleinement ce purificateur d’air. Elle est commune à l’ensemble des produits SwitchBot, ce qui permet une gestion fine de cet écosystème.
Le processus d’installation est exemplaire : une fois l’appareil branché et allumé, l’application le détecte automatiquement. Vous n’aurez plus qu’à sélectionner votre réseau Wi-Fi, puis à ajouter son mot de passe.
L’accueil de l’application réunit l’ensemble des produits SwitchBot en votre possession. Depuis cet écran, il est possible d’allumer ou d’éteindre la SwitchBot Air Purifier Table. Il faut cliquer sur la vignette associée pour un contrôle plus complet.
L’interface est assez épurée, avec sur la moitié haute de l’affichage l’état de l’air ambiant, une indication écrite et le niveau de PM. Juste en dessous, vous avez la sélection du mode de fonctionnement : Niveau pour le mode manuel, Automatique, Animal (qui renforce le traitement des poils) et Nuit pour un fonctionnement plus silencieux.
Il est ensuite possible de consulter l’état de l’air sur une journée (par défaut), ou en vue hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. Nous pouvons aussi vérifier l’état des consommables.
Le menu des paramètres traite surtout de l’esthétique, principalement des réglages lumineux. Ainsi, il est possible de sélectionner l’intensité lumineuse de la veilleuse sur trois niveaux, puis de choisir entre dix couleurs. Il est aussi possible d’afficher la qualité de l’air par couleur, du vert (bon) jusqu’au violet, avec l’orange et le rouge pour l’état d’alerte maximal.
Les dernières fonctionnalités permettent de programmer un planning d’usage, d’activer ou non la charge par induction, ou encore d’associer la SwitchBot Air Purifier Table à un assistant vocal, à Matter ou à IFTTT. Il devient alors facile de créer des automatisations, comme lancer la purification d’air à la puissance maximale…
Fonctionnalité et entretien
Nous avons ici un produit trois-en-un. Il fait donc office de table basse ou de chevet, et offre la charge par induction.

Ainsi, il utilise la technologie Qi, qui délivre ici 15 W pour recharger un smartphone, comme une tablette. Attention : les produits Apple sont souvent limités à 7,5 W.
Le cœur du produit est donc le système de filtration d’air, qui se compose de deux éléments distincts. Ainsi, nous avons un filtre HEPA doublé d’un revêtement intérieur en charbon actif. Ce dernier va adsorber les odeurs et les composés organiques volatils totaux, comme les odeurs de cuisine ou les résidus de cuisson dans l’air. De plus, selon la marque, il est spécifiquement adapté aux odeurs animales.

Quant au filtre en lui-même, il va capturer les particules d’un diamètre de 0,1 à 0,3 micromètre avec une efficacité de 99,97 %, 99,9 % des poils d’animaux, et 99,01 % des allergènes (des poussières au pollen).
Le filtre est pensé pour tenir environ 6 mois. Sa durée de vie est indiquée dans la section dédiée de l’application. Notez que le filtre HEPA est nettoyable. Ainsi, il est cerclé d’un préfiltre dont le rôle est de capturer les poils d’animaux.

Si vous en avez, le laver à l’eau ou passer l’aspirateur dessus une à deux fois par mois, en fonction des générateurs de poils, permet d’augmenter la durée de vie du filtre HEPA. Comptez 45 euros pour le filtre de remplacement, avec une durée de vie qui peut dépasser les 6 mois si vous faites attention.

Pensez à un léger coup de chiffon doux, au moins une fois par trimestre (plus si votre intérieur est poussiéreux), pour nettoyer les perforations de l’appareil et garantir un flux d’air optimal.
À l’usage
Une des premières questions est : où poser ce produit ? Il faut bien réfléchir à deux choses : l’impact de la veilleuse lumineuse et celui de l’aération. Dans une chambre, sur une table de chevet, ou dans un salon à côté du canapé, la veilleuse apporte une lumière douce qui ne gêne pas le visionnage d’un film, mais n’apporte pas assez de luminosité pour la lecture.

Ensuite, l’aération en mode maximal se fait ressentir et, dans son lit, un flux d’air, même purifié, sous le nez n’est pas des plus agréables. Ici, tout est une question de hauteur des aérations supérieures par rapport à celle de votre lit. Ajoutez à cela la pollution sonore, mais nous y reviendrons plus bas.
La fonction veilleuse peut donc être fixe, dans une couleur de votre choix, ou dynamique en fonction de la qualité de l’air : bleu (très bonne, de 0 à 50 µg/m³), vert (bonne, de 51 à 100 µg/m³), orange (moyenne, de 101 à 150 µg/m³) et rouge (mauvaise, au-delà de 150 µg/m³).

Parlons maintenant de l’efficacité. Nous nous sommes basés sur les capteurs d’air du purificateur SwitchBot. Comparé à ceux d’un purificateur Dyson et au capteur d’air Netatmo, nous nous rendons compte que le produit testé offre de bonnes mesures de la pollution de l’air. Toutefois, cela vaut surtout dans son environnement immédiat, dans un rayon d’1 à 2,5 mètres. Il peut donner une idée de la qualité de l’air d’une pièce entière, mais avec un décalage de plusieurs dizaines de minutes comparé aux deux autres produits.

Nous l’avons donc utilisé dans une cuisine de 8 m², le temps de préparer quelques fritures, posé près des plaques de cuisson. Le niveau de pollution passe de « très mauvais » à « bon » 10 à 15 minutes après la fin de la cuisson. Dans un salon de 20 m², la table au centre, nous avons allumé de l’encens en périphérie, puis fumé une cigarette. La détection des polluants est alors longue, plus d’une dizaine de minutes, et la filtration passe de « très mauvaise » à « bonne » au bout de 20 à 30 minutes.

Nous avons ensuite testé à proximité, en allumant de l’encens puis une cigarette dans un rayon d’un mètre. Ici, les performances sont bien meilleures, avec un passage de « très mauvais » à « bon » en une dizaine de minutes. Des mesures que les deux autres appareils ont confirmées… Nous sommes donc bien devant un purificateur pensé avant tout pour créer une bulle d’air purifié, que vous soyez au lit, à regarder un film ou à travailler à votre bureau.
Un bémol toutefois : les capteurs de la SwitchBot Air Purifier Table ne mesurent que les particules de 2,5 µm de diamètre au minimum. À ce niveau de taille, elles peuvent se révéler très nocives pour l’organisme. L’application et les codes couleurs du purificateur d’air ne prennent donc en compte que ces particules, et non pas les particules organiques volatiles, comme celles diffusées par certaines cuissons ou par des solvants.

Parlons maintenant du mode Pet, qui est censé mieux traiter tous les allergènes qui y sont liés. Ici, nous avons surtout du ressenti : deux membres du foyer du testeur sont sensibles, l’un au pollen, l’autre aux poils d’animaux. Tous deux ont constaté une amélioration.
Associé au robot SwitchBot K20+, il peut également se déplacer de pièce en pièce pour y réaliser son office, puis changer de pièce quand la qualité de l’air est redevenue suffisante. Enfin, la partie recharge par induction ne nous révèle ni bonne ni mauvaise surprise : les temps de charge sont cohérents avec les annonces du constructeur.
Pollution sonore
En fonctionnement, la SwitchBot Air Purifier Table génère un bruit très acceptable. Ainsi, à puissance maximale, nous mesurons presque 60 dB, 55 dB en mode moyen et seulement 50 à 52 dB en mode bas.

Chapeau bas pour le mode Nuit, qui ne dépasse presque jamais les 20 à 22 dB. En revanche, il s’agit ici d’un traitement ultra local de l’air et, si la qualité se dégrade, la purification sera très longue.
Prix et disponibilité
Le SwitchBot Air Purifier Table est disponible au prix officiel de 299,99 euros sur le site du constructeur et chez les revendeurs partenaires.
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