J’ai testé le Nebula P1, ce vidéoprojecteur portable veut remplacer votre TV (et aussi votre système audio)

Vidéoprojecteurs • 2026

Le Nebula P1 est un vidéoprojecteur Full HD portable sous Google TV qui mise autant sur son image que sur son système audio puisqu’il est le seul à proposer des enceintes détachables, une vraie singularité sur ce segment.
Naker Nebula P1 test intro
 

Le Nebula P1 est l’un de ces appareils qui brouillent les lignes entre vidéoprojecteur nomade et solution de home cinéma compacte. Avec sa définition Full HD 1080p, sa source lumineuse LED de 650 lumens ANSI et un ratio de projection de 1,2:1, il est capable d’afficher une image allant jusqu’à 180 pouces de diagonale. Il s’appuie sur une puce DLP.

Pour aller plus loin
Quels sont les meilleurs vidéoprojecteurs pas chers à choisir en 2026 ?

Outre sa capacité à s’incliner selon différents angles avec sa tête pivotante, l’autre grande particularité du Nebula P1, c’est son système audio : deux enceintes stéréo de 20 W au total, aimantées sur le dessus du châssis, qui peuvent être détachées et posées de part et d’autre de l’écran pour créer une scène sonore beaucoup plus large qu’avec un simple haut‑parleur intégré.

Le concept rappelle celui de modèles plus ambitieux comme le Nebula X1 Pro, un appareil qui propose également des enceintes séparées, mais transposé ici dans un produit d’entrée/milieu de gamme bien plus accessible. Sinon, l’appareil s’appuie sur Google TV.

Anker Soundcore Nebula P1Fiche technique

Modèle Anker Soundcore Nebula P1
Type de focale Standard
Définition de l’image 1920 x 1080 px
Technologie DLP
Luminosité (ISO) 650 Lumens
Nombre de ports HDMI 1
ALLM Inconnu
Système d’exploitation Google TV
Fiche produit

Conditions du test

Le vidéoprojecteur Nebula P1 testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD Platinum 300C, un modèle spécialement conçu pour les vidéoprojecteurs. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs à ultra-courte focale afin de pouvoir les comparer.

Anker Soundcore Nebula P1Design, une tour avec une tête pivotante et un système audio détachable

Le Nebula P1 se démarque clairement des autres projecteurs portables par son format tour monté sur un gimbal à double bras pouvant pivoter sur 130 degrés, le tout surmonté de deux enceintes aimantées qui viennent se loger sur le dessus.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

L’ensemble évoque presque une petite station audio plutôt qu’un projecteur classique, avec une poignée de transport souple fixée de part et d’autre du châssis pour faciliter les déplacements.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le boîtier principal reste relativement compact avec des dimensions proches de 28 x 13 x 13 cm, mais une fois l’ensemble gimbal et support d’enceintes pris en compte, on a affaire à un produit qui assume son volume pour offrir une stabilité correcte et un vrai confort d’usage sur une table basse ou un meuble TV.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les finitions sont sérieuses, avec des plastiques qui inspirent confiance, une construction suffisamment dense pour ne pas donner l’impression d’un simple gadget bon marché et des éléments de commande bien intégrés. Le P1 affiche environ 2,4 kg sur la balance, enceintes incluses, ce qui reste très raisonnable pour un appareil que l’on peut glisser dans un sac ou transporter d’une pièce à l’autre sans se poser de questions.

Sur la partie avant, on trouve l’optique DLP et les différents capteurs nécessaires aux fonctions d’auto‑focus, de correction de trapèze et de protection oculaire, logés derrière une façade propre qui ne cherche pas l’esbroufe.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Les côtés restent relativement sobres, avec une ventilation étudiée pour évacuer la chaleur sans multiplier les ouvertures disgracieuses. Les enceintes détachables participent aussi beaucoup à l’identité esthétique de l’appareil : une fois clipsées sur le dessus, elles complètent la silhouette verticale et renforcent le côté tout‑en‑un, tandis que séparées, elles transforment le P1 en véritable mini‑système audio/vidéo.

Dessous, il y a un pas de vis universel qui permet de fixer le vidéoprojecteur sur un support idoine. Sinon, il repose sur 4 patins en caoutchouc non réglables en hauteur.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le choix d’une protection IP33 pour le châssis et IP54 (c’est indiqué dessous) pour les enceintes montre également que la marque a envisagé des usages en extérieur, sur une terrasse ou dans un jardin, où les éclaboussures et un peu de poussière font partie du quotidien. Sans être un produit totalement tout‑terrain, le P1 accepte donc une certaine dose de contraintes, ce qui colle bien à son positionnement hybride entre projecteur de salon et solution nomade.

Anker Soundcore Nebula P1Connectiques

La connectique du Nebula P1 se concentre à l’arrière du châssis lorsqu’on déploie l’objectif qui est orienté vers le bas quand le produit est au repos. Seul le port USB-C à relier à un bloc d’alimentation externe, de la même taille que celui d’un ordinateur portable compact est disponible tout le temps.

Notez que le vidéoprojecteur est compatible Power Delivery jusqu’à 100 W, ce qui ouvre la possibilité d’utiliser non seulement le bloc secteur fourni, mais aussi une grosse batterie externe ou une petite station d’énergie pour les séances hors prise murale.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

On y trouve une entrée HDMI 2.1 compatible jusqu’en 4K 60 Hz, ce qui permet de brancher sans difficulté une console de jeu récente, un lecteur Blu‑ray ou un PC, même si l’image restera traitée en 1080p par le projecteur. À côté, un port USB‑A 2.0 autorise la lecture de contenus multimédias stockés sur une clé ou un disque externe.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Un port jack 3,5 mm complète le tableau pour relier un casque ou un système audio filaire, et la connectivité sans fil n’est pas oubliée avec Wi‑Fi et Bluetooth, mais aussi le support du Chromecast intégré et de la fonction Nebula Cast, pratique pour dupliquer l’écran d’un smartphone ou d’une tablette.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

La télécommande

La télécommande fournie avec le Nebula P1 adopte un format assez classique pour un appareil Google TV, avec une ergonomie qui privilégie la prise en main rapide plutôt que la compacité extrême. On retrouve une croix directionnelle centrale entourée des touches de navigation, un bouton dédié à Google Assistant pour le contrôle vocal, ainsi que plusieurs raccourcis vers des services de streaming majeurs (Netflix, Prime Video et YouTube).

L’ensemble est assez léger, bien équilibré, et les boutons offrent un retour satisfaisant sans jeu excessif. Bonne nouvelle : il y a quelques touches qui profitent d’un rétroéclairage, ce qui reste toujours pratique notamment pour ce type d’appareil plutôt utilisé dans l’obscurité.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le couplage avec le projecteur passe par l’infrarouge et le Bluetooth, ce qui permet à la fois de réveiller l’appareil et de le piloter sans forcément viser précisément la face avant du P1. On apprécie aussi la présence d’une touche dédiée aux réglages de la mise au point, les autres paramètres devant être configurés en passant par les menus du système. Cependant, depuis la dernière version de Google, TV pour changer le mode d’image, il suffit de se rendre dans le menu Afficher, immédiatement disponible.

Anker Soundcore Nebula P1L’écran

Le vidéoprojecteur Nebula P1 est livré sans écran. Cela laisse le choix, mais si le budget est limité, on peut aussi être tenté de l’installer sans écran (en se servant d’un mur comme surface de projection) et donc perdre le bénéfice (relativement important) d’avoir une surface optimisée pour la projection. Comptez entre 500 et 2700 € environ pour des écrans de différentes tailles dont la surface profite d’un traitement spécifique.

Anker Soundcore Nebula P1Installation, merci la tête inclinable

L’installation du Nebula P1 a clairement été pensée pour réduire au minimum la phase de réglages. La première étape consiste à placer le projecteur à la bonne distance de la surface de projection : avec un ratio de 1,2:1, il faut environ 2,7 mètres de recul pour obtenir une image proche de 100 pouces. Plutôt que de jouer avec des pieds réglables, c’est le gimbal à double bras qui assure le positionnement vertical, avec une amplitude de 130 degrés permettant aussi bien de viser un mur classique que sa partie haute. Il n’est cependant pas possible de projeter directement au plafond à moins d’incliner aussi la base.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Une fois le P1 posé, il suffit de l’allumer pour que l’autofocus et la correction automatique de trapèze se mettent en route, l’appareil s’appuyant sur une combinaison de capteurs pour analyser l’image et la rendre nette et rectangulaire.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le système Intelligent Environment Adaptation va plus loin en proposant l’auto‑détection d’obstacles et l’ajustement automatique à un écran, lorsque celui‑ci est détecté. Concrètement, si un cadre ou un meuble empiète sur la surface projetée, le P1 réduit l’image pour contourner cet élément, sans intervention de l’utilisateur.

Dans la pratique, les corrections automatiques sont suffisamment rapides et fiables pour qu’on se contente la plupart du temps de ce mode, quitte à peaufiner ensuite manuellement si l’on veut gratter quelques centimètres de diagonale en plus.

Il faut toutefois garder à l’esprit que toutes ces corrections numériques ont un coût en termes de luminosité et de qualité d’image : plus on s’éloigne d’une installation parfaitement à plat et centrée, plus on sollicite la mise à l’échelle et la correction de trapèze, avec une légère perte de piqué et de lumière à la clé. L’idéal reste de soigner la position physique du P1, le gimbal simplifiant beaucoup cette étape par rapport à un projecteur classique dépourvu de support intégré.

Une fois l’image réglée, l’installation logicielle prend le relais : connexion au Wi‑Fi, association à un compte Google, mise à jour éventuelle du firmware, puis configuration des applications, le tout en une vingtaine de minutes environ si l’on profite du QR code affiché à l’écran pour passer par un smartphone.

Anker Soundcore Nebula P1L’image en mode subjectif

En pratique, le Nebula P1 livre une image qui dépasse les attentes que l’on pourrait avoir d’un projecteur portable de 650 lumens ANSI. La technologie DLP associée à la source lumineuse 4LED produit une image Full HD relativement nette jusque dans les coins, avec un piqué convaincant pour peu que l’on respecte des diagonales raisonnables de l’ordre de 80 à 100 pouces et que l’on contrôle un minimum la lumière ambiante.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Au‑delà, la réserve de luminosité et le contraste natif d’environ 408:1 montrent leurs limites, surtout dans des scènes sombres où la profondeur des noirs reste typique des petits DLP LED, sans jamais atteindre ce que peuvent proposer des modèles plus lumineux ou basés sur d’autres technologies. Pour autant, dans une pièce assombrie, la sensation générale est très agréable : les couleurs apparaissent vives, parfois un peu froides en sortie de carton, avec une dominante bleue/verte dans certains modes, mais le mode Film offre une base plus neutre et naturelle, facilement ajustable avec les réglages de température de couleur, le cas échéant.

Les modes d’image proposés couvrent des usages variés. Nebula Master et Couleurs vives privilégient une image plus percutante avec un accent sur la luminosité et la saturation, ce qui fonctionne bien avec un peu de lumière résiduelle dans la pièce, mais peut donner un rendu beaucoup moins fidèle sur des films très stylisés. Le mode Film, lui, constitue le meilleur compromis pour les séances cinéma dans le noir, avec des couleurs plus équilibrées et une gestion des ombres qui limite la bouillie grisâtre souvent observée sur des projecteurs 100% nomades.

Les contenus SDR issus des plateformes de streaming ou de Blu‑ray 1080p sont relativement bien traités, avec une définition suffisante pour profiter des détails dans les visages, les textures de costumes ou les décors urbains nocturnes, sans que l’image ne paraisse artificiellement « trop nette ». La montée d’échelle depuis des sources de résolution moindre reste correcte, sans miracle, mais on ne tombe pas non plus dans un flou excessif sur les vidéos en 720p ou certains flux compressés.

Bonne surprise, le P1 gère désormais le HDR10 et le HLG. Pas de HDR10+ ni de Dolby Vision, cependant. Comme souvent sur les projecteurs de ce calibre, le HDR reste à manier avec précaution : la faible luminosité relative et l’absence de tone‑mapping avancé font que certains contenus très sombres perdent en lisibilité, avec des noirs qui ont tendance à se boucher et des hautes lumières qui manquent de « punch ». Sur certains films, repasser en SDR donne tout simplement une image plus homogène et agréable, avec davantage de détails visibles dans les zones sombres.

Dans le cadre d’un usage réaliste, le Nebula P1 s’apprécie donc surtout sur des contenus SDR en mode Movie ou Standard, dans une pièce modérément ou fortement assombrie, où il parvient à offrir une expérience cinéma qui n’a rien de ridicule face à des solutions beaucoup plus encombrantes.

La compensation des mouvements

Le Nebula P1 intègre une compensation de mouvement, dans le sillage de ce qui se pratique sur de nombreux projecteurs destinés au grand public. L’objectif est de fluidifier les défilements horizontaux, les panoramiques rapides et les scènes d’action, afin de limiter les saccades qui peuvent gêner certains spectateurs sensibles. Dans la pratique, l’algorithme fait plutôt bien son travail sur les contenus vidéo classiques, en particulier les programmes TV, le sport ou certains films d’action tournés avec une cadence d’images élevée.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Comme toujours avec ce type de traitement, tout est question de dosage. Les utilisateurs allergiques à l’effet « soap opera » préféreront réduire l’intensité de la compensation, voire la désactiver pour les films de cinéma à forte signature visuelle, afin de préserver le grain et la temporalité voulus par le réalisateur. Le P1 offre suffisamment de réglages pour adapter le comportement du motion compensation aux goûts de chacun, et il reste globalement discret lorsqu’on ne pousse pas les curseurs à fond.

L’effet arc‑en‑ciel

Comme tout projecteur basé sur une puce DLP, le Nebula P1 n’échappe pas à la question de l’effet arc‑en‑ciel, ces éclairs fugitifs de couleur que certaines personnes perçoivent sur les objets contrastés en mouvement, notamment les sous‑titres blancs sur fond sombre. Dans la pratique, si ce phénomène est bien présent, il reste relativement contenu, comparable à ce que l’on observe sur la plupart des DLP modernes de cette taille et de cette catégorie de luminosité. Les spectateurs peu sensibles à ce défaut n’y prêteront probablement pas attention, même après plusieurs heures de visionnage, tandis que ceux qui y sont très sensibles pourront occasionnellement percevoir quelques flashs colorés lors de mouvements de yeux rapides sur l’image.

Rappelons que l’importance de ce phénomène reste très subjective : là où certains le remarquent immédiatement, d’autres ne le verront jamais, même en cherchant. Si vous savez que vous faites partie des personnes très sensibles à l’effet arc‑en‑ciel, un essai préalable, chez un revendeur ou chez un ami, reste l’idéal avant tout achat d’un DLP, quel qu’il soit. Si vous trouvez cela gênant, il faut alors vous tourner vers un modèle LCD (chez Epson).

Anker Soundcore Nebula P1Nos mesures, sondes à l’appui

Nous avons déjà évoqué le taux de contraste natif du mode Film, un peu plus. Concernant la fidélité des couleurs, toujours avec le mode Film et les réglages par défaut, le vidéoprojecteur propose un Delta E moyen de 4,97 donc au-dessus du seuil de 3 sous lequel l’œil humain n’arrive plus à faire la différence entre la couleur affichée et celle de la source. En outre, la température moyenne des couleurs est de 6473 K, pour une valeur idéale à 6500 K, ce qui est un excellent résultat. Seul le vert pêche un peu par rapport aux autres couleurs. Le gamma moyen a été mesuré à 2,06 suivant assez bien la courbe de référence, ce qui n’est pas évident pour tous les vidéoprojecteurs.

Mesures pour le Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Avec des contenus HDR, maintenant et toujours en mode Film, la fidélité des couleurs n’est malheureusement pas au rendez-vous car le Delta E moyen est de 5,45, donc encore supérieur à 3. Pour ce qui est la luminosité, en pic, nous avons relevé 105 cd/m², donc une valeur un peu faiblarde. Il y a une légère cassure au maximum. Une projection dans des conditions d’éclairage minimales est donc largement recommandée.

Mesures pour le Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le P1 arrive à garder cette luminosité que la mire fasse 1 % de la surface de l’écran ou 100 %, ce qui est toujours une bonne chose.

Mesures pour le Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Enfin, concernant les couvertures des espaces colorimétriques, nous avons mesuré 88,68 % pour le DCI-P3 et 73,84 % pour le BT2020, ce qui correspond au rang de ce vidéoprojecteur.

Mesures pour le Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Anker Soundcore Nebula P1Gaming, on peut jouer avec

Sur le terrain du jeu vidéo, le Nebula P1 a quelques arguments à faire valoir pour un projecteur portable. Le constructeur annonce un input lag de l’ordre de 10 ms en mode Jeu (Extrême donc sans pouvoir appliquer les corrections de trapèze), ce que les tests confirment dans la pratique avec des consoles comme la Xbox Series X.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Concrètement, cela signifie que les actions effectuées sur la manette se répercutent à l’écran avec un retard très faible, largement suffisant pour des jeux de course, des FPS ou des titres compétitifs occasionnels, surtout si l’on vient d’un téléviseur plus ancien affichant souvent des temps de réponse beaucoup plus élevés. Il offre une réactivité qui, pour sa catégorie, se situe clairement dans le haut du panier.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Si vous ne pouvez pas vous passer des corrections du trapèze, vous aurez un input lag de 44,3 ms, ce qui peut rester acceptable pour des jeux casuals.

La connexion d’une console se fait via l’entrée HDMI, compatible jusqu’à des signaux 4K 60 Hz qui seront ensuite redimensionnés en 1080p. On ne profite pas ici de 120 Hz ni d’une définition native 4K, mais pour un usage orienté loisirs et soirées entre amis, la finesse de l’image reste suffisante, surtout sur des diagonales proches de 80 ou 90 pouces.

Il faut cependant garder en tête les contraintes inhérentes à la luminosité et au contraste du P1 car dans les jeux très sombres ou extrêmement colorés, le manque de « punch » en environnement lumineux se fait sentir, ce qui impose de jouer dans une pièce aux lumières tamisées pour profiter au mieux de l’expérience. Si vous êtes un joueur « nomade » qui aime déplacer votre setup d’une pièce à l’autre ou organiser des sessions sur grand écran ponctuelles, le Nebula P1 offre un compromis intéressant, capable d’allier confort visuel, latence contenue et son plus ample que celui d’un simple écran d’ordinateur portable ou d’un petit téléviseur.

Anker Soundcore Nebula P1​Audio, des enceintes détachables pour des scènes très larges

La partie audio est sans aucun doute l’un des piliers de l’argumentaire du Nebula P1. Là où la plupart des projecteurs portables se contentent de haut‑parleurs intégrés modestes, souvent dirigés vers l’arrière ou les côtés, le P1 propose deux enceintes stéréo détachables totalisant 20 W, conçues en partenariat avec le spécialiste norvégien SEAS.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Fixées magnétiquement sur le dessus du châssis lorsqu’on ne les utilise pas séparément, elles se chargent via le projecteur et se connectent en sans‑fil avec une latence faible, suffisamment pour rester parfaitement synchronisées avec l’image. Une fois placées de part et d’autre de l’écran, elles créent une scène sonore nettement plus large et précise que ce que l’on trouve habituellement sur ce segment, avec des dialogues qui semblent provenir de la zone de l’image plutôt que d’un point unique proche du projecteur.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Le rendu global est solide pour un produit d’entrée/milieu de gamme : les médiums sont clairs, les voix bien détachées et les effets latéraux crédibles, même si la profondeur des graves reste limitée par la taille des haut‑parleurs. Il ne faut pas s’attendre à la puissance et à l’impact d’une véritable barre de son avec caisson, mais pour sonoriser un salon d’une taille petite à moyenne, le P1 se débrouille très bien sans aide extérieure.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

On note toutefois deux limites : un volume maximal qui pourrait être un peu plus généreux pour des usages en extérieur ou des grandes pièces, et une signature sonore qui manque parfois de chaleur pour ceux qui privilégient un rendu plus rond, notamment sur la musique.

Autre atout, les enceintes peuvent être utilisées indépendamment du projecteur comme simples enceintes Bluetooth, avec une autonomie annoncée proche de 20 heures, ce qui en fait de véritables compagnons audio pour des journées entières. Elles sont par ailleurs certifiées IP54, donc résistantes aux éclaboussures et à la poussière, ce qui rassure lorsqu’on les pose près d’une piscine ou dans un jardin.
L’autonomie de chaque enceinte s’affiche lorsqu’on presse le bouton Paramètres de la télécommande.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Anker Soundcore Nebula P1L’interface, du Google TV dans sa version la plus récente

Le Nebula P1 s’appuie sur Google TV avec les nouveaux menus de configuration notamment en ce qui concerne les réglages d’image. En effet, ils sont disponibles dans la rubrique Afficher et restent sur le côté droit de l’image permettant ainsi de voir les modifications apportées lorsqu’on change quelque chose.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

Sinon, on retrouve l’interface familière des téléviseurs fonctionnant sous Google TV, avec un écran d’accueil centré sur les contenus et des recommandations qui agrègent films, séries et vidéos issus de différentes plateformes. Netflix, YouTube, Disney+, Prime Video et la plupart des grands services sont disponibles en versions natives, sans bidouilles, ce qui n’est pas toujours garanti sur des projecteurs de cette catégorie de prix. La navigation reste fluide.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

L’application Nebula Connect disponible sur smartphone permet en outre de transformer le téléphone en télécommande alternative, voire de s’aider de celui‑ci pour optimiser certains réglages, ce qui plaira aux utilisateurs qui aiment tout faire depuis leur mobile.

L’ensemble reste assez convivial, même si la profondeur des options d’image peut impressionner au premier abord. Heureusement, les modes préconfigurés offrent un point de départ suffisamment solide pour qu’on se contente souvent d’un simple changement de profil selon le type de contenu ou la luminosité de la pièce.

Anker Nebula P1 // Source : Sylvain Pichot – Frandroid

En parallèle, la présence de Google Cast et de Nebula Cast rend l’envoi de contenus depuis un smartphone ou un PC extrêmement simple, sans avoir besoin de fouiller dans des sous‑menus ou de jongler avec des codes.

Anker Soundcore Nebula P1Consommation et nuisance sonore

Concernant la consommation, le Nebula P1 se montre plutôt raisonnable pour un projecteur LED de ce type. Les mesures autour de 71 W via l’alimentation USB‑C confirment sa relative sobriété, ce qui facilite son association avec une grosse batterie externe ou une petite station d’énergie sans vider celle‑ci en quelques dizaines de minutes.

Côté bruit, le P1 se montre agréable à l’usage, avec un niveau de ventilation mesuré à moins de 35 dB, ce qui reste très discret pendant un film ou une série. En pratique, le souffle du ventilateur se fait vite oublier, surtout lorsque les enceintes détachables sont en service et qu’on se concentre sur le contenu à l’écran. Ce comportement silencieux est d’autant plus appréciable que le projecteur se trouve souvent relativement proche de la position d’écoute, posé sur une table basse ou un meuble devant le canapé.

Anker Soundcore Nebula P1Date de sortie et prix

Le Nebula P1 est proposé à un prix de lancement d’environ 799,99 euros.

Notre avis sur L' Anker Nebula P1

Design
9
Le design du Nebula P1 réussit à associer praticité et personnalité, avec un format tour monté sur gimbal, une poignée de transport et des enceintes aimantées qui donnent immédiatement le ton. Les matériaux et l’assemblage donnent confiance, l’ensemble respire le sérieux et le souci du détail sans tomber dans le tape‑à‑l’œil gratuit.
Connectique
8
La connectique se montre bien adaptée à l’usage visé avec HDMI, USB‑A, USB‑C Power Delivery, sortie jack et connectivités Wi‑Fi/Bluetooth, Chromecast et Nebula Cast. Pour un projecteur portable, c’est largement suffisant, même si l’absence de second HDMI ou de port Ethernet pourra faire tiquer les utilisateurs les plus exigeants en installation fixe mais dont ce n’est pas vraiment la vocation.
Écran / affichage
8
La qualité d’image du Nebula P1 est meilleure que ce que l’on attend habituellement d’un portable de cette puissance. Le piqué en Full HD est convaincant, les couleurs sont riches (trop avec les paramètres par défaut) demandant quelques réglages pour être optimales, et la gestion des détails dans les ombres surprend agréablement dans une pièce assombrie. Le HDR reste anecdotique mais exploitable dans certains cas.
Luminosité
7
Avec 650 lumens ANSI mesurés, le P1 offre une luminosité cohérente et correcte pour un usage en soirée ou dans une pièce modérément assombrie. En revanche, il montre ses limites dans un environnement très lumineux, ce qui est attendu pour ce type de produit. On obtient le meilleur résultat en restant sur des bases de 80 à 100 pouces.
Logiciel
9
L’adoption de Google TV fait basculer le Nebula P1 dans une autre catégorie que beaucoup de concurrents sous Android TV basique. L’accès natif aux grandes plateformes, la richesse du Play Store, la fluidité générale et les possibilités de personnalisation en font un environnement logiciel très complet. L’application Nebula Connect apporte une couche supplémentaire de confort pour les réglages et le contrôle.
Audio
8
La section audio est clairement au‑dessus de la moyenne pour un projecteur portable grâce aux enceintes détachables SEAS qui offrent un son stéréo large, clair et équilibré. Si les basses ne rivalisent pas avec un vrai système home cinéma et que le volume pourrait être un peu plus élevé, l’ensemble reste convaincant pour les films, les séries et les jeux dans une pièce de taille normale.
Note finale du test
8 /10
Le Nebula P1 est un vidéoprojecteur portable qui réussit à offrir une expérience cinéma assez convaincante à domicile sans renier sa vocation nomade. Son image se montre plus convaincante que ce que la fiche technique pourrait laisser supposer, à condition de rester dans des diagonales raisonnables et de soigner la gestion de la lumière ambiante. Dommage que les couleurs soient trop saturées mais dans ce domaine, toutes les marques à part quelques très rares exceptions font la même chose.

On apprécie les nombreuses options de réglage permettent de s’adapter à différents contenus et à des goûts variés, qu’il s’agisse de films, de séries ou de jeux vidéo. L’interface Google TV est un vrai plus, mais c’est surtout du côté de l’audio que le Nebula P1 marque des points face à la concurrence grâce à ses enceintes détachables offrant une scène sonore stéréo largement supérieure à celle des projecteurs portables classiques, avec des dialogues clairs, une bonne spatialisation et la possibilité de les utiliser comme simples enceintes Bluetooth pour la musique.

Bien sûr, tout n’est pas parfait : luminosité limitée pour les séances en plein jour, contraste moyen, couleurs saturées donc et volume sonore qui pourrait être plus généreux dans de grandes pièces rappellent qu’on reste sur un projecteur portable et non un grand modèle de salon.

Points positifs de l'Anker Nebula P1

  • Enceintes détachables

  • Google TV complet

  • Image Full HD soignée

  • Installation très simple

Points négatifs de l'Anker Nebula P1

  • Pas de batterie intégrée mais pouvant être alimenté par une batterie externe

  • Luminosité limitée jour

  • Contraste seulement moyen

  • Volume sonore perfectible

Recherche IA boostée par
Perplexity