Un nouveau bug majeur touche les processeurs Intel et ne peut être corrigé que par les systèmes d’exploitation. Un patch qui devrait affecter fortement les performances des machines Intel.

Les processeurs Intel sont victimes d’une grave erreur de conception, c’est ce que rapportent nos confrères de The Register. Pour être corrigé, ce problème demande une mise à jour du système d’exploitation, car il ne serait pas possible de le corriger avec une mise à jour du microcode du processeur lui-même. En attendant que le noyau de Windows et de Linux soit mis à jour, les détails du problème seront gardés sous embargo.

Qui est touché ?

Bien que les détails manquent encore, il semblerait que tous les processeurs d’Intel depuis au moins 10 ans soient touchés par ce problème. Cela comprend donc l’écrasante majorité des ordinateurs en circulation, mais aussi une certaine partie des machines du cloud de Microsoft, Google et Amazon qui devront subir des mises à jour et des redémarrages dans les jours à venir.

Un patch qui va baisser les performances des processeurs Intel

Pour corriger cette faille, les systèmes d’exploitation doivent revoir le fonctionnement de la mémoire virtuelle et la séparation entre les espaces mémoire utilisateur et l’espace mémoire réservé au noyau. Selon l’application et l’âge du processeur, la baisse de performance pourrait aller de 5 à 30 %. Lorsque la faille sera publique, on imagine qu’Intel détaillera les baisses de performances à attendre, selon le modèle du processeur.

AMD a déjà indiqué ne pas être concernée par le bug et pourrait donc bénéficier d’un écart de performances avec ses propres puces, alors que le fabricant est en plein retour sur le devant de la scène avec son architecture Ryzen.

De quoi motiver Apple et Microsoft dans leurs travaux sur ARM

Cette histoire devrait une nouvelle fois donner des arguments à Apple et Microsoft qui travaillent à développer une alternative à Intel sur leur plateforme de bureau, MacOS et Windows. Le premier préférera sans doute utiliser ses propres puces à l’avenir, conçu en interne et dont il a le contrôle total. Quant à Microsoft, l’éditeur se tourne pour le moment vers Qualcomm, un partenaire historique, pour créer un marché de l’ordinateur Windows où trois concurrents s’affronteront désormais : AMD, Intel et Qualcomm.

Une vente de stock options suspecte à la tête d’Intel

Le 29 novembre 2017, Brian Krzanich, le patron d’Intel, revendait le maximum de stock option autorisé par son contrat, ce qui lui laisse exactement 250 000 actions, alors qu’il en possédait plus de 490 000 auparavant. Cette transaction lui a rapporté 11 millions de dollars.

D’après nos confrères spécialisés du Motley Fool, cette transaction laisse penser que le patron d’Intel n’avait plus vraiment confiance dans l’avenir de l’entreprise qu’il dirige à court terme. À la lumière des événements récents, la transaction du CEO devient encore plus suspecte.