Après le rachat des drones Titan Aerospace et le projet de ballons Loon par Google, c’est à présent Facebook qui serait en train de tester des drones alimentés grâce à l’énergie solaire, capables de rester en vol plusieurs mois. Le but ? Donner accès à Internet à des populations peu desservies.

Aquila

Facebook détient des drones dont l’envergure des ailes est celle d’un Boeing 737

Ce sont des images intrigantes que celles relayées par le magazine WIRED à propos des drones Facebook. La forme de ces drôles d’oiseaux est aussi inhabituelle que leur taille, avec leur carénage fin recouvert de plaques photovoltaïques. Leur envergure est telle qu’elle peut être comparée à celle des ailes d’un Boeing 737. En bien plus léger toutefois, puisque l’armature de ces drones hors du commun est conçue en fibre de carbone, un matériau aussi résistant qui ne pèse pas lourd.

Facebook

Facebook avec ce projet intitulé Aquila vient concurrencer Google sur son terrain, après que celui-ci a subi des déboires avec ses drones. En mai dernier en effet, l’un de ses drones solaires, Solara 50, s’était crashé immédiatement après le décollage au Nouveau-Mexique. Cette fois les tests Facebook seront effectués jusqu’à ce que la technologie soit stable pour pouvoir les employer sur le terrain. L’équipe d’ingénieurs du projet Aquila estime pouvoir démarrer les lancements des drones d’ici la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.

La technologie laser installée sur les drones Aquila de Facebook devrait servir à transmettre des signaux Internet extrêmement précis vers la Terre, et ainsi fournir une connexion à des populations qui n’y ont pas facilement accès habituellement. Ce qui est amusant, c’est que parallèlement, Boeing réfléchit à des drones capables d’infiltrer les réseaux Wi-Fi. Derrière cet enjeu, Facebook souhaite étendre le nombre de personnes connectées, et son marché avec. Google a pour sa part lancé deux projets sur le même thème, ses drones, via le Projet Wing, démarré en 2012 avec une équipe d’ingénieurs, et Loon, des ballons gonflés à l’hélium et envoyés à 20km de distance de la Terre.

À terme, les drones Aquila devront être capables de rester en vol plus de 90 jours.