Samsung propose une foultitude de smartphones estampillés Galaxy, dont une brochette de S4 déclinés en différents usages et fonctions. Du côté des phablettes, on connait plutôt sa série Note, tandis que les Galaxy « classiques » n’excèdent pas un format 5 pouces. C’était sans compter sur le tout récent Galaxy Mega 6.3, dont la diagonale ferait pâlir un Huawei Ascend Mate ! Nous l’avons testé pour vous. 

Samsung Galaxy Mega


Quelques mots d’abord pour nous familiariser avec ce Galaxy Mega qui semble si bien porter son nom. Samsung l’a équipé d’un écran Super Clear LCD de 6,3 pouces pour une définition HD (1280 x 720 pixels), mais aussi d’un Snapdragon 400, soit un processeur double-coeur Krait cadencé à 1,7 GHz et une puce Adreno 305. Côté mémoire, cette phablette sous Android Jelly Bean 4.2.2 propose 1,5 Go de RAM ainsi que, dans notre version de test, 8 Go d’espace de stockage extensible via une carte microSD. Le tout est alimenté par une batterie de 3200 mAh et supporte le réseau 4G… Mais n’est pas livré avec le fameux S-Pen, le stylet qui fait une partie du succès de la série Galaxy Note. Son prix ? Un peu moins de 500 € chez les revendeurs en ligne.

 

Caractéristiques techniques

ModèleSamsung Galaxy Mega
VersionAndroid 4.2.2

Jelly Bean
Écran6,3 pouces
Résolution720 x 1280 pixels
TechnologieDalle Super Clear LCD
Densité de pixels233 ppp/ppi
Traitement contre les chocsNon
Processeur (CPU)Qualcomm Snapdragon 400 double-coeur 1,7 GHz
Chipset graphique (GPU)Adreno 305
Mémoire vive (RAM)1,5 Go
Mémoire interne (ROM)8 Go
Support microSD-HCOui jusqu'à 64 Go
APN (Caméra)8 mégapixels
Caméra frontale1,9 mégapixels
Carte SIMMicro SIM
WiFi - Wi-Fi DirectOui, a/b/g/n/ac - Oui
DLNA - Hostpot WiFi
Hotspot Bluetooth - Hotspot USB
Oui - Oui

Oui - Oui
BluetoothBluetooth 4.0
Réseaux4G LTE
NFC (Near Field Communication)Oui
Boussole - GPSOui - Oui
Accéléromètre - GyroscopeOui - Oui
Capteur de proximité et lumièreOui - Oui
Port micro-USB - HDMIOui - MHL
Tuner FM (Radio)Non
Sortie jack 3,5 mmOui
Amélioration sonoresOui
Batterie3200 mAh
Dimensions167,6 x 88 x 8 mm
Poids199 grammes
DAS0,142 W/Kg
Prix conseillé~ 449 euros

 

Contenu du coffret

Livré, comme les derniers terminaux de Samsung, dans un boitier imitation bois et fabriqué en papier recyclé, le Samsung Galaxy Mega est livré avec quelques accessoires :

  • Le Samsung Galaxy Mega (évidemment !)
  • Un chargeur secteur blanc
  • Un cordon micro USB / USB blanc
  • Un kit d’écouteurs intra-auriculaires blancs + 3 jeux d’embouts en silicone
  • Un guide de prise en main rapide
  • Un adaptateur pour cartes microSD… et une carte microSD de 4 Go

Samsung Galaxy Mega

 

Tour du propriétaire

On ne va pas vous rejouer le couplet du design by Samsung, totalement caractéristique des derniers terminaux du Coréen, du moins depuis la sortie de son Galaxy S4. Comprenons-nous : le Galaxy Mega n’est autre qu’un S4 gonflé aux hormones, en témoignent ses tranches ou son dos, copies presque conformes de leurs illustres cousins. A une différence près : les dimensions du Mega, qui atteignent ici 167,6 x 88 x 8 mm pour la bagatelle de 199 grammes. On reste sous le cap psychologique des 200 grammes, mais avouons tout de suite que vous aurez du mal à oublier votre Mega dans votre poche… si tant est que votre pantalon ou votre veste puisse accueillir un tel engin. Et n’oublions pas que si Samsung reste en deçà des 200 grammes, ce n’est que parce qu’il privilégie ce matériau plastique que d’aucuns jugent visuellement cheap, mais qui a le mérite d’être à la fois solide et léger.

Samsung Galaxy Mega Samsung Galaxy Mega

Le Samsung Galaxy S4 ne semble-t-il pas lilliputien ?

A l’avant, le Mega, autour de son écran de 6,3 pouces aux bords relativement amincis, présente les pointillés gris sur un fond noir caractéristique du S4. La même batterie de capteurs (luminosité, proximité) et la LED de notification à gauche du haut-parleur sont de la partie, tout comme une caméra de 1,9 mégapixels dédiée à la visiophonie. Sur un écran de cette taille, les amateurs pourront s’en donner à coeur joie. L’espace situé sous l’écran, plutôt mince compte tenu de la taille de la bête, reprend les classiques de Samsung, qui préfère ajouter des touches de contrôle sous l’écran ainsi qu’un bouton physique, plutôt que de se contenter des commandes entièrement tactiles qu’autorise Android à l’intérieur de son écran. A gauche, on trouve ainsi une touche Paramètres, tandis qu’à droite se situe la touche Retour, toutes deux entourant un bouton physique Home au contour argenté. Samsung procède toujours ainsi, mais cela prend ici tout son sens : la touche Retour fait bien de se situer à droite, étant la commande la plus souvent utilisée, car à une main, impossible d’atteindre la touche Menu ! Les deux commandes ne sont pas dessinées à l’écran, ce qui rend l’ensemble plutôt élégant, mais fera râler les néophytes dans le monde de Samsung. Sur les tranches latérales, on retrouve l’effet aluminium plat du Galaxy S4.

Samsung Galaxy Mega

A droite, le bouton d’allumage a été déplacé aux deux tiers de l’arête, permettant de l’utiliser sans problème au pouce, tandis que la tranche gauche ne présente qu’une barre de réglage du volume.

Samsung Galaxy Mega

Au-dessus, le Mega arbore une prise jack 3,5 mm ainsi qu’un point noir qui n’est autre qu’un port infrarouge, option signant son grand retour cette année. Le port micro USB (MHL) est quant à lui placé sous le terminal.

Samsung Galaxy Mega

L’arrière du Galaxy Mega présente une coque en plastique fin, souple et surtout amovible. En bas, un haut-parleur, et en haut, centré, un capteur photo de 8 mégapixels surplombant un flash LED. Qui dit coque amovible, dit batteries interchangeables : on ne le fait pas nécessairement souvent, mais cela a tendance à rassurer. Notez que les emplacements microSIM et microSD sont situés sous ladite coque, le changement de la carte mémoire ne demandant pas que l’on ôte la batterie. L’impression en main ? Le Galaxy Mega est grand, très grand, voire trop grand (tout pile la taille de ma main, pour vous donner un ordre d’idée). A en juger par les regards étonnés des voyageurs dans le métro, le format n’est pas encore passé dans les moeurs… Il est quasiment impossible de taper un message à une main, et l’on a toujours peur de lâcher la phablette en cours d’appel, même si le Mega ne tient pas mal en main. Et l’absence de stylet livré avec ce modèle se fait cruellement sentir… Nous y reviendrons plus loin dans ce test.

Samsung Galaxy Mega

 

Qualité de l’écran

Sur une dalle de 6,3 pouces, Samsung a opté pour une technologie Super Clear LCD couplée à une définition HD. Cette technologie a ses avantages : contrairement à l’AMOLED, elle évite l’affichage de couleurs trop « fluos », mais en contrepartie, n’éteignant pas ses pixels, ne fait que se rapprocher au mieux des résultats de ses petits camarades. Si l’on passe aux faits, on constatera d’emblée quelques points : pour commencer, les angles de vision sont bons. Ca compte plutôt quand on tient tant bien que mal son téléphone dans la main !  Côté luminosité et reflets, le résultat m’a convaincue, n’ayant pas rencontré de problème particulier en plein soleil, même si le Mega n’est pas un modèle de luminosité. Par contre en termes de définition, la déception guette… Passé le lockscreen qui, avec ses belles couleurs, crée un joli miroir aux alouettes, on se rend clairement compte que du 1280 x 720 pixels, c’est bien peu sur une phablette de cette envergure. On n’ira pas jusqu’à dire que les pixels sautent à l’oeil, mais on sent un petit manque de précision contrariant. D’autant plus que l’on aurait apprécié d’afficher de la Full HD en lecture vidéo sur un tel écran. Après tout, c’est presque une tablette de 7 pouces… et son métier, c’est avant tout le multimédia. Si l’on passe aux couleurs, on constatera que le noir, un peu gris, s’en sort sans encombre, et ce malgré de légères fuites lumineuses sur le pourtour de l’écran. Chez le blanc, la comparaison met en évidence le manque de luminosité du Galaxy Mega comparé à ses confrères (en bas à droite), tout en conservant à l’esprit qu’il a le mérite de présenter une couleur équilibrée, qui ne tire ni vers le bleu, contrairement à l’Alcatel One Touch Star, ou vers le rose, comme c’est le cas chez l’Archos 53 Platinum. Dans l’ordre ci-dessous :

Alcatel One Touch Star – Alcatel One Touch Scribe Easy – LG Optimus L3 II – Archos 53 Platinum – Wiko Cink Five – Samsung Galaxy Mega

Ecran Mega

En ce qui concerne le rouge, le Galaxy Mega s’en sort bien, avec une couleur équilibrée, contrairement à l’AMOLED qui produit un coloris un peu trop flashy, tandis que l’Archos tire vers l’orange, sans parler des autres qui manquent de luminosité.

Ecran Mega

Même combat lors de l’affichage du vert, où l’Archos tourne un peu trop marron à notre goût, tandis que le Galaxy Mega, toujours dans une couleur équilibrée, manque un peu de luminosité.

Ecran Mega

Pour finir avec le bleu, Wiko remporte clairement la palme de la couleur la moins fidèle, avec un bleu beaucoup trop clair et bardé de fuites lumineuses sur les côtés. Le Mega en a aussi, mais pour une couleur plutôt naturelle, quand le One Touch Star reste trop vif et l’Archos trop foncé.

Ecran Mega

Dans l’ensemble, l’affichage montre une luminosité loin d’être au top de ce qui peut se faire actuellement, mais très correcte au demeurant, et présente un panel de couleurs homogènes. C’est sans compter cette définition HD étriquée à notre goût, et la réactivité de l’écran qui laisse parfois à désirer. Cliquer deux fois sur une icône ou rater une partie de Ruzzle car l’écran refuse de prendre en compte votre appui ? Las, cela arrive bel et bien. Nous y reviendrons plus loin, lorsque nous évoquerons les performances du Mega.

Logiciel

Les habitués de Samsung connaissent parfaitement l’interface maison du Coréen, TouchWiz UI couplé à Android 4.2.2, ce qui en soi est plutôt une bonne nouvelle, car le Galaxy S3 attend toujours de passer sur cette version de Jelly Bean – car oui, le Galaxy Mega n’est autre qu’un Galaxy S3 en grand, et non un Note croisé avec un S4. Je m’explique. Avec un hardware nettement inférieur à ce que l’on peut trouver chez un Galaxy S4 (les benchmarks sont sans appel à ce propos) et une absence de fonctionnalités développées pour une telle taille d’écran, le Mega apparaît malheureusement comme une version agrandie d’un smartphone un peu ancien, sans réelle valeur ajoutée. Pour faire un rapide tour de la partie logicielle, on retrouve du classique de Jelly Bean, soit la fonction DayDream (affichage d’informations sur l’écran de verrouillage), mais aussi l’affichage de commandes rapides lorsque l’on abaisse la barre de notifications à deux doigts (à un doigt, on accède à la barre de notifications classiques incluant les messages reçus, les appels…). Rappelons qu’avec Jelly Bean 4.2.2, les commandes rapides incluses par Samsung à la barre de notifications (sur une ligne, à faire défiler de gauche à droit) font un peu doublon avec la page de commandes désormais accessible à deux doigts…

Galaxy Mega

Quoi qu’il en soit, l’essentiel est là, et c’est ce que l’on demande. L’essentiel et le superflu, car chez Samsung, on aime les applications maison. Selon ses besoins, chacun appréciera la présence de :

– S Planner : une alternative à votre agenda
– S Translator : le système de traduction de Samsung, auquel on a tendance à privilégier le traditionnel Google Traduction
– Story Album : de quoi créer des livres photo à partager, voire à faire imprimer ; l’application fonctionne bien, avec un gigantesque widget à la clé sur l’écran d’accueil. Pas indispensable, mais sympathique au demeurant.
– S Memo : application de saisie de notes, via un clavier ou en écrivant sur l’écran avec le doigt (ou un stylet, si vous avez investi)
– ChatON : le service de messagerie instantanée de Samsung
– WatchOn : l’application, liée au capteur infrarouge du smartphone, permet à l’utilisateur d’utiliser son Mega comme télécommande et de consulter les programmes TV
– Air View : possibilité de passer le doigt au-dessus de l’écran pour visualiser le contenu d’un dossier (un album photo, par exemple)… Encore faut-il ne pas trembler !

Au rang des grands absents, on remarquera que le Mega est dépourvu de tuner FM, une fonctionnalité pourtant plébiscitée par bon nombre de mobinautes. Autre regret, cette fois concernant l’ergonomie du smartphone : si Samsung facilite la tâche à l’utilisateur dans certaines circonstances, rien n’est prévu au niveau du clavier. Samsung permet de décentrer le pavé de numérotation à droite ou à gauche de l’écran pour un usage facilité à une main, de même que pour la calculatrice. Aperçue notamment chez ZTE (avec le Grand Memo), la fonctionnalité fait défaut au clavier du Mega. Autant dire qu’il est très compliqué de taper un message à une main, malgré la présence bienvenue d’une ligne de chiffres au-dessus du clavier. C’est là que le S Pen aurait été grandement bienvenu, même si les défenseurs des phablettes peuvent toujours arguer qu’il est possible d’utiliser un stylet personnel (mais pas connecté)… qui ne se rangera pas dans le corps du smartphone. Qu’il s’agisse de l’option Air View, de la prise de notes avec reconnaissance d’écriture cursive ou de dessiner sur le Mega, sans stylet, voilà qui se montre finalement moins pratique que prévu, malgré la taille de l’écran de la phablette.

 Logiciel Galaxy Mega

 

Performances

Difficile de comparer le Galaxy Mega aux smartphones du moment, dans la mesure où il est plus grand que les autres, ou équipé d’un hardware différent. Sur le même segment, on pourra tout de même citer le Huawei Ascend Mate, lui-même équipé d’un processeur quad-core Huawei K3V2 à 1,5 GHz un peu différent du S400 du Galaxy Mega. Dans les faits, le Galaxy Mega semble moins bien armé que la concurrence, et même qu’un Galaxy Note 2. On relève, à l’usage, des petits ralentissements de-ci, de-là, des petits lags au niveau des widgets lorsque l’on déverrouille le terminal (widget météo, par exemple), ou encore des temps de réponse un peu décevants lorsque l’on clique sur des éléments de l’écran. On vous passe certaines occasions où l’écran, justement, refuse de percevoir le mouvement de votre main, ce qui peut être handicapant lorsque l’on utilise le Mega pour jouer.

De manière purement théorique, voici les scores que nous avons obtenus lors de nos tests, mais qui ne sont pas forcément (nous pouvons le confirmer) révélateurs de l’expérience utilisateur :

  • AnTuTu : 13382 (GN2 : 13213 lors de notre test, mais au-dessus du Mega dans le graphique de AnTuTu ; 15613 pour le Huawei Ascend Mate)
  • Epic Citadel : 57.0 fps
  • Nenamark 2 : 57.0 fps (Galaxy Note 2 : 57,9 fps)
  • Nenamark 1 : 59,7 fps (58,2 fps)
  • Quadrant : 6651 (5500 pour le Huawei Ascend Mate)
  • Linpack : Single thread 148,905 MFLOPS et Multi thread 303,904 MFLOPS

Benchmarks

A gauche, AnTuTu, et à droite, Quadrant. 

 

Autonomie

En termes d’autonomie, Samsung livre une copie très honnête. Il est évident qu’avec une batterie de 3200 mAh, l’autonomie théorique de la phablette était bien partie pour convaincre. Dans les faits, il est possible d’atteindre les deux jours ou presque si l’on n’utilise pas le smartphone pour jouer toute la journée ; de ce point de vue, et malgré la taille de son écran, c’est une très bonne surprise que nous fait là le Galaxy Mega. Parlons chiffres : pour 45 minutes de lecture vidéo en streaming (YouTube) avec luminosité poussée au maximum et WiFi activé, nous avons perdu 9 % de la batterie. En musique et pour un peu plus d’une heure d’écoute avec volume au maximum, le Mega a consommé 7 % de sa batterie. Pour améliorer tout cela, il convient d’activer les diverses options d’économie d’énergie présentes sur le terminal (Paramètres > Mon appareil > Mode économie d’énergie), et d’éviter de laisser WiFi/GPS allumés quand c’est inutile.

 

Communication

Phablette compatible avec le réseau 4G hexagonal, le Samsung Galaxy Mega est paré pour les quelques mois à venir, garantissant à ceux qui s’équiperont d’un forfait ad hoc des vitesses de téléchargement améliorées. Pour notre part, nous l’avons testé en 3G, et n’avons pas rencontré de problème. Le Galaxy Mega présente une bonne accroche réseau avec un son clair. Seul bémol, qui vous fera certainement sourire : en cours d’appel, vu sa taille, on a tendance à ne plus correctement « centrer » le terminal sur l’oreille, et à décaler le haut-parleur de quelques centimètres… Mieux vaut donc être attentif !

 

Multimédia

Photo et vidéo

En photo comme en vidéo, le Galaxy Mega n’a pas la prétention de jouer les photophones. Dotée d’un capteur dorsal de 8 mégapixels (1,9 mégapixel en façade) avec flash et autofocus – vous me direz que le Sony Xperia Z Ultra fait l’impasse sur le flash… – la phablette de Samsung rend des résultats corrects, en témoignent les résultats ci-dessous. En plein jour et avec une lumière correcte, le capteur intégré au Mega offre des résultats satisfaisants, avec un niveau de détails acceptables, même si on a actuellement des terminaux beaucoup plus performants. L’appareil profite d’un déclenchement et d’un autofocus rapides, même si on privilégiera une mise au point manuelle dans la plupart des cas. L’interface de Samsung ajoute quelques commandes rapides pour les amoureux d’Instagram : vous accéderez à des effets visuels à choisir avant déclenchement en cliquant sur la flèche située en bas de l’écran. Une molette, en haut à gauche, renvoie aux réglages (ISO, format…), tandis qu’un bouton « Mode » situé à gauche du déclencheur tactile, renvoie aux divers modes plus ou moins utiles définis par Samsung (Auto, Nuit, Beauté, Meilleures poses, Sports, Panorama, HDR, Son & Prise, Meilleure photo, Rafale).

Galaxy Mega appareil photo

A ce propos, un bouton déclencheur situé sur la tranche du Mega n’aurait pas été de refus, vu la taille de l’engin. Vous l’aurez compris en tout cas, les possibilités créatives sont riches grâce aux ajouts logiciels de Samsung, qui fait toutefois l’impasse sur PhotoSphere. Mais dès lors que la lumière vient à manquer, la déception guette : alors qu’en plein jour, le Mega a surpassé un Galaxy S3, en mode « Nuit », le smartphone de 2012 laisse apparaître des contours plus nets et moins de bruit que le Mega, mauvais élève en la matière. Voyez les photos ci-dessous pour comparaison :

Samsung Galaxy Mega

Avec le Galaxy Mega ci-dessus, en mode nuit, les zones lumineuses forment un halo blanc, tandis que les couleurs sont plutôt fidèles.

Galaxy S3

Avec le Galaxy S3, toujours en mode nuit, la gestion de la lumière est meilleure, même si les couleurs sont moins fidèles.

En plein jour cependant, les couleurs et détails sont plus riches chez le Mega :

Galaxy Mega

Un niveau de détails supérieur avec le Galaxy Mega.

Galaxy S3

Des couleurs un peu moins fidèles chez le Galaxy S3…

Ci-dessous, d’autres exemples de clichés pris via le Samsung Galaxy Mega.

En enregistrement vidéo, on observe un bon niveau de détails, avec un enregistrement en 1920 x 1080 pixels au format 16:9 et une stabilisation relativement correcte. Samsung autorise d’ailleurs l’utilisation de la plupart des modes « créatifs » avec son enregistreur vidéo, dont la fameuse fonction HDR. Dans l’ensemble, l’expérience est correcte et satisfaisante, puisqu’il faut tout de même rappeler que le Galaxy Mega n’a rien d’un très haut de gamme. Ci-dessous, un exemple de ce que vous pourrez obtenir :

Lien Youtube
Chaine Youtube FrAndroid

 

Musique 

S’il n’est pas particulièrement pratique d’écouter de la musique sur un smartphone qui ne rentre pas dans sa poche, le Galaxy Mega reste tout de même tourné vers l’écoute musicale – hors radio FM. Il embarque l’application maison du Coréen, Musique, ainsi que le Play Musique de Google, pouvant perdre au passage les novices dans la multiplication des applis. Reste que celle de Samsung, puisque ce sont les ajouts du constructeur qui nous intéressent, est plutôt bien faite, avec un classement clair et la présence d’un égaliseur. Le tout est fourni avec un classique de la marque, soit des oreillettes intra-auriculaires (blanches, alors que notre exemplaire est gris) accompagnées de trois jeux d’embouts en silicone. Rien de parfait ici, pour les véritables amateurs de musique, mais on notera que Samsung a opté pour un cordon plat anti-noeuds plutôt bienvenu.

 

Test Conclusion Le verdict

design
7
Grand, titanesque, gigantesque, inapproprié à la plupart des poches, le Galaxy Mega porte bien son nom. Il présente le même design qu'un Galaxy S4 en un peu plus grand, de ses arêtes couleur métal à son dos à petits motifs. On aime ou on déteste, mais pour un terminal de cette taille, Samsung rend une copie soignée. Reste que l'on connaît par coeur les Galaxy de Samsung, et qu'un souffle de nouveauté nous aurait réellement plu. Bien, donc, mais sans originalité, et à destination d'un public restreint.
écran
6
Avec un écran de cette taille, Samsung propose une expérience multimédia très confortable. Les couleurs sont homogènes, la luminosité suffisante, mais la définition laisse encore à désirer, avec une toute petite densité de pixels en comparaison des smartphones du marché. On n'en a pas conscience en permanence, fort heureusement ! La réactivité n'est toutefois pas toujours de mise, et un stylet aurait été bienvenu puisque, quelle que soit la taille d'un écran, dessiner avec le doigt relève de l'utopie.
caméra
7
Pas mal, c'est tout ce que l'on pourra dire. Il manque un bouton déclencheur sur ce grand terminal, qui compense toutefois par un niveau de détails correct. Le Mega trouve toutefois rapidement sa limite lorsque la luminosité n'est pas suffisante, ce qui reste dommage.
logiciel
7
TouchWiz, on aime ou on déteste, mais on constate du moins que l'interface est plutôt gourmande en ressources. Ceci étant, les fonctionnalités sont nombreuses (trop ?) et il y en aura pour tout les goûts. En ce qui concerne le Mega à proprement parler, il manque quelques fonctionnalités adaptées à la taille de l'écran, dont un clavier décentré. Samsung rend donc ici une copie incomplète.
performances
6
Sur le papier, le Mega propose de bonnes performances, mais qui ne se traduisent pas exactement dans l'expérience utilisateur. Autant la phablette convainc en utilisation multimédia (lecture vidéo), autant en usage global (navigation dans les menus, ouverture des applications, etc.), le Mega nous laisse sur notre faim. Des mises à jour devraient cependant améliorer tout cela.
Note finale du test 7/10
Le Samsung Galaxy Mega ne s'adresse pas à monsieur ni madame tout le monde. Très grand, voire trop pour ceux qui passent du temps au téléphone, il complique la tâche aux rédacteurs de SMS effrénés, d'autant plus que le software n'est pas encore suffisamment adapté à un écran de cette taille. Il souffre de plus d'une définition un peu juste sur une telle dalle.
Positionné sur un bon milieu de gamme avec un tarif de 450 €, le Galaxy Mega assure finalement le minimum, mais sans réellement briller sur un point particulier. Pour se démarquer, il compte essentiellement sur sa taille, mais doit se passer de stylet et sans arborer un design qui le démarquerait d'un Galaxy S4. Bref, le Mega manque un peu de saveur et intéressera surtout ceux qui souhaitent s'équiper d'une petite tablette mais sans pour autant investir dans un second produit... et pour qui les appels vocaux sont secondaires. Aussi dubitatif puisse-t-il nous laisser, le Galaxy Mega 6.3 ne devrait pas rester seul sous le préau : dans la cour de l'école, ces phablettes pour amateurs de multimédia commencent à proliférer. Reste à prouver aux mobinautes qu'ils ont réellement besoin d'une mini-tablette au quotidien.
  • Points positifs
    • Affichage adapté au multimédia
    • Connectivité 4G
    • Qualité photo correcte
    • Légèreté
  • Points négatifs
    • Légers ralentissements
    • Absence de stylet
    • Clavier non-décentré
    • Mémoire interne de 8 Go

 

Disponibilité

Le Samsung Galaxy Mega est actuellement disponible chez divers revendeurs :