Le fabricant canadien a annoncé le départ de trois de ses principaux directeurs. Des départs qui s’inscrivent dans son plan de restructuration et de réduction des coûts.

A Canadian flag waves in front of a Blackberry logo at the Blackberry campus in Waterloo

BlackBerry tente toujours de se restructurer. Le fabricant canadien de smartphones a annoncé lundi le départ de trois hauts responsables, dans un communiqué. Il s’agit de Kristian Tear, son directeur des opérations, du Français Frank Boulben, directeur marketing, ainsi que Brian Bidulka, directeur des finances.

Ce dernier a toutefois accepté de rester au sein de l’entreprise pour quelques mois au titre de conseiller spécial du président directeur général par intérim, John Chen. Il occupera ce poste jusqu’au début de l’année prochaine. Il sera ensuite remplacé par James Yersh, un ancien de Cognos, une filiale d’IBM et du cabinet Deloitte. Il travaille chez BlackBerry depuis 2008. Une annonce qui a influencé favorablement sur le cours de l’action au Nasdaq, prenant 1,6 % à 6,34 dollars.

C’est dans le cadre de sa stratégie de réduction des coûts et du personnel que BlackBerry a entamé ce plan de restructuration, qui devrait a priori pallier les pertes liées au lancement raté de BlackBerry 10, son nouveau système d’exploitation introduit au début de l’année.

Rappelons que BlackBerry a finalement rejeté des plans de rachat, préférant rester indépendant. L’entreprise a toutefois opté pour une augmentation de capital de l’ordre d’un milliard de dollars sous forme d’emprunt convertible en actions. Et c’est le fonds de pension canadien Fairfax, principal candidat au rachat de la firme et actionnaire majoritaire de la société, qui a pu renforcer sa position dans l’entreprise en prenant part à cette augmentation de capital. Il a toutefois été soutenu par d’autres gestionnaires de fonds canadiens auxquels s’est ajouté Qatar Holding.

Il y a quelques mois, BlackBerry a annoncé la suppression de 4500 postes, correspondant à 40 % de l’ensemble de ses salariés. Une nouvelle accompagnée d’une autre annoncée : celle de la perte d’un milliard de dollars au deuxième trimestre 2013.