Le champ des objets connectés ne se résout pas seulement au bien-être et au confort. En effet, une start-up de la Silicon Valley a développé une arme intelligente à destination des services de police.

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Derrière ce projet d’arme connectée se cache Yardam. Cette petite société californienne, créée seulement il y a 18 mois, a réussi à lever 1,5 million de dollars pour développer son dispositif. Il s’agit en fait d’un petit capteur implanté dans la crosse de l’arme à feu, autorisant à celle-ci de communiquer avec un smartphone. Ce dispositif permet de déterminer si l’arme se trouve ou non dans son étui et si elle a fait feu. Dans ce cas, le module peut établir un véritable mini rapport balistique en enregistrant la direction de la visée du tireur et en le géolocalisant.

Ces informations sont ensuite récupérées via Bluetooth par le smartphone de l’agent de police, chiffré puis envoyé dans un cloud spécifique pour analyse. Des données capitales qui pourront éclairer les enquêteurs, mais qui visent surtout à éviter les bavures policières. En effet, ces derniers mois plusieurs drames ont secoué l’actualité américaine. Notamment l’affaire Ferguson, où un jeune de 18 ans non armé avait était abattu par un policier. Cet événement tragique avait alors relancé le débat pour un meilleur encadrement de l’action policière. En réponse, le département de police de Ferguson a décidé d’équiper ses agents de caméras pour filmer leurs patrouilles quotidiennes.

Cette initiative a abouti à une pétition de la Maison-Blanche afin de généraliser ce dispositif dans tout le pays. Elle a recueilli 150 000 signatures. Notons qu’en France, 235 caméras sont également testées sur des policiers depuis plus d’un an. Le capteur de Yardam (prévu au départ pour les particuliers) se destine donc désormais à l’équipement des forces du maintien de l’ordre. C’est dans ce cadre que ce dernier est actuellement testé par les agents du comté de Santa Cruz (Californie) et Carollton (Texas). La technologie de Yardam est plutôt bien accueillie par les forces de l’ordre. De l’avis de Phil Wowak, shérif du comté de Santa Cruz : « chaque shérif et chef de police du monde entier devrait se pencher sur ce produit pour l’avenir de son département« .