Ma prise en main de la tablette la plus fine du monde qui veut détrôner l’iPad Pro

Tablettes tactiles • 2026

Dans un marché des tablettes haut de gamme largement dominé par Apple et Samsung, Honor tente une percée audacieuse. La Honor MagicPad 4 n'est pas qu'une simple mise à jour de la MagicPad 2 ou 3, c’est la tablette la plus fine du monde ! 
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La Honor MagicPad 4 est la tablette la plus fine du monde, encore plus que l’iPad Pro qui excellait pourtant déjà en ce domaine. Et ce n’est pas pour autant qu’elle sacrifie sa configuration. Un processeur Snapdragon encore jamais vu dans une tablette, une énorme batterie, un écran Oled au bon format pour le multimédia, rien que la fiche technique me donnait envie de la prendre rapidement en main. 

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C’est chose faite, je l’ai depuis une dizaine de jours et j’ai déjà pu bien avancer sur mes tests. Voici donc mon premier ressenti sur cette tablette Android qui pousse la concurrence pour se faire une place aux côtés des plus grands, mais à un prix bien plus intéressant.

Fiche technique

Modèle Honor MagicPad 4
Dimensions 273,4 mm x 178,8 mm
Taille de l’écran 12,3 pouces
Définition 3000 x 1920 pixels
Densité de pixels 290 ppp
Technologie de l’écran OLED
Modèle du processeur Snapdragon 8 Gen 5
Mémoire vive (RAM) 12, 16 Go
Mémoire interne 256, 512 Go
Appareil photo (dorsal) 13 Mp
Appareil photo (frontal) 9 Mp
Wifi Wi-Fi 7 (be)
Bluetooth 6.0
NFC Non
Étanche Inconnu
Poids 450 grammes
Couleurs Blanc, Gris
Fiche produit

Design : Une prouesse d’ingénierie à 4,8 mm

Je pense que je n’oublierai pas mon premier contact avec la Honor MagicPad 4. C’est bête, on parle d’une tablette, mais quelle finesse !

Honor a réussi l’exploit de réduire l’épaisseur à seulement 4,8 mm. Pour situer le contexte, c’est plus fin que l’iPad Pro 13 (5,1 mm) et l’iPad Air 13 (5,6 mm). Cette quête de la minceur ne se fait pas au détriment de la légèreté, puisque l’appareil pèse environ 450 grammes.

En main, elle flotte, c’est une feuille, mais elle n’inspire pas pour autant de crainte quant à sa solidité. Pour cela, on peut compter sur un châssis en métal unibody qui offre une excellente finition. Deux coloris sont disponibles : Gris et Blanc. Classique.

La prise en main est sublimée par des bordures ultra-fines de moins de 4 mm qui offrent un ratio écran/corps de 93 %. L’écran Oled est vraiment magnifié ainsi. 

Malgré sa finesse extrême, la Magic Pad 4 conserve un système à huit haut-parleurs qui nous avait déjà plu sur la Magic Pad 2. 

Écran : l’OLED qui défie le soleil

L’affichage est l’un des gros points forts de cette tablette. Honor abandonne la technologie LCD de la MagicPad 3 pour une dalle OLED de 12,3 pouces. La définition 3K de 3000 x 1920 pixels assure une densité de 290 PPI. La dalle est au format 16:10 environ. C’est totalement différent d’un iPad Pro au format 4:3. Si Honor nous raconte une histoire de productivité avec cette tablette, on ne m’ôtera pas de l’esprit qu’elle est tout aussi bien taillée pour une expérience multimédia. Oled 16:10, c’est un super combo pour les films et séries.

Et puis, on peut aussi jouer avec dans de bonnes conditions grâce à fluidité assurée par un taux de rafraîchissement adaptatif à 5 paliers grimpant jusqu’à 165 Hz, surpassant les 120 Hz des iPad Pro. Mais c’est surtout la luminosité qui m’a impressionnée : un pic de 2400 nits annoncé. Bien mieux que la génération précédente et encore mieux en vrai ! Sous notre sonde, la tablette est montée jusqu’à 3000 nits en HDR. En SDR, c’est plus modeste avec 830 nits. Mais le résultat est tout de même bon pour une tablette. 

Côté colorimétrie, c’est pas mal avec un DeltaE qui dépasse à peine les valeurs cibles en SDR et HDR. Les tons chair et l’échelle de gris, voilà ce qui déborde un peu. La température est très bonne avec 6341K, on approche vraiment des 6500K de la lumière du jour. Le blanc est donc vraiment blanc. Et pour la profondeur des noirs, on est sur de l’Oled, alors elle est infinie.

Concernant l’étendue des nuances de couleurs, on est parfait sur l’espace sRGB, mais on ne comble pas le DCI-P3, seulement à 90%.

Au global on a une très bonne expérience avec cet écran. Pas vraiment de point noir et surtout une très très bonne luminosité, comme sur le Magic 8 Pro d’ailleurs. À l’utilisation, je n’ai jamais remarqué de souci et puis c’est un terrible compagnon pour le divertissement. GeForce Now, Netflix, YouTube, tout y passe depuis que je l’ai entre les mains.

Et pour protéger les yeux, on peut compter la panoplie de protections oculaires de Honor :

  • Gradation PWM de 5280 Hz pour éliminer le scintillement.
  • Affichage défocalisé par IA pour réduire la fatigue visuelle.
  • Affichage circadien augmentant la mélatonine de 20 %.

Performances : le premier souffle du Snapdragon 8 Gen 5

La MagicPad 4 inaugure la plateforme Snapdragon 8 Gen 5 de Qualcomm. Gravée en 3 nm , cette puce octo-core monte jusqu’à 3,8 GHz. C’est la petite soeur du Snapdragon 8 Elite Gen 5 installé notamment dans le Magic 8 Pro.

Selon ma compilation de benchmarks, la MagicPad 4 obtient un score normalisé de 59 991. Elle se place au coude à coude avec le Samsung Galaxy Tab S11 Ultra (59 863) et la Redmagic Astra (59 881). Elle reste toutefois légèrement derrière la OnePlus Pad 3 (62 566). Point commun entre ces trois tablettes, toutes utilisent un Snapdragon 8 Elite, la crème des SoC de 2025. Aussi, Qualcomm nous donne l’occasion de retrouver les très bonnes performances de ce SoC tout en y ajoutant quelques fioritures sur la partie réseau notamment.

Moyennes normalisées de différents benchmarks.

Côté mémoire, on retrouve deux configurations : 12 Go ou 16 Go de RAM. Mon modèle de test est la moins bien équipée des deux. Et pourtant, à aucun moment je ne me suis senti limité. La MagicPad 4 tourne comme une horloge. Même en jeu, elle assure sur mes sessions de Genshin Impact bien que j’ai poussé toutes les options graphiques à fond. Le 60 fps est tenu.

Et mon test de throttling vient confirmer mes bonnes impressions. La tablette d’Honor en est totalement dépourvue. Le processeur tourne à pleine cadence sur une durée prolongée, sans jamais faillir, preuve d’une très bonne optimisation du système de refroidissement.

On pourrait donc craindre un grand dégagement de chaleur sur la coque. Il n’en est rien non plus. À l’aide d’une sonde thermique, j’ai relevé 31°C au point le plus chaud du châssis après une heure de stress test.

Logiciel : MagicOS 10 et le pont vers Apple

La tablette tourne sous MagicOS 10 (basé sur Android 16). Honor a particulièrement travaillé la productivité avec un Mode PC capable de gérer jusqu’à 20 fenêtres flottantes simultanément. J’ai pu en profiter durant mon vol vers le MWC 2026. Avec le clavier additionnel, c’est une tablette compacte qui permet vraiment de tout faire en mobilité, comme un vrai PC. 

L’intelligence artificielle est omniprésente via l’Al Meeting Agent qui permet

  • La transcription audio en temps réel.
  • La rédaction automatique de comptes-rendus de réunion.
  • La réduction de bruit par empreinte vocale (Al Voiceprint).

Des fonctions que j’ai aperçues, mais pas encore analysées.

Mais la véritable surprise vient de l’interopérabilité avec l’écosystème Apple. La MagicPad 4 peut servir d’écran étendu sans fil pour un Mac, reconnaître entièrement des AirPods et supporte nativement l’édition de documents Keynote, Pages et Numbers. Elle permet même la sauvegarde directe sur iCloud, brisant ainsi les barrières habituelles entre Android et les produits Apple.

Tout un pan que j’aurais bien aimé tester, mais qui n’est pas encore disponible. Pour l’instant, ça m’a juste été présenté en amont. Utilisateur de Mac, iPhone et Airpods, j’ai hâte de voir si ça tient la route parce que si c’est le cas et que ça arrive aussi sur les smartphones Honor, ça faciliterait grandement ma bascule vers Android.

Photo : le minimum syndical

Comme souvent sur les tablettes de ce format, la partie photographique reste secondaire. On trouve un capteur arrière de 13 Mégapixels (f/2.0) avec autofocus. À l’avant, la caméra de 9 Mégapixels (f/2.2) est optimisée pour la visioconférence. Les clichés sont corrects sous une bonne lumière, mais bien moins exploitables dès que la luminosité baisse. C’est suffisant pour scanner des documents via l’IA intégrée, mais n’espérez pas remplacer votre smartphone.

Audio à 8 HP

Malgré sa finesse, la MagicPad 4 embarque huit haut-parleurs. Le rendu sonore est certifié IMAX Enhanced et DTS X:Ultra. La spatialisation audio IA d’Honor offre une scène sonore large, idéale pour le visionnage de films. Les basses manquent forcément de profondeur à cause du volume réduit de la caisse de résonance, mais la clarté des médiums et des aigus est agréablement surprenante.

Réseau et Communication : l’arrivée du Bluetooth 6.0

La connectivité embarque ce qui se fait de mieux. On a donc du Wi-Fi 7, mais aussi du Bluetooth 6.0 qui fait son apparition sur ce modèle. Pour le débit réseau, j’ai téléchargé une saison entière de Téhéran en à peine quelques minutes, limite trop rapide. Le port USB-C est à la norme 3.2 Gen1, permettant des transferts rapides et une sortie vidéo efficace.

Autonomie : le sacrifice de la finesse ?

On ne perd pas 1 mm d’épaisseur sans le payer à un moment ou à un autre. Pour atteindre 4,8 mm d’épaisseur, Honor a dû réduire la capacité de la batterie à 10 100 mAh. À titre de comparaison, la MagicPad 3, plus épaisse, embarquait 12 450 mAh.

Heureusement, le passage à l’Oled, l’efficacité énergétique du Snapdragon 8 Gen 5 et les optimisations de MagicOS 10 permettent de tenir une journée de travail sans problème. Sur PCMark, on tient un peu plus de 8h. La lecture d’un film de 2h30 n’entame que de 11% la batterie, ce qui est dans la bonne moyenne. Surtout, la consommation en veille est quasi nulle. Une bonne nouvelle parce que je n’ai pas le même résultat avec une OnePlus Pad 3 par exemple.

La charge rapide filaire de 66W permet de regagner rapidement des pourcentages, même si l’on aurait aimé une puissance supérieure pour compenser la baisse de capacité brute.

Prix et disponibilité

La MagicPad 4 est lancée ce 1er mars. Elle se décline en deux versions :

  • MagicPad 4 12+256 Go à 699 euros
  • MagicPad 4 16+512 Go à 799 euros

Verdict

Vous l’aurez compris, mon bilan provisoire est très positif. J’aime vraiment utiliser cette tablette qui ne fait pas mal aux bras grâce à son poids plume pour la diagonale qu’elle offre. Le format est parfait à mon sens et elle remplit son office sur tous les terrains. Enfin, presque. Oui, la photo est le parent pauvre comme toujours sur les tablettes. Mais pour le reste, c’est carton plein. Je dois encore affiner mes tests, mais l’ensemble est plus qu’encourageant. Surtout, avoir une tablette aussi fine entre les mains est absolument grisant.

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