C’est le smartphone le plus lumineux que j’ai jamais eu entre les mains : mon test du Honor Magic 8 Pro

Smartphones • 2026

Équipé d'un téléobjectif de 200 Mpx, d'une batterie en silicium-carbone de 6270 mAh et du tout dernier processeur Qualcomm, Magic 8 Pro ne manque pas d'arguments techniques. Mais derrière cette fiche technique XXL, l'expérience utilisateur est-elle à la hauteur des promesses ?
Honor Magic 8 Pro 2
 

L’annĂ©e 2026 marque un tournant pour Honor. Longtemps perçu comme l’hĂ©ritier spirituel de Huawei, la marque a su s’Ă©manciper pour proposer des produits innovants, Ă  l’image du Honor Magic 6 Pro il y a deux ans, lequel nous avait fait forte impression en frappant fort sur la partie photo.

Avec le Magic 8 Pro, le constructeur chinois joue la carte de l’IA gĂ©nĂ©rative et de l’endurance extrĂŞme. Face Ă  un iPhone 17 Pro Max
toujours plus ancrĂ© dans son Ă©cosystème et un Google Pixel 10 Pro XL qui mise tout sur le logiciel, le Magic 8 Pro tente de trouver sa voie parmi les meilleurs smartphones du marchĂ©. Et puis il y a ses compatriotes fraĂ®chement sortis, les OnePlus 15 et Oppo Find X9 Pro, deux modèles non dĂ©nuĂ©s d’intĂ©rĂŞt.

Si le Magic 7 Pro a été en 2025 une suite logique sans surprise du très bon Magic 6 Pro, le Magic 8 Pro se révèle-t-il plus convaincant ?

Honor Magic 8 ProFiche technique

Modèle Honor Magic 8 Pro
Dimensions 75 mm x 161,2 mm x 8,3 mm
Taille de l’Ă©cran 6,71 pouces
Définition 2808 x 1256 pixels
Densité de pixels 458 ppp
Technologie OLED
SoC Qualcomm Snapdragon 8 Elite Gen 5
Puce graphique Adreno 840
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 50
Capteur 2 : 200
Capteur 3 : 50 Mp
Capteur photo frontal 50 Mp
Définition enregistrement vidéo 4K @ 120 fps
5G Oui
NFC Oui
Capteur d’empreintes Sous l’Ă©cran
Type de connecteur USB Type-C
Capacité de la batterie 6270 mAh
Poids 213 g
Fiche produit

Honor Magic 8 ProDesign

Au premier regard, le Honor Magic 8 Pro ne rĂ©volutionne pas la silhouette de ses prĂ©dĂ©cesseurs. On retrouve ce large module photo circulaire Ă  l’arrière, dĂ©sormais affublĂ© d’un contour crantĂ© factice pour rappeler les objectifs d’appareils photo.

Mais si on ne prĂŞte pas attention, il se confond parfaitement avec le modèle de l’an dernier. MĂŞme ses mensurations sont quasi identiques, un poil affinĂ©es tout de mĂŞme. Et c’Ă©tait d’ailleurs une gageure quand on sait le bond que fait la batterie sur ce modèle. Elle prend 1000 mAh de plus !!!

Pourtant, il y a quelques petits signes distinctifs, Ă  commencer par la grande nouveautĂ© dĂ©posĂ©e sur la tranche droite : le « Bouton IA ». Si ce dernier rappelle inĂ©vitablement le Camera Control d’Apple ou le bouton rapide d’Oppo, Honor va plus loin que son compatriote. Ce bouton est capacitif et sensible Ă  la pression. Un double appui lance l’appareil photo, tandis qu’un glissement permet de gĂ©rer le zoom avec prĂ©cision.

Et puis il ne sert pas qu’Ă  l’appareil photo. Via MagicOS, on peut lui attribuer trois fonctions : l’une pour une pression simple, une autre pour une pression double et une tierce pour une triple pression. On peut y invoquer l’agent IA d’Honor, la capture intelligente, l’amĂ©lioration des photos par IA, Souvenirs IA ou Google Lens.

Comme on l’a dit, il est lĂ©gèrement plus fin que le 7 Pro avec une Ă©paisseur de 8,3 mm. Plus lĂ©ger aussi, il offre une bonne prise en main, notamment grâce Ă  ses courbes : son Ă©cran et son dos sont incurvĂ©s sur les quatre bords ce qui adoucit les angles et rend la prise en main très agrĂ©able et confortable, mĂŞme pour une utilisation Ă  une main.

CĂ´tĂ© robustesse, Honor nous offre une certification IP69K, venant s’ajouter aux classiques IP68 et IP69. Le smartphone est donc thĂ©oriquement capable de rĂ©sister Ă  des jets d’eau chaude sous haute pression. L’Ă©cran est protĂ©gĂ© par le verre NanoCrystal Shield, que la marque annonce comme plus rĂ©sistant que jamais aux chutes.

On ne s’Ă©panchera pas plus sur le design. Il est convenu, s’amĂ©liore par petites touches, mais n’est pas une rĂ©volution. La concurrence ose plus sur cette gĂ©nĂ©ration.

Quant au module photo, il est massif, le sera trop pour certains, mais c’est l’identitĂ© mĂŞme de ce smartphone. Au moins, il garde le tĂ©lĂ©phone bien en place quand il est posĂ© et ne gĂŞne pas l’utilisation. Ça peut mĂŞme ĂŞtre un point d’appui quand on le tient.

Honor Magic 8 ProÉcran

Le Magic 8 Pro opte pour une dalle OLED de 6,7 pouces (2808 x 1256 pixels), lĂ©gèrement plus petite que celle du modèle prĂ©cĂ©dent. Ce choix, bien que curieux, permet une prise en main un peu plus aisĂ©e. L’Ă©cran conserve un taux de rafraĂ®chissement dynamique de 1 Ă  120 Hz (LTPO) et une luminositĂ© de pointe qui flatte la rĂ©tine, mĂŞme en plein soleil.

Honor annonce une luminositĂ© en pic de 6000 nits. On a bien entendu voulu vĂ©rifier. ArmĂ© de ma sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays j’ai relevĂ© 4629 nits en HDR ! Jamais cette courbe n’avait autant dĂ©collĂ© dans nos tests. En SDR, on atteint 1099 nits, plus sage, mais correct. Et pour ceux qui consultent leur tĂ©lĂ©phone au fond du lit, on peut descendre jusqu’Ă  2 nits.

AgrĂ©ablement surpris par ces bons rĂ©sultats, on pousse plus avant les investigations. Qu’en est-il de la colorimĂ©trie ? Le schĂ©ma de couleurs Normales est le plus uniforme avec un DeltaE moyen de 3,31 en SDR et 6,72 en HDR. Mince, ce n’est pas la catastrophe, mais pas impeccable non plus. Pour rappel, sous 3 en SDR et 6 en HDR, l’oeil humain est trompĂ© et ne voit plus les diffĂ©rences. Ici, on est au-dessus.

L’Ă©chelle de gris est bonne, mais le reste est un peu trop poussĂ©, surtout les couleurs pĂ©tantes comme le jaune, vert, rouge et cyan. L’image est flatteuse, mais pas parfaitement rĂ©aliste. NĂ©anmoins, on contrebalance avec un outil qui permet de personnaliser les couleurs selon sa vue, un procĂ©dĂ© qui me rappelle la personnalisation du son sur les Ă©couteurs Jabra et Oppo. Bonne idĂ©e.

Côté température des couleurs, on est à 6315K, ça tire donc un peu vers le jaune.

Enfin, les espaces colorimétriques sont couverts à 105% pour le sRGB et 70% pour le DCI-P3. On aurait aimé avoir mieux sur ce dernier pour avoir un rendu plus fin dans les nuances de tons.

Honor insiste particulièrement sur le confort oculaire. On retrouve les technologies de PWM dimming Ă  haute frĂ©quence pour rĂ©duire le scintillement et la fatigue visuelle. Dans le mĂŞme menu dĂ©diĂ©, on trouve l’affichage nocturne, un soin de dĂ©focalisation ou encore un filtre anti lumières bleues. C’est complet. Et puis, il y a aussi un petit bonus avec la dĂ©tection de lumière vacillante, permettant de faire le tri dans ses ampoules.

Honor Magic 8 ProPerformances

Sous le capot, le Magic 8 Pro embarque la toute nouvelle puce Snapdragon 8 Elite Gen 5. Gravé en 3 nm, ce SoC promet des gains de performances significatifs, notamment en jeu vidéo.

Couplé à 12 Go de RAM et 512 Go de stockage (en UFS 4.1) sur notre modèle, le smartphone ne flanche jamais, même lors de sessions de jeu intensives sur des titres gourmands comme Genshin Impact. Là, toutes options graphiques poussées à fond, il tient le 60 fps sans faillir.

Et les benchmarks parlent d’eux-mĂŞmes. De notre classement, c’est le second smartphone plus performant du moment, au coude-Ă -coude avec l’iPhone 17 Pro et le OnePlus 15 et juste derrière le Redmagic 11 Pro et son watercooling unique en son genre.

Moyennes normalisées de différents benchmarks.

Bref, de la puissance, on en a Ă  revendre. Et le mieux, c’est qu’on en dispose sur la durĂ©e. Je reprends mon exemple des jeux. Au bout d’une heure de session, le tĂ©lĂ©phone a chauffĂ©, mais tient toujours ses promesses. La gestion calorifère est exemplaire avec un throttling qui tarde Ă  apparaĂ®tre et qui reste mesurĂ©. Un exemple en la matière.

Idem pour la chaleur ressentie. Bien que le pourtour du module photo ait tendance Ă  chauffer lors d’une utilisation prolongĂ©e du GPU. Nous avons relevĂ© au une tempĂ©rature maximum de 37°C Ă  pleine charge sur l’Ă©cran. C’est totalement supportable.

Honor Magic 8 ProLogiciel

Dès le premier dĂ©verrouillage, c’est criant : Honor aime iOS. L’interface de MagicOS 10 mise sur une esthĂ©tique translucide, des effets de flou et des animations lĂ©chĂ©es comme l’OS d’Apple. C’est beau et fluide, mais ça manque un peu d’identitĂ© propre. On retrouve notamment cette sĂ©paration entre le panneau de notifications et le centre de contrĂ´le, une ergonomie typique aussi des iPhone. Toujours possible de modifier ça dans les menus.

La Magic Capsule, cette interface logicielle entourant la pilule frontale, nous rappelle de prime abord Dynamic Island d’Apple. Et pourtant, il est Ă  toute fin utile de rappeler que c’est bien Honor qui le premier a eu l’idĂ©e de ce concept avec son V20 en 2018. Son itĂ©ation actuelle est très pratique pour garder un Ĺ“il sur un minuteur ou gĂ©rer sa musique sans ouvrir l’application dĂ©diĂ©e.

Au global, on est proche de ce que fait Cupertino, mais c’est bien fait.

Une fluidité exemplaire

L’optimisation logicielle est le gros point fort de ce Magic 8 Pro. Les applications s’ouvrent instantanĂ©ment et le suivi du regard pour interagir avec les notifications apporte une touche de futurisme bienvenue. La sĂ©curitĂ© est Ă©galement au rendez-vous avec une gestion logicielle de la reconnaissance faciale 3D exemplaire, permettant notamment de valider des paiements bancaires, une raretĂ© sur le marchĂ© Android.

Tout n’est pas rose, la gestion de l’Ă©nergie reste agressive : le système n’hĂ©site pas Ă  « tuer » des applications en arrière-plan, quitte Ă  retarder certaines notifications importantes.

Enfin, Honor honore son engagement en poursuivant la même politique de mises à jour avec 7 ans de support tant logiciel que de sécurité. Un des rares avec Google et Samsung.

L’IA au cĹ“ur du système

Honor dope son système de nouvelles fonctions IA. Le Magic 8 Pro embarque ainsi un Agent IA censĂ© comprendre le langage naturel pour rĂ©gler tous ses paramètres. IdĂ©al pour ne pas se perdre dans les menus ! Oui, mais dans les faits, si baisser la luminositĂ© Ă  la voix fonctionne tout comme activer ou dĂ©sactiver Bluetooth et Wi-Fi, l’assistant peine sur des requĂŞtes plus complexes, assĂ©nant un sempiternel : « Redirection vers l’Ă©cran Paramètres… Une opĂ©ration manuelle est requise Â».

Le Volet Magique est plus abouti. Le principe ? Vous recevez une adresse par SMS, vous maintenez votre doigt sur le message et vous la glissez vers le bord de l’Ă©cran : MagicOS 10 fait apparaĂ®tre une barre latĂ©rale suggĂ©rant Google Maps. Plus qu’Ă  dĂ©poser pour que l’adresse soit nettoyĂ©e et s’affiche dans Maps. C’est fluide, intuitif et cela Ă©vite les incessants copier-coller. Ă€ noter qu’on peut aussi entourer des zones avec l’articulation du doigt pour une sĂ©lection plus large.

CĂ´tĂ© sĂ©curitĂ©, Honor dĂ©gaine une arme originale : la dĂ©tection de Deepfake en temps rĂ©el. TraitĂ©e localement sur la puce du tĂ©lĂ©phone, cette fonction analyse vos appels audio/vidĂ©o pour vous alerter en cas de manipulation suspecte. C’est une initiative de sĂ©curitĂ© proactive que nous aimerions voir plus souvent chez la concurrence.

PĂŞle-mĂŞle on trouve aussi :

  • Texte Magique : extrait intelligemment le texte prĂ©sent dans les images ou sur l’Ă©cran pour vous permettre de le copier ou de l’utiliser directement.
  • Sous-titres IA : gĂ©nère des transcriptions textuelles en temps rĂ©el pour les contenus audio et vidĂ©o diffusĂ©s sur l’appareil.
  • Traduction IA : traduction instantanĂ©e pour les conversations en direct ou les textes affichĂ©s Ă  l’Ă©cran, agissant comme un interprète personnel.
  • Traduction d’appel : traduction des appels tĂ©lĂ©phoniques en temps rĂ©el, permettant Ă  chaque interlocuteur de parler et d’entendre la conversation dans sa propre langue.
  • RĂ©daction IA : composition, reformulation ou rĂ©sumĂ© de textes et de messages.

On a aussi des interactions comme le suivi des yeux qui dĂ©ploie une notification si on regarde l’Ă©cran quand elle apparaĂ®t, mais aussi les gestes aĂ©riens pour piloter son tĂ©lĂ©phone sans le toucher.

Honor Magic 8 ProPhoto

C’est ici que Honor joue sa plus grosse carte. Son système « AiMAGE » s’appuie sur trois capteurs arrière et un avant :

  • Capteur grand-angle de 50 MP (taille 1/1,3 pouce), ouverture fixe f/1.6, stabilisation optique (OIS).
  • Capteur pĂ©riscopique de 200 MP (Samsung HP9, taille 1/1,4 pouce), ouverture f/2.6, zoom optique 3,7x, OIS.
  • Capteur ultra grand-angle de 50 MP, ouverture f/2.0, champ de vision de 122°, compatible macro (2,5 cm).
  • Capteur selfie de 50 MP (f/2.0) accompagnĂ© d’un capteur 3D ToF pour la profondeur.

Le tĂ©lĂ©objectif est la star du show. Il offre un zoom optique natif de x3,7, mais l’algorithme permet de monter Ă  x10 (230 mm) avec une perte de qualitĂ© très contenue et on monte au-delĂ  Ă  x100. Honor revendique une stabilisation optique de niveau 5.5 (norme CIPA), une prouesse pour un smartphone.

Grand-angle

On commence par une petite dĂ©ception : Honor a supprimĂ© l’ouverture variable physique du modèle prĂ©cĂ©dent. DĂ©sormais, on compose avec une ouverture fixe Ă  f/1.6. Certes, c’est très lumineux et le grand capteur de 1/1,3 pouce fait des merveilles en termes de dynamique et de piquĂ©. Le rendu par dĂ©faut est volontairement vibrant : c’est flatteur, c’est saturĂ©, c’est taillĂ© pour Instagram. L’autofocus est une pile Ă©lectrique, permettant de saisir l’instant sans aucun flou de bougĂ©.

Le problème, c’est quand l’IA s’en mĂŞle. Honor a la main lourde sur la nettetĂ© forcĂ©e. RĂ©sultat ? On se retrouve avec des halos autour des bâtiments et des artefacts numĂ©riques dès que l’on commence Ă  cropper dans l’image. Pire, de nuit, le tĂ©lĂ©phone veut tellement Ă©clairer la scène qu’il en oublie que… bah, c’est la nuit. En transformant les scènes sombres en quasi-journĂ©e, le logiciel tue l’ambiance et le rĂ©alisme. C’est dommage, car la base matĂ©rielle est excellente.

Portrait

CĂ´tĂ© Portrait, le partenariat avec le Studio Harcourt porte ses fruits. Le dĂ©tourage est impeccable (mĂŞme sur les chevelures compliquĂ©es) et le rendu des peaux Ă©vite l’aspect trop pâle. En utilisant le zoom (x2, x3,7 ou x7,4), on obtient un bokeh naturel et une compression de perspective très flatteuse.

De nuit, le rendu reste très bon, mais on note parfois un lĂ©ger manque de dĂ©tails fins sur les visages par rapport aux meilleurs du secteur. La mise au point peut aussi s’avĂ©rer capricieuse sur des scènes complexes.

Ultra grand-angle

L’ultra grand-angle assure une belle cohĂ©rence colorimĂ©trique, mais il perd en superbe dès que le soleil se couche. Sa gestion de la distorsion est correcte, mais on note vite des pixels plus baveux sur les bords et un lissage logiciel excessif sur les textures fines comme l’herbe.

Le mode macro à 2,5 cm est présent, mais il est anecdotique face au téléobjectif, bien plus performant pour isoler un sujet proche.

Zoom

C’est lĂ  que le Magic 8 Pro met tout le monde d’accord. Ce zoom pĂ©riscopique est une brute. Avec son capteur Samsung HP9 gĂ©ant (pour un zoom), le niveau de dĂ©tail entre x3,7x et x10 est sidĂ©rant. C’est riche en textures et la stabilisation optique est un rĂ©gal pour cadrer Ă  bout de bras.

MĂŞme en basse lumière, il continue de sortir des clichĂ©s propres lĂ  oĂą la concurrence s’effondre. C’est l’outil parfait pour les concerts ou l’urbex nocturne.

Par contre, restons lucides sur le zoom maximal. PassĂ© le cap des x10, l’IA « invente » des dĂ©tails. Si le rĂ©sultat est bluffant de loin, un Ĺ“il averti verra vite l’effet aquarelle ou des textures qui deviennent artificielles. On est parfois plus proche du dessin que de la photo pure.

Selfie

Le capteur de 50 MP offre un angle large (0.8x) très pratique pour les groupes. L’exposition est maĂ®trisĂ©e et le HDR gère bien les ciels brĂ»lĂ©s.

La qualitĂ© peut chuter rapidement en zone trop sombre. Surtout, l’absence d’autofocus est impardonnable Ă  ce prix : si vous n’ĂŞtes pas Ă  la bonne distance, vos selfies seront facilement flous.

Vidéo

Le Magic 8 Pro offre la possibilitĂ© de filmer en 4K Ă  120 images par seconde avec le capteur principal et le tĂ©lĂ©objectif. Pour les amateurs de ralentis fluides et ultra-dĂ©taillĂ©s, c’est un très bon point. En revanche, pas de 8K.

En plein jour, la stabilisation est excellente, surtout en mode maximal (2,8K). Que vous marchiez ou que vous tentiez un panoramique rapide, l’image reste stable, sans effet de flottement.

Le zoom audio fait également son apparition, permettant de focaliser la captation sonore sur le sujet que vous filmez. Globalement, l’enregistrement stéréo est propre et la réduction du bruit du vent se montre efficace.

En basse lumière, la qualitĂ© vidĂ©o chute. Le bruit numĂ©rique s’invite dans les ombres, surtout si vous utilisez l’ultra grand-angle ou le tĂ©lĂ©objectif. Plus gĂŞnant, le rendu des couleurs peut devenir artificiel, notamment sur les tons de peau qui, trop traitĂ©s, peuvent perdre en naturel.

On note Ă©galement des sautes d’exposition assez sèches dès que la source de lumière change. Le tĂ©lĂ©phone peine Ă  lisser les transitions de plage dynamique lors des mouvements de camĂ©ra, ce qui peut donner un aspect Projet Blair Witch si l’on veut.

Honor Magic 8 ProAudio

Honor n’a pas fait les choses Ă  moitiĂ© : on retrouve ici deux haut-parleurs identiques de 12 x 16 mm. RĂ©sultat ? Une symĂ©trie parfaite. Contrairement Ă  beaucoup de smartphones oĂą le haut-parleur du bas Ă©crase celui du haut, ici l’équilibre est exemplaire. Le son est riche, dĂ©taillĂ©, et surtout, il a du corps.

Les basses sont profondes et font vibrer le dos du tĂ©lĂ©phone, mais attention au volume. S’il est trop poussĂ©, on note une distorsion marquĂ©e des aigus.

En communication, la captation vocale est très bonne grâce à une réduction de bruit active efficace.

CĂ´tĂ© connectivitĂ©, Honor intègre le Bluetooth 6.0. La grande nouveautĂ©, c’est le support d’Auracast, qui permet de partager son flux audio avec plusieurs casques ou enceintes compatibles simultanĂ©ment.

Pour les puristes, tous les codecs haute dĂ©finition (LDAC, aptX HD) sont de la partie. En revanche, sans surprise, la prise jack 3,5 mm brille par son absence. C’est devenu la norme.

Honor Magic 8 ProRéseau et communication

Honor a intégré sa propre puce de communication, la Honor C1+, avec une promesse simple : capter là où les autres lâchent prise.

Grâce à elle, le Magic 8 Pro affiche une très bonne stabilité de signal. Que vous soyez dans un ascenseur, un parking souterrain ou un train, le smartphone parvient à maintenir une connexion stable là où beaucoup de concurrents bégayent.

iPhone 17 Pro Max Ă  gauche, Magic 8 Pro Ă  droite

La puce permettrait, selon le constructeur, un gain de performance de 18 % sur le rĂ©seau cellulaire. Avec la mĂŞme carte SIM j’ai rĂ©pĂ©tĂ© un Speedtest sur le Magic et l’iPhone 17 Pro Max et le rĂ©sultat va Ă  l’avantage d’Honor avec 10% de perfs en plus en download et plus de 40% en upload.

MĂŞme constat d’ailleurs sur la puce Wi-Fi 7. Le Magic 8 Pro obtient de meilleurs dĂ©bits en download, mais pas en upload (oui, mon rĂ©seau n’est pas terrible dans mon bureau).

En appel, les micros filtrent efficacement les bruits parasites pour une voix naturelle et intelligible.

On salue Ă©galement la flexibilitĂ© totale du support SIM avec deux slots physiques et deux eSIM. Deux utilisables en mĂŞme temps, c’est la seule limite.

Enfin, la géolocalisation est rapide en extérieur, mais ça se complique dans les bâtiments. La précision chute et ça devient compliqué de se repérer dans un grand centre commercial, par exemple.

Honor Magic 8 ProBatterie

S’il y a bien un domaine oĂą Honor veut donner des leçons Ă  Apple et Samsung, c’est l’endurance. Pour ce Magic 8 Pro, la marque utilise sa batterie silicium-carbone (Si/C) de nouvelle gĂ©nĂ©ration. L’idĂ©e ? Caser une plus grosse capacitĂ© dans un châssis qui reste svelte (8,3 mm). Mais attention, selon que vous l’achetiez Ă  Paris ou Ă  PĂ©kin, vous n’aurez pas tout Ă  fait le mĂŞme rĂ©servoir sous le capot.

Et oui, la version europĂ©enne du Magic 8 Pro embarque 6270 mAh, soit près de 1000 mAh de moins que la version chinoise qui culmine Ă  7200 mAh. C’est frustrant, mais on se console en se disant que c’est dĂ©jĂ  1000 mAh de plus que le Magic 7 pro !

Et nos mesures sont Ă©loquentes : sur le benchmark PCMark, le tĂ©lĂ©phone tient 14h17. C’est un joli bond par rapport au Magic 7 Pro qui s’arrĂŞtait Ă  12h26.

Sur Netflix, on est parmi les meilleurs avec 10% d’engloutis en 2h30 de film avec toujours un Ă©cran calĂ© Ă  250 nits et le rafraĂ®chissement en auto.

En jeu vidéo, on a fait tourner Genshin Impact pendant une heure. Encore 10 %.

Concrètement, vous tiendrez deux jours sans forcer en usage modĂ©rĂ©, et une très grosse journĂ©e en usage intensif. Ce n’est pas du tout le meilleur de sa catĂ©gorie, mais il tient sa place.

Charge 100 W : Vite fait, bien fait

CĂ´tĂ© recharge, la SuperCharge 100 W fait le job. Comptez environ 26 minutes pour rĂ©cupĂ©rer 50 % et moins de 50 minutes pour le plein complet. C’est vĂ©loce, d’autant que l’appareil se montre plutĂ´t conciliant avec les chargeurs tiers grâce au support du standard USB-PD 3.1. En sans-fil, on grimpe Ă  80 Watts, mais comme pour le filaire, il faudra repasser Ă  la caisse pour en profiter pleinement avec un chargeur compatible.

Honor Magic 8 ProPrix et disponibilité

Le Magic 8 Pro est lancĂ© ce 29 janvier en France en trois coloris : Sunrise Gold, Sky Cyan et Black. Il est disponible Ă  partir de 1299 euros. Bonne nouvelle donc pour ses acheteurs, Honor gèle ses tarifs en conservant ceux de l’an dernier. La pĂ©nurie de RAM ne nous touche pas encore. Peut-ĂŞtre sur la prochaine gĂ©nĂ©ration.

Notre avis sur Le Honor Magic 8 Pro

Design
8
Le Honor Magic 8 Pro peaufine sa silhouette sans la révolutionner. Si le module circulaire massif persiste, l’appareil gagne en finesse (8,3 mm) et en légèreté malgré une batterie plus dense. La principale innovation réside dans son bouton IA capacitif et plus versatile que celui d'Apple. Certifié IP69K et protégé par le verre NanoCrystal Shield, il privilégie la robustesse et le confort de prise en main au détriment d'un peu plus d'audace.
Écran
8
Honor joue la carte de la démesure avec une dalle OLED qui explose les compteurs : 4 629 nits mesurés en HDR, un record absolu sous notre sonde. Mais la puissance n'est rien sans la maîtrise. Si la luminosité flatte la rétine, la fidélité colorimétrique pourrait être meilleure et l'espace DCI-P3 limité à 70 %. Un écran spectaculaire, certes, mais qui manque d'un poil de justesse pour les puristes.
Performances
9
Équipé du Snapdragon 8 Elite Gen 5, le Magic 8 Pro talonne l'iPhone 17 Pro et se hisse à la seconde place de nos benchmarks. En jeu, c'est un régal : Genshin Impact tourne à 60 fps constants sans sourciller. Mention spéciale à la gestion thermique : le throttling est invisible et la chaleur sur la coque est minime. De la puissance brute, parfaitement maîtrisée.
Logiciel
8
MagicOS 10 brille par son optimisation chirurgicale et sa fluidité exemplaire. Honor régale avec un suivi de 7 ans et des fonctions futuristes comme le suivi du regard. L'IA souffle le chaud et le froid : l'agent vocal patine encore, mais le Volet Magique et la détection de Deepfakes apportent une vraie valeur ajoutée au quotidien.
Photo
7
Le Magic 8 Pro a des composants de pointe, mais manque parfois de finesse logicielle. Si le capteur principal de 50 Mpx offre un piqué superbe, l’IA peut avoir la main lourde sur la netteté et l'éclairage. C'est beau, mais ça peut manquer de naturel. C'est un parti pris. Le vrai roi, c'est le téléobjectif de 200 Mpx : sidérant jusqu'en x10, il enterre la concurrence. En vidéo, on est séduit par sa stabilisation. Ne manquerait plus que la 8K.
Autonomie
8
Le Magic 8 Pro a 1000 mAh de plus que son prédécesseur, c'est un énorme pas ! Mais on aurait pu avoir tellement plus... Son réservoir européen est réduit à 6270 mAh alors que les versions globales et chinoises culminent à 7200 mAh. La faute aux régulations, le Magic 8 Pro ne trône pas en haut du tableau. Avec lui on taquine tout de même les deux jours. Néanmoins, ça ne suffit pas à écraser Oppo et OnePlus qui restent bien devant. Ce n'est pas pour autant qu'il a une mauvaise autonomie. Il est au même niveau qu'un iPhone 17 Pro Max ou un Galaxy S25 Ultra. En revanche, la charge 100 W boucle le plein en moins de 50 minutes, un confort dont Apple et Samsung devraient s'inspirer.
Note finale du test
plutĂ´t 8,5/10
8 /10
En apparence, le Magic 8 Pro change peu. Honor a plutôt misé sur l'expérience utilisateur avec un Magic OS 10 qui déborde de fonctions innovantes et d'une couche IA plus développée que jamais. Il y a encore des ratés, mais on sent bien que le constructeur chinois ne compte pas laisser Galaxy AI caracoler en tête et il veut donc sa part du gâteau.

Le reste est là pour servir le logiciel avec un SoC Qualcomm optimisé comme jamais et qui délivre toute sa puissance en permanence. La batterie a été élargie en diminuant même l'épaisseur du téléphone. C'est assez fou. Dommage que l'Europe soit privée de la plus grosse capacité, ça aurait permit à ce Magic de rivaliser avec les meilleurs.

Et si vous aimez la photo, vous ne serez pas déçu. Honor connaît sa partition. Ce n'est pas parfait, mais on a une vraie patte. Et que dire de son téléobjectif de 200 Mpx, une merveille. C'est simple, je ne fais plus de portrait sans lui.

Pour le reste, il suffit de regarder les points positifs à côté de cette conclusion, rarement je n'en ai rédigé une aussi longue liste. Entre le capteur 3D, le nouveau bouton, les 7 ans de mise à jour, la luminosité record (!), il y a de quoi faire.

Contrairement à un Magic 7 Pro trop sage, son successeur est bien plus remuant et force de proposition. Alors plutôt que de céder à un énième iPhone ou un Galaxy, pourquoi ne pas lui laisser sa chance ? Il vaut vraiment le coup d'oeil.

Points positifs du Honor Magic 8 Pro

  • Le zoom pĂ©riscopique de 200 Mpx, tout simplement bluffant

  • La puissance et la gestion thermique exemplaire

  • Une dalle extrĂŞmement lumineuse et qui prend soin des yeux

  • Le nouveau bouton paramĂ©trable

  • Autonomie amĂ©liorĂ©e

  • Reconnaissance faciale 3D

  • MagicOS 10 qui regorge de fonctions innovantes

  • Robuste avec une certification IP69K

  • 7 ans de mises Ă  jour

  • Un volet audio qui a du coffre

  • Un modem maison qui capte mieux

Points négatifs du Honor Magic 8 Pro

  • Une plus petite batterie en Europe et donc une plus petite autonomie

  • Traitement photo parfois excessif

  • Une calibration d'Ă©cran Ă  peaufiner

  • Ultra grand-angle en retrait

  • Pas d'autofocus sur le capteur selfie

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