Le mobile dispose d’un écran avec la technologie Floating Touch, mais à quoi sert-elle ?

Aviez-vous remarqué l’emplacement de la LED de notifications ?

Sony Mobile (anciennement Sony Ericsson) ne sait décidément pas faire des smartphones comme tout le monde. Rappelez du Xperia PLAY qui dispose d’un pad de jeu coulissant. Mais depuis nous avons eu le Xperia S (et petits frères) avec sa bande en plexiglass illuminée, le Xperia P et son écran White Magic de 930 nits ou le Xperia U et la possibilité de changer la couleur du rectangle sur le bas.

Depuis hier le Sola (Sony Sola, quel nom simple à prononcer…) est officialisé. Alors que l’on voyait ce terminal comme un terminal milieu de gamme classique, le constructeur lui a greffé la technologie « Floating touch ». Mais qu’apporte-elle ?

La technologie Floating Touch (créée en collaboration avec Cypress Technologies) vient se greffer sur un écran capacitif. La particularité est de pouvoir enregistrer des événements alors que le doigt n’est pas directement en contact (distance jusqu’à 20 mm). Les informations envoyées sont à la fois les coordonnées du doigt (classique), mais aussi la distance, ce qui ouvre potentiellement des perspectives pour les applications.

Les écrans tactiles utilisent à la fois la mutual capacitance (multitouch) et la self capacitance (précision importante, mais pas de multitouch) – vous retrouvez plus de détails sur cet article. Le Floating Touch réunit les deux à la fois : la mutual capacitance est utilisée pour la détection classique du doigt et du multitouch. La self capacitance est utilisée ici pour détecter le doigt au dessus de la surface, mais n’offre pas de multitouch dans ce cas précis.

Un premier exemple utile et concret provient de vidéos YouTube, dans lesquelles il est possible d’utiliser un gant (qui respecte les fameux 20 mm). Plus besoin d’acheter des modèles spécifiques pour les écrans capacitifs, ce qui n’est pas négligeable.

Une petite vidéo de démonstration de chez Sony cette fois :

Maintenant passons à Android, qui pour rappel sera à la version 2.3 (Gingerbread) à la sortie et en 4.0 (Ice Cream Sandwich) au début de l’été. Les applications se comporteront normalement, dans la mesure où elles ignoreront par défaut la présence de cet écran.

Mais Sony Mobile a indiqué que des développeurs tiers allaient pouvoir l’utiliser pleinement. Il faudra pour cela attendre Ice Cream Sandwich… mais sans avoir besoin d’un SDK dédié ! En effet, Google a introduit les hover events (API niveau 14) qui communiqueront parfaitement.

En attendant, il est possible d’utiliser le Floating Touch dans le navigateur. Sachant qu’HTML5 implémente cette technologie, les développeurs web y auront donc accès en primeur.

Maintenant que Sony Mobile nous a bien expliqué sa technologie, cela signifie-t-il qu’il faudra attendre 2013 pour White Magic + Floating Touch+ [d’autres surprises de Sony] ?