Comme le prédisait la rumeur, Google va intégrer un ad blocker dans Chrome afin de réguler les publicités nocives.

Google Chrome

Les publicités sur internet sont une véritable plaie. Indispensables à la survie d’un web indépendant, elles se montrent souvent beaucoup trop intrusives et nuisent à la navigation. Résultat, en France, environ un tiers des internautes utilisent un bloqueur de publicités, cachant non seulement les affichages néfastes (vidéos avec son, temps d’attente…), mais également les plus discrets. Google a donc décidé d’intégrer un bloqueur de publicité au sein de son navigateur, Chrome.

La puissance de Google

Google Chrome représente environ 50 % des internautes dans le monde (et plus de 60 % sur FrAndroid), ce qui donne à la firme de Mountain View une énorme puissance pour influer sur les pratiques du net. Elle a donc décidé de rejoindre la Coalition for Better Ads, un groupe militant pour des formats publicitaires plus sains. À ce titre, Google Chrome ne montrera plus les publicités ne correspondant pas aux standards de la coalition à partir de début 2018. Une décision qu’avait déjà évoqué le Wall Street Journal en avril dernier.

Ce délai devrait permettre aux régies publicitaires de s’adapter et aux éditeurs de contenu de tester leur site grâce aux Web Tools proposés par Google.

Voici les publicités qui ne correspondent pas au « Better Ad Standard »

Doublement gagnant

En intégrant directement un bloqueur de publicités dans son navigateur, Google espère certainement faire baisser le taux d’utilisation de bloqueurs tiers tel qu’AdBlock Plus ou uBlock Origin. L’avantage est alors double pour le géant de la recherche qui peut alors contrôler plus précisément les publicités qui passent au travers des mailles du filet et qui réduit l’influence des acteurs tiers qui agissent parfois comme une mafia en faisant payer les créateurs de contenus publicitaires pour que leurs affichages ne soient pas bloqués.

Les revenus de Google étant essentiellement basés sur la publicité, il parait donc normal que la société californienne s’intéresse de près à la question.

L’alternative payante

Pour ceux qui ne veulent plus du tout de publicités, Google propose également Funding Choices. Actuellement en bêta, ce système permet aux sites d’afficher un message aux utilisateurs d’un ad blocker afin de les inviter à le désactiver ou à souscrire à Contributor. Il s’agit d’un système d’abonnement permettant de supprimer toutes les publicités d’un site. Il fonctionne comme le proposent déjà certains sites, mais en centralisant le tout sur un seul et même abonnement.

Les développeurs du site peuvent fixer eux-mêmes le prix qui sera déduit de l’enveloppe de l’abonnement, à partir de 0,01 dollar par page. Une petite poignée de sites utilisent déjà ce système (Business Insider, ComicBook, Eurogamer…), et d’autres suivront dans l’année. Seuls les sites américains, anglais, allemands, australiens et néo-zélandais peuvent cependant en bénéficier pour le moment. D’autres pays seront ajoutés à cette liste courant 2017.

Reste à savoir maintenant si cela ne va pas développer les publicités plus sournoises. De notre côté, nous mettons un point d’honneur sur FrAndroid à signaler de façon claire et visible les contenus de marques.

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