A partir du 11 juin, Google modifie la tarification de l’utilisation de Google Maps dans les applications tierces. Un petit séisme, car l’option payante va se généraliser.

Mise à jour du 4 juin :

Après l’ire des développeurs, Google a mis un peu d’eau dans sa vin et leur propose un délai supplémentaire. Google Maps ne passera payant qu’à partir du 16 juillet.

Article du 8 mai :

Google Maps est aujourd’hui devenu incontournable à travers son application mobile, son site Internet ou encore son intégration dans Google Assistant. Leader dans son domaine, il est très populaire auprès des développeurs d’applications Android, mais aussi de sites qui l’utilisent par exemple pour son API qui permet de calculer un itinéraire ou connaître des informations sur un lieu.

Jusqu’à présent les développeurs bénéficiaient de tout cela quasiment gratuitement. En effet, une version payante (Premium) existait mais elle ne considérait qu’une frange des éditeurs. Mais dès le 11 juin prochain, tout ce modèle va évoluer. Il faudra désormais parler de la Google Maps Platform, qui ne sera ni plus ni moins qu’un renommage de la solution actuelle. Mais ce nouveau nom cache une toute nouvelle tarification qui fait déjà grincer des dents.

La version gratuite limitée

Désormais l’ensemble des développeurs qui utilisent Google Maps vont devoir rentrer leurs informations bancaires, alors que ce n’était que facultatif jusqu’à présent. Autre modification : la version gratuite n’existe plus. Afin de simplifier son offre Google va opter pour du tout-payant… ou presque. Dès qu’une requête sera effectuée sur Maps, elle sera facturée au développeur. Mais Google veut éviter la fuite des éditeurs et propose un forfait mensuel gratuit limité d’une valeur de 200 dollars. Sauf que ce montant risque d’être dépassé dans la majorité des cas. L’utilisation de Google Maps qui était gratuite pour beaucoup va ainsi devenir payante.

Google multiplie les communications auprès des développeurs, car cette annonce est loin d’être accueillie chaleureusement. Cela est d’autant plus mal perçu, que l’annonce a été faite début mai pour une mise en application un mois plus tard. Les éditeurs ont peu de temps pour réagir et éventuellement opter pour une nouvelle solution.

Cela risque de faire les affaires des concurrents : Mapbox, Bing Maps… Google va-t-il y laisser des plumes ?