« Une grave violation de confiance » : Google aurait menti sur sa politique de sideloading sur Android

 
Au cœur d’une polémique concernant le verrouillage de l’écosystème Android, Google est désormais accusé d’avoir menti à la communauté sur sa politique concernant l’installation d’applications hors du Play Store.
Crédit : Google

Le torchon brûle entre la communauté open source et Google. Depuis août dernier, la menace d’un verrouillage d’Android pour interdire l’installation d’applications hors du Play Store plane sur les développeurs et développeuses en tout genre. La mise en place d’un programme de « certification » auprès de Google fait craindre le pire pour l’avenir des magasins d’applications alternatifs.

Et si, depuis, le géant de la recherche a promis que les choses ne changeraient pas vraiment, l’équipe derrière le célèbre magasin d’application F-Droid accuse désormais ouvertement Google de mentir sur ses intentions.

Un flou et un loup ?

Selon un nouveau billet de blog, la « méthode d’installation avancée » promise par Google et qui devait permettre d’échapper à la certification obligatoire ne sera pas mise en place avant septembre prochain. Or, c’est précisément à cette date qu’Android « exigera que toutes les applications soient enregistrées par des développeurs validés », précise Google. De plus, les représentants et représentantes de F-Droid assurent qu’aucun dialogue n’a été ouvert par Google à ce sujet, malgré un billet de blog qui assurait l’inverse en octobre dernier.

Prenant acte de cette situation trop floue pour être rassurante, F-Droid déconseille formellement aux développeurs et développeuses de s’inscrire au programme de certification de Google qui ouvrira en mars prochain. « C’est la première étape d’un processus de verrouillage où les équipes de développement auront le privilège de payer Google pour fournir leurs papiers d’identité, enregistrer leurs apps et se retrouver à jamais dépendant des conditions générales de Google ».

Crédit : Corentin Béchade pour Frandroid

La plateforme dénonce aussi « une grave violation de confiance » de Google envers la communauté open source qui a justement permis à Android de devenir l’OS dominant qu’il est aujourd’hui.

« Point de défaillance centralisé »

Histoire de ne pas mener ce combat tout seul, F-Droid a publié une lettre ouverte à l’adresse des pontes de Google répétant ces mêmes arguments et accusant l’entreprise « d’étouffer la diversité de son écosystème logiciel », de créer « un point de défaillance centralisé » et de générer des risques pour les données personnelles de celles et ceux qui adhéreront au programme de certification.

La lettre est signée par une quarantaine d’entreprises et d’associations, dont Proton, Tuta, OpenStreetMap, l’EFF ou la /e/ Foundation de Gaël Duval.

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En parallèle, un site « Keep Android Open » a aussi vu le jour avec les informations de contact des instances européennes pour dénoncer ce que le collectif voit comme des « mesures anticompétitives claires » qui pourraient être contraire au Digital Markets Act.


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