Selon un cabinet d’analyse, les êtres humains représentent moins de la moitié du trafic sur Internet. Tout le reste est généré par des bots aux intentions variées.

À quoi sert Internet ? La question est tellement vaste que plusieurs réponses peuvent être admises. Cependant, il faut bien admettre qu’un grand nombre de personnes répondront que cela permet de mettre des gens en relation. Ainsi, quand on surfe sur le web, il est plutôt naturel de s’attendre à y croiser d’autres internautes humains, pour la majorité.

Or, les femmes et les hommes qui se servent d’Internet ne représentaient que 48,2 % du trafic en 2016. C’est ce que révèle une étude d’Incapsula, un cabinet d’analyse spécialisé dans la sécurité informatique. Ce dernier a examiné plus de 16,7 milliards de visites sur 100 000 domaines différents sélectionnés au hasard.

Bons bots VS mauvais bots

Ainsi, l’étude explique que plus de la moitié du trafic analysé est généré par des logiciels automatisés plus communément appelés « bots ». Incapsula détermine deux catégories de bots : les bons et les mauvais.

Les « bons bots » sont ceux qui permettent de surveiller la « bonne santé » d’un site, qui récoltent de manière légale des données utilisateurs à des fins commerciales ou encore ceux qui permettent d’optimiser des moteurs de recherche, l’alimentation du fil d’actualité d’une application ou d’un site. On peut, à ce titre, citer les assistants sur les services de messagerie instantanée et sur les réseaux sociaux.

Voici les principaux bons bots selon l’étude.

À l’inverse, les mauvais logiciels sont ceux qui se font passer pour des êtres humains afin de submerger les infrastructures réseau (attaques DDoS) et ceux qui sont utilisés pour spammer les utilisateurs — ou, pour 2,6 % d’entre eux, pirater leurs données et les voler.

Une vieille tendance

L’étude de Incapsula montre également que cette tendance n’a rien de nouveau. En effet, si en 2015, les êtres humains étaient majoritaires sur le web, c’était loin d’être le cas pour les années précédentes.