Les premiers mini-PC Altyk à base d’Intel N100 et Intel N305 sont donc toujours d’actualité et leur proposition reste intéressante au regard des besoins de nombreux usagers. Toutefois, dans certains cas, la puissance pouvait être un peu juste et Altyk a logiquement mis à profit l’expérience engrangée sur cette première salve pour améliorer les choses.
Les mini-PC Altyk de seconde génération se distinguent d’abord par la présence de puces bien plus musclées, selon le cas des Core i5-1240P ou des Core i7-1280P. Des puces de 12e génération donc avec un minimum de 12 cœurs et 12 Mo de cache comme sur le F2-I516-N05 que la marque nous a fait parvenir pour ce test. De quoi voir les choses en (un peu) plus grand.
| Modèle | Altyk Le Mini PC – F2-I516-N05 |
|---|---|
| Dimensions | 115 mm x 115 mm x 40 mm |
| Processeur (CPU) | i5-1240P |
| Puce graphique (GPU) | Intel UHD Graphics |
| Mémoire vive (RAM) | 16 Go |
| Mémoire interne | 480 Go |
| Norme wifi | Wi-Fi 6E |
| Version du Bluetooth | 5.3 |
| Système d’exploitation (OS) | Microsoft Windows 11 |
| Fiche produit |
Le test a été réalisé à partir d’un produit prêté par Altyk.
Compact avec une finition au top
Tout de blanc vêtue, la première génération de mini-PC Altyk continue à être commercialisée, mais aujourd’hui, ce sont les modèles noirs – de seconde génération – qui déboulent. Altyk n’autorise aucune personnalisation de ses machines et la différence de couleur permet donc de distinguer le plus simplement du monde les deux générations. Le F2-I516-N05 est en réalité plus proche de l’anthracite que du vrai noir et cet aspect un peu « fumé » lui donne une bonne tête.

Bonne tête également du fait de ses dimensions toujours aussi contenues… même un peu plus en réalité : on est maintenant sur une base carrée de seulement 118 millimètres de côté pour une épaisseur plus faible que la moyenne à 38 mm. Forcément, difficile de faire plus compact avec un volume d’à peine plus d’un demi-litre. Altyk fait donc du très bon travail ici, d’autant que le poids d’environ 570 grammes ne va pas être plus gênant.
Attention cependant, ces dimensions, ce volume et ce poids ne prennent pas en compte la brique d’alimentation externe. Pour le coup, Altyk adopte un format relativement encombrant. La brique mesure 130 mm de long pour 58 mm de large et 32 mm d’épaisseur. Son poids tourne autour des 300 g et, au final, la bête n’est donc pas loin de représenter 50 % du mini-PC dans son ensemble. Il faut dire qu’elle délivre une puissance maximale de 100 watts tout de même.

Pour le reste, pas grand-chose à dire, la sobriété est de mise, mais ce n’est pas pour nous déplaire et en plus des connecteurs sur lesquels nous reviendrons, nous remarquons la présence de larges grilles, pour l’aération de la machine, sur les côtés.
Riche connectique, mais quelques manques
Nous avons déjà évoqué le cas de la brique d’alimentation externe, il nous faut toutefois encore mentionner que contrairement à de nombreux concurrents, Altyk opte pour un branchement au PC en USB-C. Non content de répondre aux normes européennes, ce choix rend les choses plus pratiques que ce « jack » encore trop utilisé et permet d’utiliser l’alimentation à d’autres fins. Bien sûr, c’est sur l’arrière du PC que ce port USB-C dédié à l’alimentation est présent. Il y est accompagné par une riche connectique qui brille d’abord par l’unique port RJ45 – là où l’Altyk de première génération en avait deux – heureusement en 2,5 GbE.
Altyk dispose également tout ce qu’il faut pour gérer l’affichage – malgré l’absence de DisplayPort – avec un maximum de trois moniteurs pris en charge simultanément : deux le sont par deux HDMI 2.0 (4K@60 Hz) et le troisième l’est par le port USB-C 3.2 Gen 2 (10 Gbps), aussi compatible Power Delivery 3.0. Toujours pratique. Un peu à l’étroit, Altyk ne propose, pour compléter, que deux USB-A 2.0 et un jack audio 3,5 mm. Dommage, nous aurions aimé un peu plus de modernité.

Cette face arrière qui aurait pu prendre en charge de l’USB4 – Altyk n’en a pas voulu car Intel ne le supporte pas officiellement – est complétée par quelques ports sur l’avant. Il y a ici l’essentiel pour une si petite machine : deux USB-A et un USB-C le tout en 3.2 Gen 2 (10 Gbps) et un bouton de mise sous tension. Notez la présence d’un bouton ClearCMOS et d’un autre pour lancer la récupération système. Enfin, une fente de verrouillage Kensington est bel et bien présente, sur le côté.

Des accessoires ? Non, plutôt pas d’accessoires
Au moment de tester le F2-N30516-N05, précédente génération de mini-PC Altyk, nous n’avions pas été plus impressionnés que cela par les accessoires fournis. Il faut dire que, comme la majorité des fabricants de ce genre de machines, Altyk avait réalisé le service minimum faisant même l’impasse sur le câble de connexion écran quand certains concurrents fournissent tout de même un HDMI.
Eh bien, pour reprendre une formule du domaine du sport, « on ne change pas une équipe qui gagne ». Bon, en l’occurrence, on ne voit pas bien ce qu’elle gagne… si ce n’est réduire la facture en limitant les accessoires au strict nécessaire.
Du coup, en plus du mini-PC lui-même, on ne trouve dans la boîte que quatre éléments : la brique d’alimentation, le câble secteur (environ 1,2 mètre), le kit de fixation VESA pour arrimer la machine à l’arrière d’un écran par exemple et… une petite notice explicative. Ça n’a l’air de rien, mais ces quelques pages peuvent être pratiques quand il s’agit de notre tout premier PC.
Windows 11 préinstallé et c’est tout
À la manière de ce qu’il avait fait sur sa précédente génération, Altyk a pris le parti de ne surtout pas surcharger la machine avec des logiciels qui, il ne faut pas être grand clerc pour le deviner, ne conviendront jamais aux réels usages de la machine.

De fait, plutôt que de nous noyer sous les pouriciels, Altyk ne propose qu’un seul soft : une version Windows 11 qui a le bon goût d’être préinstallée. Dans notre cas, il s’agissait de la mouture professionnelle, mais au moment de l’achat on peut aussi opter pour une un peu moins onéreuse version familiale. L’avantage d’une pré-installation est que la machine est presque prête, une fois branchée. Il faut passer quelques écrans Microsoft pour finaliser l’installation, mais c’est l’affaire de quelques minutes.

Si Altyk soigne les choses, la marque ne peut pas non plus faire des miracles et la pré-installation ne privera pas les premiers usagers d’un mini-PC F2-I516-N05 d’une abondante séance de mises à jour. Qu’il s’agisse des composants Windows 11, de certains modules additionnels ou des pilotes les plus importants, vous n’y couperez pas, mais cela se fera sans aucune intervention de votre part.
Il y a tout de même un point regrettable : qu’Altyk ne propose pas d’option Linux sur ses mini-PC. Elle aurait permis d’économiser quelques deniers pour ceux qui se fichent pas mal de Microsoft.
Et à l’usage, ça tourne comment ?
L’aspect extérieur, la connectique et les accessoires sont une excellente chose, mais il est important de voir ce que ce mini-PC a dans le ventre. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de l’ouvrir ! Enfin, ce n’est pas toujours simple et certains fabricants usent parfois d’astuces contraignantes pour réduire l’encombrement.
Rien de tel chez Altyk qui s’est donné du mal pour que sa machine soit simple à ouvrir. Il faut retourner la bête et repérer les patins en caoutchouc qui servent aussi à masquer les vis. Alors que certains concurrents collent ces patins à la structure, ils sont « enfichés » chez Altyk : on peut donc les retirer à loisir sans crainte. Ensuite, on retire les quatre vis et la plaque du châssis pour… en découvrir une seconde qui implique de retirer encore quatre vis. C’est la seule « contrainte » car Altyk s’est arrangé pour qu’aucun élément ne soit placé en travers de notre chemin : pas d’antenne fragile, pas de visserie complexe, pas de refroidisseur gênant.
À partir de là, on peut découvrir les entrailles « accessibles » de la machine et nous ne sommes pas déçus du voyage : deux slots SO-DIMM pour la mémoire vive (occupés par deux barrettes de 8 Go de DDR4-3200) et trois emplacements M.2. Le premier est occupé par la carte WiFi/Bluetooth dont les antennes sont parfaitement organisées. Bien vu. Le second est occupé par le SSD de base (un modèle 500 Go NVMe signé Kingston) tandis que le troisième est libre : il sera simple d’ajouter un second SSD pour augmenter la capacité de stockage du F2-I516-N05 même si Altyk n’a placé qu’un seul pad thermique, sur le SSD livré.
Enfin, sous ces différents composants se trouvent le processeur et son système de refroidissement. Sachant que la puce est soudée à la carte mère, Altyk a pris le parti de ne pas la rendre accessible, un choix judicieux. La puce en question est donc un Core i5-1240P de 12e génération. Signé Intel, il est constitué de 12 cœurs, 4 performants et 8 efficaces. Ils sont assistés de 12 Mo de smart cache et par une solution graphique Intel Iris Xe Graphics avec 80 unités d’exécution. Sans parler d’un monstre de puissance, la proposition semble aussi équilibrée qu’intéressante.
Notre premier test est justement l’occasion de voir un peu ça puisque 3DMark a le chic pour mettre en difficulté CPU et GPU.
Nos trois scènes de choix ne sont pas de tout repos pour une puce qui peine un peu sur le côté graphique. Bien sûr, c’est sur Steel Nomad que les choses sont les plus délicates, mais ce n’est guère plus reluisant sur Time Spy Extreme (respectivement 132 et 580 points) : deux scènes trop gourmandes pour l’Iris Xe Graphics. En revanche, avec 4099 points, sur Fire Strike c’est plus convaincant, preuve que la machine pourra faire tourner de petits jeux.
Pour en avoir le cœur net, nous avons reconduit notre protocole ludique habituel avec Forza Horizon 5 et Shadow of the Tomb Raider, deux titres un peu anciens, mais qui illustrent parfaitement les limites d’une telle machine : en 1280 x 720, mais avec les détails au maximum, nous découvrons à peine mieux qu’un diaporama, 26 images par seconde en moyenne sur Forza Horizon 5 et 25 ips sur Shadow of the Tomb Raider. Absolument injouable.
Hélas, même en réduisant les détails graphiques au minimum, le 1280 x 720 reste hors de portée d’une telle machine sur des jeux un tout petit peu exigeants. Il est d’ailleurs « amusant » de constater que, déjà très proches tout à l’heure, les résultats sont cette fois strictement identiques à 48 ips de moyenne sur nos deux jeux. Les grosses productions même d’il y a huit ou dix ans sont injouables sur une telle machine.
En revanche, il est possible de passer sur des productions indépendantes plus modestes et de profiter de l’émulation pour se faire plaisir. C’est ainsi que nous n’avons pas rencontré de problèmes particuliers sur notre sélection de jeux indépendants : Horizon Chase Turbo, Tricky Towers, Unpacking ou Unrailed fonctionnent à merveille. Il faudra donc simplement veiller à ne pas trop en demander au mini-PC d’Altyk.

Le potentiel ludique d’une petite machine comme le F2-I516-N05 implique de faire quelques concessions et il y a de bonnes chances que ce soit le cas dans à peu près tous les domaines. Le processeur Core i5-1240P a beau embarquer 12 cœurs, il n’est pas en mesure de faire se lever les foules sur Cinebench 2026, mais il n’y a pas non plus de quoi crier au scandale. En multi-thread, il est ainsi capable d’atteindre un score de 2252 points. Plus qu’honorable.

Un comportement que nous retrouvons sur le test généraliste PCMark qui a l’avantage de simuler de nombreuses activités : certaines proches d’un usage domestique, d’autres plus professionnelles. Avec un score général de 5201 points, le mini-PC d’Altyk n’a pas à rougir de la comparaison avec l’EQi13 Pro que nous testions il y a quelques semaines. Sur le papier bien plus puissante, la machine Beelink est effectivement devant sur le test essentials (8919 points contre 6847) et le test digital content creations (6437 points contre 5843), mais il s’avoue vaincu en productivity (6913 points contre 9543), peut-être le plus important des trois sur une telle machine.
Enfin, nous terminons l’évaluation des performances par une mesure liée au stockage. Rappelons ici qu’Altyk a opté pour une unité Kingston SNV3S500G de 500 Go. Son interface PCIe Gen 4 lui assure des débits très corrects : à 5348 Mo/s et 3283 Mo/s en lecture et écriture séquentielle, il n’y a pas lieu de s’inquiéter même si nous ne nous expliquons pas les faibles scores en aléatoire qui ne se traduisent par aucune mauvaise expérience à l’usage.
Consommation et chauffe
Alors que de nombreux fabricants de mini-PC mettent en avant le fonctionnement « silencieux » de leur refroidisseur, souvent, il n’en est rien. C’est en ce sens qu’Altyk se distingue de ses concurrents : ses mini-PC ne sont pas les plus puissants, mais la promesse d’un « fonctionnement discret, idéal dans un environnement de travail ou à la maison » est tenue.

Nous avons mis à l’épreuve le F2-I516-N05 – sur divers tests CPU par exemple – et si la machine se devait d’activer son unique ventilateur, celui-ci est resté discret : un simple souffle audible dès lors que l’on est à proximité immédiate de l’unité centrale, aucun bruit trop agressif n’est à signaler. On pourrait donc croire que la ventilation est insuffisante pour maintenir le processeur au frais. Que nenni. Le Core i5-1240P monte bien sûr en température, mais il reste loin de tout throttling avec un maximum relevé de 82°C : nous avons connu bien pire sur bien des machines concurrentes.
De manière assez surprenante en revanche, aucun capteur de température n’est présent sur les barrettes de mémoire vive et nous avons donc été contraints de mesurer « à la main » pour vérifier leur chauffe : là non plus, rien de gênant avec un maximum relevé de 48°C. C’est enfin un tout petit peu plus chaud au niveau de l’unique SSD installé par Altyk, mais à 51°C lors des sessions les plus exigeantes, ce n’est vraiment pas un problème.
Une chauffe maîtrisée c’est plus confortable car la ventilation sera discrète, mais c’est aussi un atout pour la durée de vie du PC et la nécessité d’appeler le service après-vente… même si, pour le coup, il est en France et que la garantie est de 3 ans avec une garantie de disponibilité des pièces sur 5 ans !
Dernier point, nous avons mesuré une consommation modeste de 67,8 watts en pleine charge. En usage plus classique, on tourne plutôt autour des 35 à 45 watts, même si cela reste variable.
Prix et disponibilité
Déjà disponible, la seconde génération de mini-PC Altyk est en stock, notamment sur le site officiel de la marque. Elle cohabite d’ailleurs avec les quatre modèles de précédente génération qui continuent à trouver un certain écho auprès du public.
Nouvelle version et nouveau processeur oblige, la seconde génération est un peu plus onéreuse que la précédente. L’inflation que connaissent la RAM et le SSD ne sont d’ailleurs pas pour arranger la situation : notre modèle de test, le F2-I516-N05 se négocie 799,95 euros avec un Windows 11 édition Familiale ou à 869,95 euros pour une édition Pro. Ça reste correct.
Il est intéressant de noter que, pour monter en gamme, Altyk dispose de quatre autres versions, équipées du Core i7-1280P doté de 14 cœurs. Disponibles en 16 Go ou 32 Go, avec Win 11 Famille ou Win 11 Pro, ces versions vont de 929,95 euros à 1219,95 euros.




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