Un benchmark du Snapdragon 820 a enflammé la toile puisque de nombreux sites ont avancé que l’iPhone 6s et sa puce Apple A9 étaient plus puissants qu’un terminal équipé de la dernière puce de Qualcomm. En y regardant de plus près, ce n’est pas le cas et le Snapdragon 820 est plus puissant que l’Apple A9.

Snapdragon Qualcomm

Il y a quelques jours, un prototype d’un smartphone en Snapdragon 820 a fait son apparition sur les résultats en ligne du benchmark GFXBench. Un écran de 6,2 pouces QHD (2460 x 1600 pixels), 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et la présence d’Android 6.0. Au final, il y a de très fortes chances que l’on soit face au MDP 820 Smartphone, le smartphone de développement de Qualcomm intégrant un Snapdragon 820 que nous avions pu tester en décembre dernier, notamment sous GFXBench, avec les mêmes résultats qui viennent d’être publiés. Il n’y a donc rien de nouveau, et les sites qui titrent que l’iPhone 6s avec son Apple A9 est plus puissant que le Snapdragon 820 ont mal saisi la portée du benchmark.

 

Apple A9 vs Qualcomm Snapdragon 820

Lorsqu’on y regarde de plus près, l’Apple A9 obtient respectivement 80 et 40 FPS sous T-Rex et Mahattan offscreen, c’est-à-dire avec un rendu en 1080p. À ce petit jeu, le Snapdragon 820 grimpe à respectivement 91 et 48 FPS, toujours avec une définition en 1080p. Le Snapdragon 820 est donc bel et bien plus performant que l’Apple A9.

En revanche, il est vrai que l’iPhone 6s Plus se place devant le terminal de développement de Qualcomm si l’on prend en compte la définition des écrans, et que l’on fait donc tourner les benchmarks avec une définition de 1600p sur le MDP de Qualcomm et en 1080p sur l’iPhone 6s Plus d’Apple. Pour rappel, plus un écran dispose de pixels et plus la puce graphique devra être puissante pour fournir un même débit d’images par seconde avec la définition d’origine.

SD820-Benchmarks

Source du graphique : Phonearena

 

iPhone 6s vs MDP 820

En prenant en compte les chiffres de GFXBench en définition native, l’iPhone 6s Plus est en effet 8 % plus rapide sous T-Rex et 37 % sous Manhattan. Toutefois, l’écran du smartphone de développement Qualcomm affiche deux fois plus de pixels que l’écran de l’iPhone 6s Plus, ce qui explique les meilleures performances de l’iPhone 6s Plus sur le test onscreen.

 

Attention aux performances réelles

La conséquence est donc simple : si un constructeur choisi d’intégrer un Snapdragon 820 à un smartphone doté d’un écran Full HD (c’est-à-dire doté de la même définition que la dalle de l’iPhone 6s Plus), ce téléphone sera plus performant que l’iPhone 6s Plus. Mais ça, c’est dans la théorie.

On a en effet vu de nombreux smartphones être très performants dans les benchmarks, mais s’effondrer misérablement une fois qu’un jeu était lancé pendant plus de 5 minutes, ce qu’on appelle le phénomène de throttling. À ce petit jeu, l’iPhone d’Apple est un très bon élève puisque ses performances théoriques fluctuent peu par rapport à ses performances pratiques. Sans maîtrise, la puissance n’est rien, attendons donc les premiers tests pratiques pour trancher.