La Gendarmerie nationale teste actuellement des drones pour combattre l’insécurité routière. Les petits appareils volants sont capables de détecter, discrètement et à distance, les infractions commises par les automobiles. Pour le moment, cette phase de test en est à ses balbutiements, mais l’usage des drones dans la Gendarmerie nationale se multiplie ces derniers mois.

Depuis le 6 novembre dernier, les gendarmes de l’Oise expérimentent des contrôles routiers assistés par un drone. L’appareil volant prend de l’altitude afin de surveiller une portion de route en toute discrétion et avec une vision largement plus étendue que l’oeil d’un bon gendarme. Le drone est ainsi capable de détecter le franchissement d’une ligne blanche, les demi-tours non autorisés ou des distances de sécurité non réglementaires. Les images sont diffusées en direct sur l’écran d’un opérateur qui se charge de prévenir les motards qui interpelleront l’automobiliste en faute.

Toutefois, ce test devrait se terminer le 15 janvier prochain sans être tout de suite étendu au niveau national. En effet, nos confrères du site Next Inpact ont contacté la Gendarmerie nationale qui a précisé que “pour l’instant, c’est vraiment très prématuré. On est loin de pouvoir utiliser les drones pour faire de la sécurité routière, même si ça fera certainement partie, demain, de notre arsenal” en ajoutant qu’il leur “faut déjà une vingtaine de minutes pour installer un radar mobile, alors vous imaginez pour un drone ? On est encore très loin de la technologie dont on a besoin“.

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Les drones ne sont donc pas encore prêts à survoler les routes françaises pour dresser des procès-verbaux aux automobilistes. Toutefois, la Gendarmerie nationale utilise déjà des drones pour d’autres opérations, comme le survol d’accidents de voiture ou de crashs aériens.