Le gouvernement a complété la liste des villages que les opérateurs devront couvrir en 2G et 3G. L’État ambitionne ainsi de résorber les dernières zones blanches, au nom de l’ « égalité des chances économiques ».

Les opérateurs devront plus précisément couvrir les « centres-bourgs ». La loi ne garantit pas que toutes les habitations seront couvertes, mais elle garantit qu’on captera quelque part dans toutes les communes de France métropolitaine.

L’État avait listé en février 2016 les centres-bourgs couverts par aucun opérateur de réseau mobile. Mais il a depuis recensé des centres-bourgs oubliés ainsi que d’anciens centres-bourgs, qu’il a ajoutés ce mois-ci à la liste.

La liste complète des 540 centres-bourgs est disponible dans le Journal Officiel du 11 mai 2017, à cette adresse.

L’État retarde les opérateurs

Au mois de janvier, selon l’Arcep, Orange avait couvert 99 et 79 % des centres-bourgs listés jusqu’alors, respectivement en 2G et en 3G, Bouygues Telecom 97 et 84 %, et SFR 98 et 76 %.

Ces trois opérateurs avaient une obligation de couverture de 100 % de ces centres-bourgs au 31 décembre 2016, mais s’ils n’ont pas tenu les délais, c’est parce que l’État a pris du retard sur la mise en place de nouveaux sites. Il appartient donc à l’État d’achever ces chantiers, afin que les opérateurs les équipent dans un délai de 6 mois.

Taux de couverture des centres-bourgs au mois de janvier 2017

Quelles alternatives ?

Les relais des opérateurs permettent à n’importe qui d’appeler et de se connecter.

Mais en attendant que l’État et les opérateurs n’achèvent ce programme de couverture du territoire en services mobiles, les résidents ont deux alternatives :

VoWiFi

La solution la plus simple est la technologie VoWiFi, qui permet de téléphoner et d’échanger des SMS par le biais d’une connexion à internet. Il suffit pour ce faire de connecter son smartphone au Wi-Fi, quel que soit le fournisseur d’accès à internet. L’inconvénient est que certains smartphones seulement sont compatibles, et qu’il faut donner son mot de passe Wi-Fi ou créer un réseau invité pour les invités de passage.

Femtocell

L’autre solution est de s’équiper d’une femtocell, c’est-à-dire d’un relais GSM domestique, relié à sa connexion à internet fixe. Orange et SFR proposent à leurs clients mobiles un boîtier qu’on peut relier à la box de n’importe quel opérateur. L’inconvénient est qu’il faut lister les bénéficiaires : vos invités de passage ne capteront pas. Free quant à lui intègre directement une femtocell au routeur Freebox Server des Freebox Révolution et Freebox mini 4K, et celle-ci est accessible par tous les clients de Free Mobile.

Une femtocell

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