Introduction

Après une année 2016 très calme pour les smartwatchs, 2017 pourrait changer la donne. Android Wear 2.0 devrait (enfin) sortir dans quelques semaines, et Asus commercialise enfin sa ZenWatch 3. L’Asus ZenWatch 3 sort quasiment jour pour jour un an après la ZenWatch 2 qui s’était révélée décevante. La nouvelle montre d’Asus a donc fort à faire. L’occasion de voir si cette fois, la ZenWatch 3 peut être un bon investissement.

Fiche Technique

Modèle Asus ZenWatch 3 Asus Zenwatch 2
Taille de l'écran 1,39 pouces N/C
Technologie d'affichage sAMOLED N/C
Définition de l'écran 400 x 400 pixels 320 x 320 pixels
Processeur Snapdragon Wear 2100 à 1,2GHz Snapdragon 400 à 1,2GHz
Mémoire RAM 512 Mo 512 Mo
GPS Non Non
Wifi Oui Oui
Batterie 341 mAh 400 mAh
Capteur de rythme cardiaque Non Oui
Podomètre Oui Non
Analyse du sommeil N/C Non
Accéléromètre Oui Oui
Boussole Oui Oui
Capteur de lumière ambiante Oui Non
Capteur de proximité N/C Non
Résistance à l'eau N/C 67
Prix 215 euros 1 euros
Fiche produit Fiche produit | Test

 

Design et ergonomie

Un des regrets que l’on avait sur la précédente ZenWatch était son design. Outre un design rectangulaire qui n’est peut-être pas le plus adapté pour une montre connectée sous Android Wear, elle disposait de très larges bords qui empiétaient sur l’écran. Malgré de très bonnes finitions, nous ne pouvions que constater une ergonomie en deçà de ses concurrents.

L’Asus ZenWatch 3 permet de corriger ces défauts, grâce à un nouveau design. Elle adopte une forme circulaire, sans la fameuse bande noire que l’on pouvait retrouver au bas de l’écran de certaines montres connectées.

Bien que disponible en plusieurs combinaisons de couleurs pour la montre et le bracelet, notre modèle était le noir, avec un bracelet en cuir… noir. Un design sobre et efficace. C’est une affaire de goûts, mais j’ai plutôt apprécié la combinaison. Nous avons le droit à une belle combinaison de différentes teintes de noir et d’un liseré or autour du cadran.

Si j’ai apprécié visuellement, le toucher n’était pas si agréable. Le cuir est-il un peu trop cheap ? Surtout vis-à-vis de montres de marques plus établies, Asus explique tout de même que ce cuir provient d’Italie sur son site officiel. Il n’empêche, pour un constructeur de cartes mères (à la base), cette troisième version de la ZenWatch monte clairement en gamme avec une finition très correcte et un design accrocheur.

Malheureusement, je termine avec une petite frustration : c’est ce bracelet qui ne s’ouvre pas complètement. Ce n’est pas la seule montre avec ce soucis d’ergonomie, puisque la Samsung Gear S2 exhibait aussi ce défaut. Nous aurions préféré un bracelet plus similaire à la Huawei Watch, à gauche ci-dessous. En revanche, on notera qu’elle est cependant bien plus fine que la Huawei Watch. Ce qui est fort appréciable, surtout que pour rappel : on porte une montre au poignet.

L’épaisseur peut s’expliquer par les capteurs intégrés. Et sur ce point, elle s’en sort plutôt bien puisque outre le classique Bluetooth/Wi-Fi, elle dispose d’un podomètre, d’un accéléromètre et d’une boussole. Le set n’est cependant pas complet : il lui manque un capteur cardiaque, et un GPS. Il existe donc de meilleures montres pour votre footing dominicale.

Ce n’est pas un sans-faute, loin s’en faut, mais Asus fournit un produit assez qualitatif et design.

 

Écran

L’écran de cette nouvelle ZenWatch 3 est probablement un des points forts de la montre. Le choix d’une technologie AMOLED est important : la dalle fournit un très bon contraste. C’est crucial sur une montre, qui se doit impérativement d’avoir une lisibilité sans faille, en extérieur comme à l’intérieur. Cela signifie également moins de consommation énergétique, il faudra néanmoins adopter une interface sombre et un cadran minimaliste pour profiter des bienfaits de l’AMOLED.

À vrai dire, si on voulait lui faire un reproche, on pourrait presque trouver que l’écran affiche une luminosité un peu trop importante par moments. Bien qu’elle dispose d’un capteur de lumière ambiante, celui-ci à tendance a toujours assurer une luminosité assez forte pour garantir la lisibilité. Un point sur lequel on fera attention surtout le matin, afin de ne pas se faire éblouir par la montre.

L’utilisation d’une définition de 400 par 400 pixels, parmi les plus hautes des montres Android Wear, révèle tout son utilité dans Google Maps. Ce genre d’applications est en effet parfait pour tirer parti d’une plus grande densité d’informations. Cela permet également d’afficher plus d’informations. Dommage que la montre n’intègre pas une puce GPS, ce qui bloque une utilisation autonome (sans smartphone à ses côtés).

 

Android Wear : 2017, et toujours une ergonomie à plusieurs vitesses

Une des nouveautés majeures de l’Asus ZenWatch 3 est la présence de trois boutons sur le côté. Une première pour une montre sous Android Wear. Et cela s’avère extrêmement pratique. Ainsi, il est par exemple possible d’assigner Google Maps au bouton supérieur, par défaut réglé sur l’application Fitness d’Asus, tandis que le bouton inférieur est par défaut réglé sur l’enclenchement d’un mode éco.

Il s’agit d’une nouvelle fonctionnalité très pratique. Qui n’est pas si simple à trouver. Et on aborde là le problème de l’ergonomie logicielle. Sur ce point, Android Wear a encore de nombreux progrès à effectuer. Étant nouveau (mais pas complètement ignorant) à ce système, j’ai constaté une ergonomie à plusieurs vitesses selon les applications.

Sur la montre, nous avons le droit à des tutoriels, des gestes plutôt clairs et explicites sur les conséquences de nos actions. L’interface est très travaillée, très intuitive, on sent que Google a travaillé de manière importante sur l’interaction avec l’utilisateur. Si certaines choses peuvent paraître un peu loin dans les paramètres, nous avons quand même affaire à une interface très maîtrisée.

Sur le smartphone, c’est beaucoup moins glorieux. L’appairage d’une montre Android Wear avec votre smartphone implique des fonctions en plus au sein des applications telles que Google Play Musique par exemple, illustré ci-dessous. On n’a en effet aucun avertissement sur la disponibilité de ces nouvelles fonctions sur notre téléphone.

Cela pose donc un important souci d’apprentissage des fonctions. Nous avons du mal à comprendre comment Google, qui a justement mis en place les guidelines de Material Design, et une page dédiée précisément à ce point peut échouer. On espère qu’Android Wear 2.0, qui doit sortir d’ici quelques semaines sera l’occasion d’améliorer aussi considérablement la partie smartphone.

 

Performances

L’Asus ZenWatch 3 est équipé d’un Qualcomm Snapdragon Wear 2100, la plateforme annoncée en février 2016. La quasi-totalité des montres sous Android Wear est dotée d’un Snapdragon 400, à l’exception de la Moto 360 de Motorola qui dispose d’un SoC OMAP de Texas Instrument et de l’Intel pour la marque Fossil.

Bref, le Snapdragon 2100 Wear intègre quatre cœurs Cortex-A7 cadencés entre 800 et 1200 MHz assistés par de la LPDDR3 à 400 MHz, de la eMMC 4.5 pour le stockage et un Adreno 304 en guise de GPU. En résumé, ce SoC est plus petit que le Snapdragon 400, il consomme moins et fournit plus de puissance. Enfin, la puce intègre également un hub de capteurs à très basse consommation.

Bref, la ZenWtach 3 fournit une expérience très fluide, elle est réactive et permet de facilement passer d’une app à une autre. La sortie de veille est rapide. Il faudra observer de plus près l’arrivée d’Android Wear 2.0, cette version de l’OS de Google encourage le multi-tâche et les apps autonomies, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les performances de la montre.

 

Autonomie

Disposant d’une batterie de 340 mAh, l’autonomie de la ZenWatch 3 fait un bond par rapport au précédent modèle d’Asus. Si le constructeur annonce une autonomie de deux jours complets, on sera peut-être un peu plus prudent. Il s’agit peut-être d’une mesure effectuée avec le mode économie d’énergie que l’on trouve sur la montre. On comptera plutôt deux journées sans soucis, mais peut-être pas 48 heures de suite. Ce n’est pas fantastique, mais pour une montre lancée presque à moitié prix par rapport à la Gear S3 de Samsung, c’est une performance honorable.

Enfin, ce qu’il faut souligner, c’est que contrairement à la Samsung Gear S3, et à l’Asus ZenWatch 2, elle dispose de la technologie Quick Charge. Celle-ci permet de charger 60 % de la batterie en 15 minutes. Et cela se ressent. N’ayant pas une utilisation extensive de la montre, il me suffisait de la poser quelques minutes pour la recharger (le matin par exemple) avant de pouvoir partir pour la journée sans me poser de questions. Un argument clairement appréciable face à la concurrence.

 

Prix et date de sortie

L’Asus Zenwatch est disponible depuis quelques jours en France, au prix de 249 euros.

 

Note finale du test 8/10
L'Asus ZenWatch 3 est une bonne montre connectée sous Android Wear. La majorité des reproches importants que j'aurais à formuler se situent davantage au niveau de l'OS que de la montre.

Effectivement, l'Asus ZenWatch 3 pourrait intégrer un capteur GPS, un capteur cardiaque ou bien une plus grosse batterie. Elle pourrait également être plus fine et moins lourde, et il est difficile de concilier ces différentes injonctions contradictoires. Mais la ZenWatch 3 arbore un design réussi avec un écran circulaire AMOLED, et des matériaux de fabrication de qualité. Son autonomie est correcte et elle est suffisamment fluide avec son Qualcomm Snapdragon Wear 2100.

En revanche, si l'utilisation d'Android Wear sur la montre ne pose pas de problème, nous avons encore des doutes sur son intégration avec Android. De fait, si j'ai pu m'en sortir parce que j'ai l'habitude d'explorer les menus, il n'en sera pas de même pour tous les utilisateurs. Selon moi, c'est ce type d'erreurs d'ergonomie qui fait qu'Android Wear reste réservé à une niche d'utilisateurs.

Nous espérons donc que cette partie logicielle sera largement améliorée avec l'arrivée d'Android Wear 2.0. Aujourd'hui, outre l'autonomie, ce sont les erreurs d'ergonomie de cet autre écosystème qui constituent les plus gros défauts de cette ZenWatch 3.
  • Points positifs
    • Une bonne ergonomie sur la montre
    • Une montre plus fine et plus légère
    • Un très bon écran
    • Un design qui tranche
  • Points négatifs
    • Android Wear sur smartphone est parfois catastrophique
    • Pas de capteur cardiaque, ni de GPS

 

Les alternatives

Du côté d’Android Wear, peu de montres ont vu le jour en 2016. Vous pouvez regarder chez Huawei, avec la Huawei Watch. Un produit complet mais assez lourd. Pour les plus sportifs d’entre vous, nous vous redirigeons vers la Sony SmartWatch 3 Sport. Enfin, la Samsung Gear S3 reste une option intéressante, mais son prix est élevé.

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