Après de nombreux mois de rumeurs diverses et variées, le Sony Ericsson Nozomi (LT26i) est maintenant officiel, sous le nom de Xperia S. Il devrait être le dernier smartphone à porter le nom de la marque, avant de passer à 100% sous le giron de l’entreprise japonaise Sony.

Le Sony Ericsson Xperia Arc S a maintenant un successeur. L’entreprise qui appartient désormais à 100% à Sony ne s’est pas cassé les méninges pour dégoter son nom, car il s’appelle tout simplement le Xperia S. Il est le dernier modèle qui possède la mention Sony Ericsson. Il arrivera en Europe au début de mois de mars sur Android 2.3.7 (Gingerbread), avant de passer rapidement (début du deuxième trimestre) sous Android 4.0 (Ice Cream Sandwich).

L’entreprise était attendue au tournant, car elle était légèrement en retard sur ses concurrents en matière de performances. En effet, impossible de trouver un double-coeur ou une connexion LTE. Ce modèle vient donc corriger une partie et le Xperia Ion (ou Aoba – LT28at) fera les deux à la fois. Notez que l’Ion n’arrivera pas forcément au Canada, car les discussions avec Rogers ne semblent pas très avancées.

Nous avons assisté à la conférence de présentation et voici une première prise en main (une deuxième vidéo arrivera prochainement). Qualcomm a été choisi comme fournisseur du processeur, car c’est le double-coeur Snapdragon MSM8260 cadencé à 1,5 GHz qui est intégré, avec sa puce graphique Adreno 220. 1 Go de RAM viendra l’épauler pour les tâches demandées par l’utilisateur. La mémoire interne ne sera enfin plus un problème chez cette marque, qui était avare en la matière ! On a ainsi de 1 à 1,5 Go pour les applications et 32 Go de mémoire flash pour y stocker ses données personnelles (photos, vidéos, documents…).

Son écran est de type Reality Display avec Bravia Engine (comme les modèles 2011) avec une diagonale de 4,3 pouces. Sa résolution est de 1280 x 720 pixels (densité de pixels de 342 ppi !), c’est-à-dire de la HD, comme sur le Galaxy Nexus.

Le constructeur n’a pas choisi la nouvelle voie mise en place par Google, car les boutons sont tactiles physiques. Vous noterez l’apparition d’une très belle barre semi-transparente rétro-éclairée dans laquelle on distingue les icônes. Seulement ils ne sont en aucun cas tactile, mais c’est uniquement la zone noire sur le dessus qui l’est. Du peu de temps que nous l’avons testé, nous avons souvent raté la pression, démontrant qu’il est nécessaire d’en prendre l’habitude.

Sur le bas (sous la zone transparente), vous noterez un espace assez imposant qui contient l’antenne du téléphone. Le coloris est légèrement différent du reste du téléphone. La présence de cet espace est plutôt dommage, car elle nuit à cette très belle copie en matière de design (mais pas que !).

Sur le bord droit, on accède au port microHDMI, les touches du volume, ainsi que le bouton d’accès rapide à la fonction Caméra. Une nouveauté introduite est la possibilité de prendre des photos, alors que le téléphone est en veille en moins de 1,5 secondes. Concrètement il fait pendant ce laps de temps : réveil -> démarrage de l’application. Nous n’avons vu qu’un prototype et le temps était au minimum doublé, mais il ne fait aucun doute que d’ici deux mois, les performances seront bien meilleures.

Sur l’autre côté, on ne retrouve que le port microUSB. Enfin sur le dessus, il y a le bouton ON/OFF, ainsi que le jack de 3,5 mm. Sony (Ericsson) change donc ses habitudes, car il avait l’habitude de le mettre sur le côté.

Sur l’arrière, le touché est très agréable et dénote une très bonne finition. Alors que l’ancienne faisait plutôt bas de gamme, on voit clairement une volonté de monter en gamme.

Le capteur photo réalise des clichés en 12 mégapixels, avec une ouverture de f/2.4. De type Exmor R, il « permet de prendre des photos et vidéos lumineuses et de grande qualité, même en conditions d’éclairage médiocres ». Les vidéos seront enregistrées jusqu’en 1080p. Pour ce qui est de la caméra frontale, elle est de type HD.

La batterie fait 1750 mAh. L’autonomie annoncée est de :

– En communication : de 7h30 à 8h30 selon la connectivité
– En veille : de 420h à 450h

N’oublions pas la connectivité, qui offre du WiFi, Bluetooth, GPS et même du NFC. Cette technologie va-t-elle enfin commencer à prendre son envol ?

Le tout mesure 128.0 × 64.0 × 10.6 mm, pour 144 g.

Bien que le téléphone soit sous Gingerbread, le constructeur a fait des modifications – cosmétiques principalement. On retrouve ainsi le fameux Facebook inside Xperia, TrackID… comme sur les Xperia 2011.

Le bureau est toujours limité à 5 bureaux (impossible d’en ajouter-enlever) et le pinch-to-zoom donne accès à une vue avec tous les widgets présents à l’écran. On notera que certains widgets peuvent être agrandis (nous avons testé avec la météo et la gestion de l’alimentation) : un clic sur la version « minimale » affiche un contenu plus complet et en plein écran. 

Le thème bleu PSP s’éloigne…
Le lifting d’Ice Cream Sandwich semble avoir eu des effets positifs sur la couche Sony Ericsson.

Petite vidéo avec les SmartTags NFC ou encore l’interface affichée en mode dock :

Pour terminer, n’hésitez pas à regarder cette galerie qui contient toutes les photos prises lors de l’annonce :