Le français Devialet espère devenir numéro 1 mondial des technologies du son grâce à ses nouveaux investisseurs nationaux et internationaux.

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La société française spécialiste des technologies du son est déjà rentable grâce à son produit phare Phantom, ces enceintes connectées à près de 1 700 euros (pour rappel, le Sonos Play 1 est vendu à un peu moins de 200 euros). Devialet devrait même doubler son chiffre d’affaires tous les ans et pour cause, elle étend son empire depuis 2012 où elle avait réussi à lever 55 millions d’euros, dont 40 grâce à Xavier Niel (Free), Bernard Arnaud (LVMH), Jacques-Antoine Granjeon (vente privée) et Marc Simoncini (Meetic). Quentin Sannié, cofondateur et directeur général de l’entreprise a déclaré le 28 novembre dernier que celle-ci avait réussi à récolter une nouvelle levée de fonds de 100 millions d’euros.

Des actionnaires internationaux

Devialet a convaincu Foxconn et son fonds d’investissement européen Ginko ainsi que le japonais Sharp, récemment racheté par le géant taïwanais qui fabrique l’iPhone. Naver, le leader des moteurs de recherche en Corée ainsi que le fonds d’investissement européen Korelya, actuellement dirigée par l’ancienne ministre de la Culture et la Communication Fleur Pellerin ont participé au tour de table. L’ex-ministre pense que Devialet pourrait facilement dépasser le milliard d’euros de valorisation.

Aux États-Unis, Devialet peut compter sur ses nouveaux investisseurs comme Playground Global et Roc Nation, dont cette dernière est gérée par l’artiste musical et très influent Jay-Z. Le constructeur automobile Renault participe également à la diffusion de la marque du son. D’autres grands noms viennent s’ajouter à la longue liste soutenant la société française : le fonds d’investissement créé par le Qatar Future French Champions, le CM-CIC du Crédit Mutuel CIC et BpiFrance.

Une entreprise ambitieuse

Devialet s’est même permis de sélectionner ses investisseurs, jusqu’à en refuser certains, comme l’indique Quentin Sannié : « Au-delà des 100 millions c’est l’appui d’acteurs de premier plan que nous recherchions pour être capables de faire de Devialet un leader de son industrie ». Le message est clair, la firme entend incarner la référence du son sur tous les plans : applications, voitures, téléviseurs, objets connectés…

Le leader du son compte ouvrir une petite dizaine de magasins l’année prochaine en Asie, aux États-Unis et en Europe également. Il souhaite investir entre 40 et 50 millions d’euros annuels pour démocratiser sa technologie mêlant analogie et numérique, à d’autres secteurs notamment grâce à ses nouveaux actionnaires. Le personnel devrait lui doubler en une année, passant de 230 à environ 500 employés.

Devialet Phantom, du made in France

Malgré tous ces investissements en provenance de l’étranger, Devialet reste actionnaire à 80 % français et maintient son indépendance. Le made in France devra alors montrer qu’il peut tenir bon face à la gérance de ses nouveaux partenaires internationaux, jusqu’à une entrée en bourse, espérée aux alentour de 2020 par Quentin Sannié.

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Dernièrement, Devialet a annoncé une nouvelle version du Phantom. Cette nouvelle enceinte ovoïde se nomme le Gold Phantom et est vendue 3 000 dollars. La Gold Phantom reprend le design de son aînée avec en plus deux plaques d’or rose 22 carats sur les côtés. Elle est capable de délivrer une puissance de 4 500 watts, grâce à un amplificateur et un nouveau tweeter en titane. A ce prix, Devialet promet « le meilleur son au monde ». Pour information, le Gold Phantom produit un son deux fois plus important que le Phantom Silver, et huit fois plus important que le Phantom standard.

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Avis aux amateurs de son fortunés.