À peine les premières cartes mémoires certifiées A1 font-elles leur apparition (comme chez SanDisk) que la SD Association annonce l’App Performance Class 2 (A2), garantissant de meilleures performances aux applications stockées sur microSD.

Android 6.0 Marshmallow a apporté en 2015 le stockage fusionné, qui permet à une carte microSD de compléter la mémoire interne d’un terminal, en un seul volume, et donc d’accueillir n’importe quelle application.

Les cartes microSD étant nettement moins performantes que la mémoire interne des appareils, la SD Association a lancé en novembre 2016 une certification visant spécifiquement les performances des applications. L’App Performance Class définit ainsi pour la première fois des seuils en lecture et écriture aléatoires, qui influent bien plus les performances des applications que les débits séquentiels, les applications étant constituées de multiples petits fichiers.

 

App Performance Class 2 (A2)

Trois mois plus tard, la SD Association annonce les spécifications SD 6.0, qui inaugurent notamment l’App Performance Class 2 (A2). Cette nouvelle classe triple quasi le nombre minimal d’opérations par seconde en lecture et le quadruple en écriture, en les portant respectivement de 1500 à 4000 IOPS et de 500 à 2000 IOPS.

Preuve s’il en fallait que les débits séquentiels n’affectent pas les performances des applications, le débit soutenu minimal exigé reste de 10 Mo/s en écriture.

App Performance ClassLecture aléatoireÉcriture aléatoireÉcriture soutenue
Class 1 (A1)1500 IOPS500 IOPS10 Mo/s
Class 2 (A2)4000 IOPS2000 IOPS10 Mo/s

La microSD s’inspire du SSD et de la RAM

Les spécifications SD 6.0 apportent pour ce faire de nouvelles fonctions, spécifiquement de Command Queuing (qu’on trouve sur la mémoire UFS 2.0), des fonctions de cache et d’auto-maintenance, qui contribuent respectivement à de meilleures performances en lecture aléatoire, en écriture aléatoire et en temps d’accès. Les cartes SD se rapprochent ainsi de supports de stockages plus sophistiqués tels que les SSD.

Les nouvelles spécifications inaugurent enfin un mode basse tension (Low Voltage Signaling), qui abaisse la tension de fonctionnement de 3,3 à 1,8 V, comme pour la mémoire vive, ce qui contribue à réduire la consommation d’énergie, et donc à prolonger l’autonomie d’appareils mobiles.

Vers une plus grande clarté

Les exigences de cette App Performance Class 2 (A2) restent modestes, mais le développement de cette certification aura au moins le mérite d’inciter les marques de cartes mémoires microSD à communiquer les performances aléatoires de leurs produits, comme elles le font avec les débits séquentiels. Ainsi, aucune classe n’exige plus de 90 Mo/s, mais certaines cartes revendiquent des débits proches de 300 Mo/s.

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