BlackBerry a officialisé hier, mardi 26 juillet, son nouveau smartphone sous Android : le BlackBerry DTEK50. Un smartphone de milieu de gamme qui mise beaucoup sur la sécurité pour rester fidèle à sa réputation. Prise en main.

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Design

Si vous pensiez avoir droit, comme souvent quand on parle de BlackBerry, à un smartphone qui sort de l’ordinaire, vous risquez d’être déçu. BlackBerry est allé piocher chez TCL pour trouver son design, et a tout simplement opté pour la carlingue de l’Alcatel Idol 4s, qui est récemment passé par nos locaux. On connait donc bien la bête, et on est peu surpris de ce qui nous tombe sous la main.

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BlackBerry nous explique toutefois avoir modifié quelques éléments visuels afin de coller à l’image de la marque, et c’est vrai. La coque vitrée de l’Idol 4 est ici remplacée par un plastique noir mat et rugueux,et le bouton Boom Key a un peu maigri. Mais en achetant le design de l’Idol 4, BlackBerry a aussi acheté ses défauts, à commencer par le placement des différents boutons physiques. En effet, on a trop souvent tendance à vouloir allumer et éteindre le mobile via le bouton Boom, alors que le bouton d’allumage se situe en réalité tout en haut de la tranche gauche, là où aucun doigt ne tombe. C’est assez décontenançant.

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Seuls les boutons de volume sont assez facilement accessibles avec le pouce, sur la tranche droite. Comme sur l’Idol 4, les sorties audio sont situées à l’avant et à l’arrière, aux deux extrémités du smartphone, mais BlackBerry indique que la petite fonction phare de l’Idol 4 – à savoir la possibilité de prendre un appel quel que soit le sens du terminal – n’est pas intégrée ici. On s’attend donc à avoir simplement de bonnes sorties audio stéréo.

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Dans l’ensemble, et mis à part les soucis d’emplacement de boutons, le BlackBerry DTEK50 nous laisse une bonne impression, se montrant léger (135 grammes) et d’un format peu encombrant (moins que le Priv en tout cas). La tranche métallique fait bonne figure, et cette coque sobre aussi.

 

Ecran et performances

Pas de surprise non plus concernant l’affichage puisqu’il s’agit d’une dalle Full HD comme on en voit partout ailleurs sur cette gamme de produits. Un écran qui nous parait bien intégré, avec une luminosité idéale, et une température des couleurs qui semble correcte. Evidemment, on attendra de le passer sous notre sonde pour confirmer ou infirmer ces impressions.

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Côté performances, on est un peu déçu que le constructeur n’ait pas choisi un Snapdragon 650 pour son mobile puisque le SoC nous a franchement impressionnés sur la tranche milieu de gamme. Ici, c’est un Snapdragon 617 qui officie, et on doit s’en contenter (bon, ce n’est pas si mal après tout).

La puce est associée à 3 Go de RAM, et devrait permettre de faire tourner des jeux gourmands sans trop de problèmes. En plus, l’interface proche d’Android Stock devrait offrir une expérience légère et fluide au terminal.

 

Logiciel et DTEK50

C’est bien évidemment Android 6.0 Marshmallow qu’on trouve nativement sur la bête. La petite subtilité, c’est que BlackBerry cherche à séduire à la fois le grand public et le monde de l’entreprise avec son smartphone sécurisé. Pour cela, il intègre la solution de sécurité maison, DTEK, et la met d’ailleurs en avant jusque dans le titre.

Comme BlackBerry nous l’a présenté, DTEK se résume surtout, pour l’utilisateur lambda, en une application qui avertit si le téléphone est bien sécurisé ou non via une jauge qui vire du rouge au vert selon les risques. Ajoutez un code PIN de verrouillage du mobile, et l’aiguille oscillera directement du jaune au vert, par exemple. Une fois tous les critères classiques de sécurité remplis, la jauge sera au max du vert et vous pourrez dormir sur vos deux oreilles.

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L’autre fonction intéressante, c’est que DTEK est en mesure de s’allier efficacement avec Marshmallow. En effet, l’app peut prévenir via des notifications de l’accès de certaines applications à des éléments du téléphone dont elle n’a pas besoin. L’exemple est pris avec une application Torche, qui accède au microphone à chaque démarrage, et dont on reçoit la notification d’alerte de DTEK. Libre ensuite à l’utilisateur de sanctionner l’application Torche en la désinstallant, ou non, ou en réglant les autorisations via les paramètres de Marshmallow.

À voir si dans la pratique, cette application va être utilisée, ou mutée très rapidement.

 

Appareil photo et autonomie

Concernant l’appareil photo, BlackBerry opte pour un capteur photo dorsal de 13 mégapixels, et se targue d’être enfin passé à 8 mégapixels à l’avant pour « de meilleurs selfies ». On avait été agréablement surpris par la qualité des clichés obtenus avec le BlackBerry Priv, et on espère que le résultat sera proche avec ce modèle.

Enfin, en matière d’autonomie, la batterie de 2600 mAh peut sembler légère, d’autant que celle du Priv (3450 mAh) ne nous avait pas impressionnés. Encore une fois, on attendra le test final pour émettre une opinion plus fondée.

 

Conclusion

Avec ce DTEK50, BlackBerry propose un produit sous Android et sans clavier qui vient compléter le catalogue de la marque. Le constructeur veut se positionner sur la sécurité à la fois grand public et dans le monde de l’entreprise, et trouve un créneau plutôt habile avec un mobile de milieu de gamme élégant. Il n’y a plus qu’à attendre son test complet.