Une publicité du HTC U11 a été supprimée pour avoir exagéré les capacités de résistance à l’eau du smartphone. Une décision entre excès de zèle et simple bon sens.

Pour vendre un produit, les qualités de celui-ci doivent être mises en avant. Or, si celles-ci sont exagérées, on tombe dans ce que l’on appelle de la publicité mensongère. C’est plus ou moins ce qui est reproché à un spot publicitaire du HTC U11 au Royaume-Uni, comme le rapporte la BBC.

Dans la vidéo (pour l’instant toujours disponible sur YouTube), on peut voir le plongeur olympique Tom Daley se laisser tomber d’un plongeoir avec un HTC U11 dans la main. Pendant sa chute, il réalise un selfie avant de toucher l’eau. La publicité met ainsi en avant la résistance à l’eau du smartphone qui est certifié IP67.

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Mais c’est plutôt le message de la publicité qui tombe à l’eau puisque la UK Advertising Standards Authority (ASA) a estimé que la publicité exagérait les capacités du HTC U11. D’après le régulateur, un utilisateur confronté à une situation similaire ne pourrait pas empêcher son smartphone de couler à plus d’un mètre de profondeur dans une piscine.

Or la certification IP67 du HTC U11 ne garantit pas une résistance au-delà de ce seuil. Par ailleurs, dans les guides de l’utilisateur de HTC, il est précisé que l’appareil « ne doit pas être exposé à autre chose que de l’eau douce ». Il n’est donc pas recommandé de s’en servir dans une piscine.

Excès de zèle ?

Suite à cette décision, on peut se demander quelle est la probabilité pour qu’un utilisateur lambda se retrouve dans la même situation que Tom Daley dans cette vidéo et si cette interdiction de diffusion n’est pas un tantinet zélée.

Néanmoins, on peut également contre-argumenter en avançant le fait que HTC n’avait tout simplement pas à promouvoir son smartphone dans une piscine s’il n’y résiste pas. Cela aura au moins le mérite de rappeler qu’il faut toujours prendre du recul face à une publicité, tout particulièrement dans le monde des smartphones.

Cette affaire est toutefois loin des reproches que l’on pouvait faire à OnePlus quand ce dernier avait une fâcheuse tendance à trafiquer les benchmarks.