Introduction

La Huawei Watch 2 est passée entre nos mains et après plusieurs jours d’utilisation est venue l’heure du verdict.

Forte du succès d’estime de la Huawei Watch, la compagnie chinoise a pris la décision de retenter l’aventure en 2017 avec une nouvelle montre qui ne fait aucun compromis, équipée des composants de pointe.

Mais cette Watch 2 apporte-t-elle une vraie valeur ajoutée par rapport à sa grande sœur ? Nous allons tenter d’y apporter une réponse dans les lignes qui suivent.

Fiche technique

Modèle Huawei Watch 2 Huawei Watch
Taille de l'écran 1,2 pouces 1,4 pouces
Technologie d'affichage OLED OLED
Protection de l'écran Gorilla Glass 3 Cristal de Saphir
Définition de l'écran 390 × 390 400 x 400 pixels
Format écran Circulaire Circulaire
Processeur Snapdragon Wear 2100 à 1,2GHz Snapdragon 400 à 1,2GHz
Mémoire RAM 768 Mo 512 Mo
GPS Oui Non
Wifi N/C Oui
Poids 58,8 grammes 59,2 grammes
Batterie 420 mAh 300 mAh
Capteur de rythme cardiaque Oui Oui
Podomètre Oui Oui
Analyse du sommeil Oui Oui
Accéléromètre Oui Oui
Boussole Oui Oui
Capteur de lumière ambiante Oui Non
Capteur de proximité Oui Non
Rechargement Câble de charge magnétique Câble de charge magnétique
Prix 285 euros 280 euros
Fiche produit Fiche produit | Test

 

Le design

Le premier point est peut-être le plus discutable, principalement parce que le design est avant tout une question de goût. C’esst encore plus vrai lorsqu’il s’agit de montres, qui ornent nos poignets la plupart du temps. Personnellement, j’ai adoré le design de la Huawei Watch et à en croire les compliments que j’ai reçu, je ne suis pas le seul.

La Watch à gauche et la Watch 2 à droite.

Avec la Watch 2, Huawei a cherché à séduire le côté sportif qui réside (plus ou moins) en chacun de nous. Exit donc les bracelets en cuir et le cadran entièrement métallique, la Watch 2 se pare d’un bracelet en silicone et d’un cadran en partie métallique et plastique.

Huawei reste au top au niveau des finitions, avec une bague chromée où les chiffres sont gravés. Sur ce point, la Watch 2 semble tout simplement irréprochable.

Si la montre donne l’impression que la bague et le cadran sont désolidarisés, il n’en est rien. La bague est fixe et aucun bouton n’est rotatif. Ce qui est dommage pour la navigation dans le système, comme nous allons le voir.

Pour continuer sur les côtés négatifs, on est obligé de parler de l’épaisseur vraiment limite de la montre. Comme aucun composant n’est logé dans le bracelet à la manière de certaines de ses concurrentes, la Watch 2 est épaisse. Le plastique l’aide cependant à être plus légère que sa grande sœur, pourtant moins bien fournie. Enfin, l’écran est trop petit et l’épaisseur de la bague renforce cette impression.

Pour en revenir au bracelet, celui-ci est recouvert d’un motif granuleux qui lui offre une texture appréciable au toucher. On est bien loin du plastique cheap des premières montres Android Wear comme la Smartwatch 3 de Sony.

 

Écran

Comme nous l’avons mentionné plus haut, l’écran de la Watch 2 est assez petit. Il est donc heureux qu’Android Wear 2.0 sache tirer parti des petits écrans ronds. Les icônes sont assez grosses et les informations suffisamment contenues pour être lisibles. La navigation au doigt demande une certaine dextérité pour pouvoir être à l’aise sur un écran aussi étroit, avec de larges bordures qui l’entourent.

C’est pourquoi j’aurais aimé que la bague soit rotative. En effet, Android Wear 2.0 permet de défiler dans les menus à l’aide d’une bague ou d’un bouton rotatif, comme la Watch d’Apple et sa Digital Crown. Encore une fois, LG fait office de bon élève en intégrant cette fonctionnalité sur ses dernières montres.

Au niveau de la luminosité, la différence, si elle existe, n’est pas remarquable. Concrètement, cela signifie que votre montre est parfaitement lisible en intérieur. En extérieur, à moins d’être sous un soleil éclatant, la montre reste suffisamment lisible pour ne pas se retrouver à déchiffrer le moindre caractère. Sur ce point, elle n’est vraiment pas différente de l’ancienne Watch, à la différence qu’elle embarque un capteur de luminosité qui s’adapte à toutes les conditions.

Pour ce qui est des couleurs, l’écran AMOLED fait des merveilles. Les noirs sont évidemment profonds, ce qui permet de donner l’illusion d’une véritable montre quand l’écran est en veille. Pour la colorimétrie, le rendu est plutôt flatteur. Android Wear utilise des couleurs qui mettent en valeur la saturation des écrans AMOLED, ce qui est un vrai plus. Pour les pochettes d’albums ou les images de contacts, le constat est le même : l’écran ne présente pas de défauts particuliers et le rendu des couleurs est plus que satisfaisant.

Dans un autre registre, l’écran de la montre semble moins marquer les traces de doigts qu’un écran de smartphone classique. Cela aide à la lisibilité de l’écran, mais ne dispense pas d’un coup de chiffon de temps en temps. Après tout, cet écran est disponible à la vue de votre entourage direct, qui ne devrait pas manquer de remarquer la saleté de votre écran.

 

Android Wear 2.0

Parlons du logiciel maintenant. Si nous n’allons pas rentrer dans les détails d’Android Wear 2.0 (un tour d’horizon complet sera fait plus tard), nous allons néanmoins parler de quelques éléments marquants du système.

La navigation, un élément primordial dans toutes les interfaces, est sans doute le changement le plus radical d’Android Wear 2.0. Accéder aux applications se fait en appuyant sur un bouton, le tiroir des paramètres rapides est mieux organisé et les notifications ont subi une cure de jeunesse.

Ces changements nécessitent du temps pour s’y habituer, preuve que le système n’est pas des plus intuitifs, mais il est tout de même ergonomique. Un utilisateur qui apprend vite pourra maîtriser les nouveaux gestes après dix ou vingt interactions. Une fois que l’on y est habitué, l’interface est plutôt simple et plutôt pratique. On n’y passe jamais beaucoup de temps, ce qui est tout le but de ce type de système d’exploitation. Simple, rapide et efficace.

Le client Android Wear du Play Store. À droite la section des applications Android Wear 1.X.

Si l’ensemble de l’interface est agréable et globalement bien pensée, Android Wear 2.0 n’est pas exempt de reproches. L’interface subit des ralentissements sur des actions aussi simples que le défilement d’écran par exemple. Pour trouver les applications Android Wear 1.X stockées sur son téléphone, il faut se rendre sur le Play Store de la montre. C’est assez bizarre puisque ces applications étaient importées automatiquement sur la montre avant Android Wear 2.0.

La Watch 2 se distingue clairement de son prédécesseur avec les technologies embarquées. GPS, antenne 4G et port nano SIM, la Watch revient à un smartphone condensé dans le format d’une montre. En tant que tel, il peut être utilisé indépendamment d’un smartphone.

L’affichage des albums et les paramètres de Play Music. Simples mais efficaces.

Après avoir inséré une carte nano SIM et avoir rentré le code PIN, il est possible d’appeler, d’envoyer des messages ou encore d’écouter de la musique. Potentiellement, il est possible d’effectuer tout ce qu’il est possible sur un smartphone, comme lancer Maps, gérer ses tâches ou lancer sa séance de sport. Il est aussi possible de télécharger des applications directement depuis le client Play Store de la montre.

En revanche, certaines fonctions restent inaccessibles. Principalement tout ce qui touche de près ou de loin à la production ou à la consommation de contenus visuels. Impossible de lire des mails entièrement ou d’en écrire avec un certain formatage. Impossible d’installer Chrome ou d’avoir un lecteur vidéo. Évidemment ce ne sont pas des défauts, mais il est important de rappeler que si les montres ont gagné leur indépendance, elles ne peuvent pas les remplacer pour toutes les tâches.

Avec Android Wear 2.0, l’organisation des sous-menus est bien plus claire.

Donc pour résumer, l’interface semble taillée pour le quotidien, mais est encore à perfectionner notamment sur la synchronisation des applications avec le téléphone. Je suis cependant très content de la manière dont sont affichées les informations. L’idée des actions rapides est bienvenue et la plupart du temps, accéder à ce que l’on souhaite est plus rapide qu’avant, notamment grâce à une meilleure organisation des menus et des sous-menus.

La prise d’autonomie de la Watch 2 est intéressante, mais ne permet logiquement pas de remplacer entièrement un smartphone

Autonomie

Sans aucun doute l’un des points cruciaux d’une montre, l’autonomie de la Watch 2 est assurée, tout du moins selon mon utilisation. Ponctuellement dans la journée je la sollicite pour voir l’heure, répondre avec des réponses courtes à certains messages, ou demander des petites tâches comme le minuteur.

La Watch 2 tient plus de 2 jours avec cette utilisation, sans avoir activé l’économie d’énergie ni même avoir désactivé la montre durant la nuit. Les plus économess peuvent donc sans crainte atteindre les trois jours sans recharger leur appareil.

En plus de cette autonomie raisonnable, il existe une fonction Horloge qui s’apparenterait à un mode d’économie d’énergie extrême. La montre n’affiche que l’heure et le nombre de pas, toutes les autres fonctions sont désactivées et l’écran s’éteint quelques secondes après avoir été sollicité. Ce mode assure une autonomie de plusieurs jours avec seulement 15 % de batterie restants.

Ce mode pourrait néanmoins être amélioré. En effet, ajouter le chronomètre ou le réveil ne devrait pas consommer beaucoup plus. Laisser les aiguilles affichées en permanence serait également un vrai plus. Cela permettrait à la Watch 2 d’avoir plus de crédibilité en tant que montre.

Ceux qui voudront utiliser seulement la Watch 2 pour communiquer, écouter de la musique et naviguer sur Maps seront navrés de savoir qu’ils ne pourront tout simplement pas tenir la journée avec. Mais c’est une utilisation extrême de la montre sans doute encore très peu répandue.

Note finale du test 8/10
La Huawei Watch 2 fait partie des meilleures montres connectées que l'on ait eu l'occasion de tester. Avec toute les technologies embarquées et les apports d’Android Wear 2.0, cette montre a vraiment tout ce qu’il faut pour être indépendante.

Et s'il y a encore du chemin avant de se passer de son smartphone au quotidien, il est agréable de savoir que la montre ne perdra pas tout intérêt si vous vous trouvez trop loin de votre téléphone. Dans la plupart des domaines, la Watch 2 est un pas dans la bonne direction. On regrettera cependant l’écran un poil trop étroit pour être confortable à l’utilisation, ou encore l’indisponibilité des applications Android Wear 1.x.

Mais alors, la Huawei Watch 2, à prendre ou à laisser ? Si après la lecture de ce test, vous êtes encore indécis, voici mon conseil :

Vous avez une montre connectée qui va recevoir Android Wear 2.0 ? Alors attendez la mise à jour, faites-vous une idée sur le potentiel du système et si vous voulez ce qui se fait de mieux actuellement en France en matière de montres Android Wear, la Huawei Watch 2 est un choix sûr.

Si vous n’avez pas de montres mais que vous vous y intéressez de plus en plus, Prenez plutôt une ancienne montre (comme la Huawei Watch de l’année dernière) qui va recevoir dans quelques semaines Android Wear 2.0. Elle sera moins chère et toute aussi intéressante que la Watch 2 pour un néophyte.

Enfin, pour les propriétaires d'une Watch de première génération, il n'est pas le peine de changer pour le modèle le plus récent, à moins de réellement nécessiter le support de la 4G.
  • Points positifs
    • Android Wear 2.0
    • Batterie satisfaisante
    • Bel écran
    • Le package complet en matière de composants
  • Points négatifs
    • Écran trop petit
    • Autonomie ridicule en utilisation autonome
    • Particulièrement épaisse
    • Où sont passées les applications Android Wear 1.x ?