ARM vient de dévoiler le Cortex-M7, un nouveau cœur destiné aux objets connectés. Bien plus puissant que le Cortex-M4, on devrait le trouver dans des montres connectées d’ici quelques mois. De quoi augmenter de manière considérable leur autonomie ?

Cortex-M7

Hier MediaTek avec son programme spécial tourné vers les développeurs et aujourd’hui ARM avec un nouveau cœur : décidément, le début de l’automne sera cette année placé sous le signe des objets connectés. Pour le moment, la plupart des montres connectées utilisent des processeurs issus du monde des smartphones qui ne sont donc pas vraiment adapté à l’usage. Par exemple, le Snapdragon 400 qui équipe les LG G Watch et Samsung Gear Live fait plutôt la part belle aux performances qu’à la consommation énergétique. Le nouveau cœur Cortex-M7 prend le contre-pied en misant sur la faible consommation.

ARM avance une réduction de la consommation qui pourrait atteindre 85% par rapport à des processeurs non destinés aux objets connectés. Le Cortex-M7 est en fait prévu pour être constamment alimenté et être épaulé, si besoin, par un cœur plus puissant comme, par exemple, l’un des quatre Cortex-A7 présents dans certains Snapdragon 400. De cette manière, le Cortex-M7 peut prendre en charge quelques tâches spécifiques alors que le Cortex-A7 sera utilisé pour les tâches les plus lourdes. On pourrait donc enfin avoir des montres connectées capables d’avoir une autonomie dépassant la journée.

Encore faut-il que les fabricants de SoC (on pense notamment à Qualcomm, ST, Freescale, TI ou Atmel) souhaitent mettre sur le marché de telles puces hybrides, embarquant un cœur « standard », capable de prendre en charge n’importe quelle opération, et un cœur qui s’apparente davantage à un microcontrôleur, conçu pour des tâches spécifiques. Lorsque l’on connaît le développement fulgurant des objets connectés, il y a fort à parier que le Cortex-M7 sera rapidement disponible dans un SoC. ARM annonce d’ailleurs une disponibilité immédiate de la technologie pour ses partenaires. Il n’y a plus qu’à !