Tesla se fait taper sur les doigts pour son utilisation de la marque Autopilot. Que ce soit en Allemagne ou aux USA, ce terme sème l’ambiguïté puisque le service ne propose pas une conduite autonome, mais en réalité, des assistances à la conduite.

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Les voitures autonomes font l’objet dans plusieurs pays de réévaluation de leurs services. Alors que les États-Unis semblent rebrousser chemin en demandant la présence obligatoire d’un conducteur physique derrière le volant d’une voiture autonome, la dernière affaire concerne le service Autopilot de Tesla, jugé trompeur pour les consommateurs.

La méfiance envers les voitures autonomes

Si la Californie a été l’un des pionniers dans l’utilisation de voitures autonomes, le Department of Motor Vehicule de l’état américain est en train de faire machine arrière. Le projet souhaite imposer la présence d’un conducteur physique, afin de reprendre la conduite manuelle au cas où il y aurait un incident. Cela avait déjà fait couler beaucoup d’encre de la part des entreprises impliquées comme Alphabet de Google, ou encore les associations de personnes à mobilité réduite.

En vue des nombreuses contestations, la proposition s’est assouplie. L’absence d’un conducteur physique est autorisée, mais en revanche, le véhicule doit être en mesure de répondre à certaines normes. La première c’est que la voiture soit contrôlable à distance et la seconde, qu’elle réponde à une évaluation sur 15 points de l’agence fédérale de la sécurité routière. Enfin, la DMV interdit de parler de conduite autonome lors des publicités.

L’Autopilot brouille l’esprit des clients

Mais ces derniers temps, c’est Tesla qui est dans l’oeil du collimateur de l’état de Californie et des associations de consommateurs. Le terme Autopilot pose des problèmes de compréhension, jusqu’à être jugé mensonger. Il est vrai que l’on pourrait croire que ce système ne demande pas l’intervention d’un conducteur.

Cependant, il en est tout autre puisque l’Autopilot de Tesla n’est qu’un assistant pour le pilote physique. C’est un régulateur de vitesse amélioré avec des fonctionnalités d’aide à la conduite et un maintien automatique dans la file, mais en aucun cas un système de pilotage automatique.

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L’Autopilot banni d’Allemagne

Cette ambiguïté aurait causé des accidents mortels notamment en Chine et aux USA. C’est pour cela que Tesla a retiré ce nom dans l’Empire du Milieu. En Allemagne, les autorités ont adressé un message aux propriétaires de voitures Tesla dans le pays. Celui-ci clarifie le fait que la fonction Autopilot ne remplace pas la présence d’un conducteur physique, mais doit être utilisée comme soutien à la conduite.

L’Allemagne demande également à Tesla de ne plus utiliser le terme d’Autopilot pour communiquer autour de ce service afin d’éviter de semer la confusion chez les clients et consommateurs.

Le vrai Autopilot pour 2018

Tesla n’a jamais nié la nature de son service en parlant toujours d’un système d’assistance à la conduite. Cependant, il serait naïf de penser que la société automobile n’a jamais joué sur cette ambiguïté. Rappelons d’ailleurs que l’Autopilot de Tesla est censé proposer une voiture totalement autonome en 2018.