Il semblerait bien que le rachat de Bouygues Telecom par Orange soit en bonne voie. En effet, selon le site BFM Business, l’État aurait accepté d’adoucir sa position pour faire du pied à Martin Bouygues. D’ailleurs, hier soir, Emmanuel Macron a reçu le PDG d’Orange, Stéphane Richard, puis Martin Bouygues, le patron de Bouygues Telecom.

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Le rachat de Bouygues Telecom par Orange se précise. Comme on le voit dans l’agenda d’Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie a reçu hier soir Stéphane Richard, le patron d’Orange et Martin Bouygues, le PDG de Bouygues Telecom, tour à tour. Au programme : la question de l’emploi, les investissements et la participation de l’État dans le nouvel ensemble. Selon BFM Business, l’État aurait revu ses exigences à la baisse autour de ce rachat. L’État, qui détient 23% d’Orange aurait accepté que “Bouygues prenne 12% du capital d’Orange au moment du rachat, alors que le ministère militait jusqu’à présent pour une participation maximum de 9% additionnée d’une clause empêchant Bouygues de monter davantage”.

Si l’information se vérifie, Martin Bouygues devrait être ravi, puisque l’homme souhaite acquérir rapidement 15% du  capital d’Orange. Quoi qu’il arrive, l’État devrait conserver une minorité de blocage au sein du conseil d’administration puisque sa participation ne pourra pas descendre sous la barre des 20%, du moins sur le court terme.

Orange-Bouygues Telecom : des négociations « sur le point d’aboutir »

 

Les clients pour SFR, les antennes pour Free Mobile

Tout n’est pas encore ficelé puisque Free Mobile et SFR entrent également dans l’équation. Selon BFM Business, “le schéma de répartitions des actifs est à peu près acté” : Free Mobile reprendrait des fréquences et des antennes alors que SFR en profiterait pour rapatrier des clients. En revanche, la question du prix à débourser de la part de chaque opérateur ne serait pas encore réglée. Il ne reste plus que quelques jours à tous les protagonistes pour se mettre d’accord puisque Stéphane Richard et Martin Bouygues se laissent jusqu’au 31 mars pour négocier.