Des scientifiques ont conçu des antennes « flottantes » qui permettent d’éviter l’atténuation importante dont souffrent habituellement les ondes millimétriques. Autrement dit, cette innovation pourrait largement booster les débits de la 5G.

5G

Dans le domaine des connexions sans fil, les ondes millimétriques (30 à 300 GHz) font beaucoup parler d’elles. Celles-ci permettent de supporter une très large bande passante. Le problème, cependant, c’est que ces fameuses ondes se traduisent par des fréquences très hautes. Or, plus une fréquence est élevée, plus elle a du mal à passer à travers les obstacles (murs, bâtiments…).

Des scientifiques du laboratoire ElectroScience de l’université d’Ohio ont développé une série d’antennes pour ondes millimétriques qui ont la particularité de « flotter ». Plus précisément, ils ont réussi à mettre au point un procédé permettant de séparer presque entièrement lesdites antennes du substrat sur lequel elles sont habituellement montées.

Autrement dit, cela permet de fortement limiter l’affaiblissement du signal que provoque ce substrat comme c’est le cas sur les antennes classiques. Les scientifiques ont également pour objectif d’exploiter des techniques d’impressions 3D pour concevoir une structure capable de concentrer et d’amplifier le signal de ces antennes « suspendues ».

Un atout important pour la 5G

Cette technologie est encore loin d’être à un stade de développement avancé, mais l’équipe de chercheurs a été financée à hauteur de 300 000 dollars pour peaufiner cette innovation. Néanmoins, on peut penser que quand elle sera prête, elle pourrait jouer un rôle clé dans le déploiement de la 5G, dans les villes notamment, où les réseaux sont particulièrement saturés. Reste à savoir combien de temps il faudra attendre pour pouvoir en profiter. Et cette question s’applique aussi bien aux antennes « flottantes » qu’à la 5G.